38 bis, Avenue de La Marne56100 LORIENT

09.00 - 17:00Lundi -Samedi

02 97 64 20 01

La Tchatche d’octobre 2022

By 3rd octobre, 2022 Presse No Comments

La Tchatche du Ponant

Revue d’actualités éditée pour les résidents des Hespérides à Lorient. Introuvable en kiosque. N° 20 octobre 2022

LES FAILLES : C’EST PAR LÀ QUE PASSE LA LUMIÈRE … Léonard Cohen

Où l’on découvre pourquoi il faut se serrer les coudes !

Terre Adélie, Antarctique. Il fait -50°C dehors … Pour résister au froid polaire, et protéger son œuf, un manchot empereur mâle vient se blottir contre ses congénères. Tous attendent le retour des femelles parties pêcher. Mais il va falloir faire preuve de patience, elles ne seront pas de retour avant … 3 ou 4 mois ! Alors pour se tenir chaud, notre manchot rejoint une « tortue ». Il ne s’agit évidemment pas de l’animal, mais d’un rassemblement de manchots : jusqu’à quelques centaines d’individus ! Et dont le nom fait référence à l’agencement des légions romaines.Au bout de quelques heures, la tortue se disperse.

Conflit entre deux manchots ? Besoin de se dégourdir les pattes ou de retourner leur œuf ? Non, les manchots du milieu ont juste … un peu trop chaud … Eh oui, le biologiste André Ancel sont formels. Ils ont équipé des manchots de micro-capteurs pour mesurer la lumière et la température au sein de la « tortue ». Et les résultats ont de quoi surprendre. Au centre du rassemblement, ce sont jusqu’à 10 manchots qui se pressent par m2. Ils sont tellement serrés que même la lumière ne peut y pénétrer. Côté température, elle croît régulièrement dans l’ensemble du gro upe, grâce au mouvement continu des manchots … Les plus exposés au vent avancent lentement vers l’intérieur du cercle, et ceux au centre migrent vers l’arrière. Il faut dire qu’au cœur de la tortue, il fait chaud, très chaud … jusqu’à 35°C. Alors, lorsque le risque d’hyperthermie devient trop élevé tout le groupe se disloque.

Chaque manchot peut ainsi réguler sa température en s’isolant ou en rejoignant une « tortue ». C’est ce qu’on appelle « thermorégulation
sociale ». Grâce à cette technique, ils peuvent maintenir leur température interne tout en ralentissant leur métabolisme. Une économie d’énergie vitale pour les mâles durant leurs longs mois de jeûne avant le retour des femelles. Comme quoi, ça vaut le coup de se serrer les coudes … ou plutôt les plumes ! (Extrait de Science-tips)

 

Les pages de Tchatche ne suffiraient pas à faire la liste de tous les hommes – et les femmes – que Liane de Pougy – notre Bretonne – « consomma” durant son existence de demi-mondaine qu’elle pratiqua entre l’âge de 24 ans et ? Un chèque ou un bijou la faisaient fondre.

Sans fausse modestie, elle avouait ne pouvoir paraître dans un lieu sans qu’aussitôt on ne s’extasie sur sa beauté. Splendidement reçue partout, les cadeaux affluent, maisons, bateaux, toilettes, bijoux, parfums, etc … Matières à entretenir le narcissisme de Liane dont l’esprit cependant, est de plus en plus préoccupé par la recherche de Dieu. Mais si son âme a besoin de pureté, son corps, lui, réclame toujours autant de luxe et celui que procure les couvents n’est pas celui des palaces qu’elle fréquente. Ce qui explique peut-être sa fin dans une chambre de l’hôtel Carlton en Suisse, sous le vocable de Soeur Anne-Marie de la Pénitence. Sa mort va faire de cette pécheresse une chrétienne accomplie !

En dehors de l’évocation de cette expiation qui ne manque pas de susciter de l’ironie, ces écrits, ce dénouement, ainsi que le métier de courtisane laissent perplexe et posent un point d’interrogation dans le cerveau d’une femme ordinaire. A partir du moment où l’on possède beauté du visage et du corps, est-ce qu’on va faire commerce de soi ? Qu’en disent les féministes aujourd’hui ? Les réseaux sociaux ? En tout cas, les besoins sexuels, le désir et la séduction, inséparables de la condition humaine, n’ont pas supprimé l’inceste, la prostitution (de luxe ou pas) le viol. Les temps changent, les mentalités évoluent, le droit s’étoffe, mais le sexe continue de poser de sérieux problèmes.

LU DANS LA LITTÉRATURE BRETONNE

... Sais-tu l’origine du nom de la ville de Lorient ? :

D’un bateau, très grand, du nom de l’Orient qui se construisait sur le Scorff pour le compte de la Compagnie des Indes au temps du Roi-Soleil. – Moi, je pense qu’on aurait dû conserver à la ville le nom de l’Orient, tel quel, en gardant l’apostrophe, et on aurait appelé les habitants les Orientaux, et on aurait construit une ville orientale en pleine Bretagne, avec pagodes, palais aux toits de tuiles vernissées multicolores… Tous les restaurants seraient chinois … Les pousse-pousse remplaceraient les taxis. Les autochtones auraient le teint jaune, les yeux bridés et les cheveux raides. Tous les squares seraient plantés de petits jardins japonais. La visite de la rade se ferait à bord de jonques et de sampans

conduits par des marins couverts du chapeau chinois … L’île de Groix serait Taiwan où tout serait moins cher. Et que pour faire encore plus vrai, toute la ville serait ceinturée par une grande muraille sur laquelle des samouraïs à cheval feraient des rondes, jour et nuit, armés de grands poignards pour faire hara-kiri à tout étranger qui aurait l’intention d’entrer clandestinement dans la ville orientale bretonne. Et la plaine alentour serait toute plantée de bambous dont on mangerait des pousses et dont on ferait de petites baguettes pour consommer le riz. – Oui, mais il n’y a pas de riz en Bretagne – Suffirait de transformer en rizières les marais salants autour de Guérande et la Grande Brière – Ben oui, suffisait d’y penser …

Dissertation de philo : Le sujet était le suivant : Abordez de la manière la plus concise, les 3 domaines suivants : 1. la religion 2. la sexualité 3. le mystère

La copie la plus courte a reçu la note de 20/20. On a pu y lire :

« Mon Dieu ! Je suis enceinte ! Mais de qui ? »

By 6th septembre, 2022 Presse No Comments

La Tchatche de septembre 2022

Berlin. 24 avril. Alexanderplatz, traversée quotidiennement par 300 000 personnes, un distributeur attire les passants. La proposition est alléchante : s’offrir un t-shirt pour 2 euros seulement. Alors ils sont nombreux à céder et glisser une pièce dans la machine.

Une fois la pièce insérée, l’écran s’anime pour présenter Manisha, jeune femme travaillant dans une usine textile. Comme des millions d’ouvrières, elle nourrit l’industrie de la “fast fashion” qui a rendu nos vêtements si bon marché qu’ils sont devenus jetables après 2-3 utilisations. La vidéo nous fait comprendre que malgré tout, nos vêtements ont un prix.

Manisha et d'autres ouvrières au travail

Si ce n’est pas nous, consommateurs, qui le payons, c’est que d’autres l’ont déjà réglé. Manisha, par exemple, en ne touchant que 13 centimes par jour alors qu’elle travaille 16 heures de suite.

D’autres coûts sont “payés” en amont. Les ouvriers agricoles sont si peu rémunérés qu’ils ont offert malgré eux une partie du prix du coton.

Et bien sûr, l’environnement a payé plus qu’il n’aurait dû : plus les matières premières sont bon marché, plus elles sont produites de façon polluante.

Ouvrières dans une usine de confection en Inde.

Fashion Revolution, l’association derrière cette expérience, laisse le bénéfice du doute au consommateur : il ne devait pas avoir conscience de ce que son achat impliquait. Et maintenant, après avoir découvert le sort de Manisha, souhaite-t-il toujours acheter le t-shirt ? 
Non, disent les passants à 90%. Une réponse qui leur coûte leur pièce, car ils n’ont que deux choix possibles : acheter le t-shirt ou faire don de leurs 2 euros à l’association.

Au fait, la date du 24 avril ne vous dit peut-être pas grand chose, mais ce choix ne devait rien au hasard. En 2013, une usine textile délabrée du Bangladesh s’effondrait, causant la mort de 1135 personnes. Dans leur immense majorité, les victimes étaient des ouvrières comme Manisha…
Extrait d’Economietips

Un de nos résidents, Jean G, aime organiser des apéritifs chez lui. Il y convie ses amis – dont nous sommes – ou sa famille. A mon dernier appel interphonique, j’ai failli raccrocher, craignant une erreur tellement c’était animé au bout du fil. En fait, au cours de cette activité, il recevait sa famille dont un neveu, artiste-peintre professionnel de grand talent. On peut en juger par une œuvre évoquant Belmondo, boxeur en salle d’entraînement, salle que fréquentait également notre résident senior dans sa jeunesse.

Dans un collège de Sainte Anne d’Auray, autour de 1896, la grand-mère de notre Marie-Hélène des Hespérides partageait la pension et la scolarité avec, entre autres, une jolie jeune fille, Liane de POUGY, que ses parents, inquiets dès qu’elle commença de « courir », marièrent d’office à un officier de marine, Monsieur Pourpre, pas intéressant, brutal. Ils eurent un fils, mais au bout de trois ans de mariage, la jeune femme plaqua mari et fils, pour s’en aller faire sa vie à Paris, où, jolie, nous l’avons dit, elle ne manqua pas de prétendants. Ce qui lui permit de vivre de ses charmes et de se faire dans la capitale une carrière de danseuse de cabaret, de fréquenter les endroits les plus en vue, Maxim’s et autres. Disposant de belles toilettes et de beaux bijoux,elle devint rapidement une des « courtisanes » les plus en vue de la capitale et on pouvait la croiser avec son bel équipage dans les allées du bois de Boulogne. Entretemps, son fils, aviateur, fut tué en 1914, cependant que notre demi-mondaine poursuivait sa carrière … pour finir par rentrer dans les ordres : c’est assurément une plus belle fin que celle de la belle Otero, grande courtisane elle aussi, de la Belle Epoque, qui finit pauvre et seule dans une chambre à Nice. Notre Bretonne elle, devenue religieuse, fit un legs à Lorient en exigeant en contrepartie qu’on donne le nom de son fils à une rue de la ville, ce qui fut fait : il s’agit de la rue Marc Pourpre parallèle au boulevard Franchet d’Esperey. Ce legs permit la construction du premier parc de sports de Lorient « Le Champ de manoeuvres » : c’était un vaste espace délimité par les avenues Anatole France, Jean Jaurès et la rue Chanzy aujourd’hui disparue. Celle-ci longeait l’ancienne voie ferrée du port de pêche qui, après avoir suivi l’avant-port, rejoignait le tracé actuel du boulevard Le Coutaller à « travers » l’hôtel des Finances et la piscine. A la Libération, le long de la rue Chanzy, s’alignaient les vastes baraquements des Halles et la Bourse du Travail, puis la teinturerie Lamprière avec sa haute cheminée et tout au bout, l’Union Coopérative Lorientaise et sa minoterie. Durant de nombreuses années – les Halles de Merville actuelles n’ont été construites qu’en 1964 – le Champ de

manœuvres fut, avec les « souks » de la place Jules Ferry, le centre commercial et administratif de Lorient. A côté des Halles entourées des marchés hebdomadaires, de la Bourse du Travail, l’on trouvait de nombreux commerces, mais aussi les Impôts directs, le Cadastre, la Sécurité sociale, la caisse d’Epargne, et un nombre impressionnant de cafés et restaurants : Fortune, Tanguy, Colette, le Dé, Salva, Garrec, Minguet, Perron, Barthélémy, Veuve Tanguy, Nédélec, le Bair, Le Lauque, Guégan … Quant à la Bourse du Travail, en plus de loger les syndicats (chaque samedi et dimanche), elle accueillait les bals populaires très fréquentés dans la ville en ruines. Combien de mariages ont-ils pris naissance dans cette salle ? – on « tombait » enceinte et on trouvait son mari(n).La « commune libre du Champ de manoeuvres » sorte de ville dans la ville, avait son maire et sa fête annuelle.

Nous retrouverons, le mois prochain, Liane de Pougy et sa vie parisienne.

Un touriste à Ajaccio prend contact avec l’autochtone : – C’est un bien beau pays que vous habitez là.
– Ouais… on peut dire comme ça.
– Et de la belle terre… bien grasse… fertile.
– Pff ! pensez-vous… y-a rien qui pousse ici !
– Vous me surprenez. Je suis moi-même agriculteur sur le continent et je suis sûr que ici, si on plante, …

Ah ben évidement, “si on plante…”, alors..

La Tchatche de juillet


IL EST PASSÉ LE JOLI MOIS DE MAI !

Corée du Sud. Chaque mois de mai, soudain, le pays se couvre de lanternes colorées. Partout, les habitants s’affairent pour les fabriquer, organisent des parades lumineuses et font la fête jusque tard dans la nuit. La raison d’une telle euphorie ? Les Coréens célèbrent un anniversaire très particulier…

Il s’agit de celui de Bouddha ! La religion créée par ce prince indien du 6e siècle avant notre ère s’est diffusée dans toute l’Asie. Et c’est avec le bouddhisme qu’arrive en Corée cette lumineuse tradition du Yeondeunghoe ou fête des lanternes.

Depuis plus de mille ans s’organisent donc de grandioses processions de lampions. Ces parades comprennent d’immenses lanternes représentant Bouddha, le roi de la fête. Les spectateurs peuvent se joindre aux cortèges, en arborant celles qu’ils ont fabriquées.

Et c’est toute une technique ! Il faut d’abord établir les plans de la lanterne avant de construire une armature en bambou qui soutient l’ensemble. Le tout est ensuite recouvert de papier hanji Fabriqué à base de mûrier, ce papier typiquement coréen est très résistant, isolant et maniable. Résultat, on l’utilise pour tout : sols, cloisons, volets, et même vêtements ! Autant dire que les lanternes ne craignent rien. Elles sont ensuite décorées selon le vœu que leurs porteurs souhaitent voir se réaliser. Eh oui ! Si aucun génie ne se cache dans ces lanternes, leur forme a une signification très précise. Le lotus symbolise la pureté, la pastèque la fertilité, la carpe la réussite… Lanternes coréennes en forme de pastèque et de carpe,

 L’année 2022 étant placée sous le signe du tigre, rien d’étonnant à ce que ce gros félin rayé soit dans toutes les processions. Les Coréens comptent sur lui pour éloigner les forces du mal… et il y a du pain sur la planche !

(extrait de Artips, site internet)

Le Tigre occupe la troisième position dans le zodiaque chinois, les 12 animaux sont dans l’ordre : le rat, le buffle, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon.

L’année du tigre revient tous les 12 ans. Voici certaines années du tigre : 1950, 1962, 1974, 1986, 1998, 2010, 2022, 2034 …

Chacun des 12 animaux du zodiaque correspond à l’un des 12 méridiens énergétiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Le Tigre représente en astrologie chinoise le méridien du Poumon, cet organe est le maître de l’énergie, il contrôle les mécanismes immunitaires.

PETIT POÈME DE JANINE R 

Il est neuf heures, les Hespérides sont réveillés,

Le cuisinier, le jardinier

Le restaurant avec Marielle reprend vie

La femme de ménage sort son balai

Les Hespérides n’ont plus sommeil

Les hôtesses sortent leurs dossiers

Les résidents font leur marché

Dont ils reviennent dépités

Car les prix ont augmenté

La journée peut commencer !

Direction le nord-est de l’Australie pour observer ce qui ressemble à des forêts dans l’eau : les mangroves. Ces arbres, dotés de grandes racines qui maintiennent leur tronc hors de l’eau, ont l’originalité de pousser dans l’eau salée. On les trouve dans les marais de côtes tropicales, notamment le long du littoral océanien.

Sauf que depuis hélicoptère, on ne voit pas les étendues vertes habituelles. La verdure s’est complètement asséchée à cause de chaleurs anormalement fortes ! C’est la première fois que se constate un tel dépérissement de mangroves.
Or, ces écosystèmes marécageux en ont sous la racine. Ils abritent une grande biodiversité (crabes, poissons, hérons, reptiles…), protègent les côtes de l’érosion et… luttent contre le réchauffement climatique !Car le réchauffement de la planète est causé entre autres par un gaz : le dioxyde de carbone (C02). Ce gaz est bien utile pour les plantes, qui le captent dans l’atmosphère et s’en nourrissent. Mais, lorsque leurs feuilles se décomposent, une partie de ce C02 est à nouveau libérée dans l’air.

Les mangroves, elles, sont un peu particulières. Lorsque leurs feuilles tombent, celles-ci se décomposent dans le sol humide des marais. Le C02 capté par les mangroves reste donc stocké sous l’eau. En plus, cette végétation pousse vite et absorbe une quantité de C02 particulièrement importante.

Malheureusement, les mangroves sont régulièrement attaquées : urbanisation, remplacement par des cultures, utilisation du bois pour le chauffage… Depuis le 19esiècle, l’Australie a ainsi perdu entre moitié et trois-quarts de ces écosystèmes. Rien d’étonnant à ce que le professeur Norman Duke s’inquiète !

Les écosystèmes côtiers, dont font partie les mangroves, sont de précieux alliés contre le changement climatique : à surface et période équivalentes, ils stockent environ 10 fois plus de carbone que les forêts continentales !
Et ce n’est pas tout ! Les littoraux et l’océan jouent un rôle fondamental dans le système climatique. L’océan pourrait-il sauver le climat ? 
(Extrait de Science-tips, site internet)

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MANGROVES PREND PLACE LE 26 JUILLET 2022 (NDLR)

La Tchatche de juin 2022

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière … Rimbaud

Voici un hommage à la fête des mères :

1896. Monet, Degas, Renoir… Les plus grands peintres impressionnistes s’affairent dans une prestigieuse

galerie d’art parisienne. Occupés à accrocher des tableaux,

ils s’interrompent régulièrement pour demander son avis à une toute jeune femme. Qui peut-elle bien être ?

Il s’agit de Julie Manet, qui coordonne l’organisation de cette exposition… du haut de ses dix-sept ans !

Cela fait des mois qu’elle se démène pour rassembler les œuvres de sa mère, décédée l’année précédente. 
Elle souhaite plus que tout continuer à la faire vivre à travers cet hommage – la première rétrospective, elle l’espère, d’une longue série.

Le nom de sa chère mère ? Berthe Morisot, l’une des figures de proue du mouvement impressionniste. D’après Julie, c’est “une femme […] dont le charme émanait tout autour d’elle, en sa peinture, en ses paroles, en ses attitudes, en son physique, en la tendresse…”
D’ailleurs, l’amour et l’admiration de la fille pour sa mère étaient réciproques. On compte environ soixante-dix œuvres signées Morisot où l’on reconnaît “Bibi”, comme la peintre aimait surnommer sa Julie adorée.

Par exemple, il y a ce portrait où la jeune femme pose à côté de sa chienne. La patte de Morisot y est immédiatement reconnaissable : couleurs claires, coups de pinceau visibles, sujet quotidien et vivant…

C’est d’ailleurs ce tableau que Monet choisit, lorsque Julie veut lui offrir une œuvre pour le remercier de son aide pour l’exposition de 1896.

Cette rétrospective est finalement couronnée de succès. Et ce n’est que le début : Julie Manet consacrera sa vie à la reconnaissance des impressionnistes, dont sa mère. Grâce à son travail dévoué, les œuvres de ces artistes peuplent aujourd’hui les grands musées. Un amour pour l’art qui se transmet de mère en fille ! 

(Extrait de Artips-site internet)


Nous avons dans nos murs, de nouveaux arrivants ; ainsi, l’appartement de notre Ambroisine est maintenant occupé par Madame Paulette TOUBEL, dont la fille est Directrice des Ressources Humaines dans un hôpital parisien, et les deux petites-filles, sage-femmes, dont l’une à Lorient. Tout ce monde aimant le bord de mer bretonne, notre ville est tout indiquée pour les recevoir en visite chez Paulette aux Hespérides. Bienvenue !

Feux de la St-Jean – vendredi 24 juin 2022

Depuis des temps immémoriaux, le solstice d’été, jour le plus long de l’année, est célébré le 21 ou 22 juin par des feux de joie : on fête la lumière et l’arrivée de l’été, cette date marquant le début d’un nouveau cycle de la nature. Mais l’Église, au Ve siècle, a placé le solstice d’été sous le signe de saint Jean-Baptiste, né un 24 juin, afin de lutter contre les cultes païens du soleil. C’est pourquoi les feux ont lieu dans la nuit du 23 au 24. Les cendres des feux de la Saint-Jean préservaient les récoltes de la foudre et des orages.

Et pour les amoureux, le fait de sauter par-dessus le feu garantissait q ue leur amour dure toute l’année. En outre, depuis 1982, c’est aussi la fête de la musique, créée par Jack Lang, qui, le 21 juin dans plus de 100 pays, célèbre le début de l’été.

Fête de la musique – mardi 21 juin 2022

Chaque année, la Ville de Lorient met à l’honneur la musique.
Les rues, les terrasses et les places de la ville accueillent de nombreux chanteurs, groupes et orchestres de tous horizons pour une programmation éclectique.
Musiciens amateurs, lyrique ou rock, folk ou électro, blues, hip hop, reggae, jazz, chant choral, musiques traditionnelles d’ici et d’ailleurs…

tous les styles sont les bienvenus.T outes les énergies se mobilisent pour apporter à cette journée exceptionnelle sa part de spontanéité et donner au public l’occasion de découvrir de nouveaux talents.


Journée mondiale de l’océan mercredi 8 juin 2022

Cette journée mondiale se propose d’être l’occasion d’informer sur les enjeux, susciter l’envie d’adopter un “comportement durable”, et donner des pistes d’action en encourageant adultes et enfants à agir individuellement et collectivement pour une meilleure gestion des ressourc es marines.

Journée mondiale de l’environnement dimanche 5 juin

Dans l’univers il y a des milliards de galaxies, dans notre galaxie

il y a des milliards de planètes, mais il n’y a qu’une seule Terre. Prenons-en soin !

C’’est Dieu qui en a marre de l’éternité et voudrait bien souffler un peu. L’archange lui dit : « Allez vous reposer un peu dans le système solaire » – « Mouais, pourquoi pas ? Mais où ça ? » – « Sur Pluton par exemple » – « Non, dit Dieu, c’est beaucoup trop loin, et puis on se les gèle là-bas ! » – « Sur Vénus, alors ? » – « C’est le contraire, on y crève ! » – Sur Saturne ? – « Ah non, dit Dieu, la pesanteur est trop forte, tu sais bien que ça me fait mal au dos. » – « Bon, ben alors, sur la Terre ? » – « Tu n’y songes pas » s’exclame Dieu. « J’y suis allé, il y a vingt siècles, j’ai eu une petite histoire avec une locale, et ils en parlent encore ! »



La Tchatche du Ponant de mai 2022

Revue d’actualités éditée par et pour les résidents des Hespérides à Lorient. Introuvable en kiosque. N° 16 mai 2022

Le temps du muguet ne dure jamais plus longtemps que le mois de mai” Francis Lemarque

……………………….. Ce superbe mois d’avril a inspiré le Karaoké du mois. Le Maître Charles Trenet nous a fait chanter comme l’oiseau : Quand le printemps revient d’exil

Gilbert Bécaud, lui, s’était égaré en ville pour nous confier :

Ici l’amour c’est intellectuel, T’as l’air d’un voyou, Quand t’es … naturel

Il doit leur manquer, Le parfum des prés, Qui est si important,

Pour le … sentiment

Alors, de retour chez lui, il retrouve : La fille à Mathurin, Quand tu lui plais, tu lui plais bien

Et le meilleur de la Saint-Jean, Tu le danseras dans les champs

Quand Jules est au violon, Et Léon à l’accordéon

Faudrait avoir un’ jamb’ de bois, Pour ne pas danser la Polka

Ça nous a donné envie de chanter

avec Michel Fugain :

Fais comme l’oiseau

Ça vit d’air pur et d’eau fraiche, l’oiseau

Et rien ne l’empêche, l’oiseau

D’aller plus haut…

Et joie et bonne humeur pour tout l’après-midi,

avec les nombreuses chansons choisies par les participants.

(extrait d’Economitips, site internet)

Les arnaques d’antan et de maintenant

Paris, 1925. Réunis dans le restaurant de l’hôtel de Crillon, cinq ferrailleurs se voient proposer une affaire en or par Victor Lustig. Cet employé de la ville de Paris leur permet rien de moins que d’acheter le fer de la tour Eiffel !

À l’époque, la “Dame de fer” est en mauvais état, car la ville rechigne à payer ses frais d’entretien. Le fonctionnaire explique alors aux ferrailleurs que les autorités ont pour projet de démonter le monument !
Et que pour ne pas gâcher tout ce beau fer, elles ont décidé de le vendre au plus offrant. Mais attention, ajoute Victor, tout doit se faire dans le plus grand secret. Sinon, les Parisiens risqueraient de s’émouvoir de l’opération. L’un des cinq hommes d’affaires, André Poisson, est très intéressé. Après le repas, il va donc visiter le monument avec Victor, pour s’assurer de la qualité du fer.

Le ferrailleur est conquis : tope-là ! Ce qu’il ne sait pas, c’est que Victor n’est pas du tout employé à la ville de Paris, et que la Tour Eiffel n’est pas à vendre. En fait, Victor Lustig a tout inventé !

Avec son escroquerie, Victor a poussé très loin “l’asymétrie d’information”. En affaires, c’est une situation où le vendeur détient des informations que l’acheteur n’a pas. Cela fausse l’échange et peut entraîner de gros problèmes pour l’acheteur. Par exemple, quand une personne vend sa voiture d’occasion, elle connaît très bien ses défauts et peut oublier de les dire à l’acheteur. Bon, là, Lustig ment carrément, c’est une “tromperie” et c’est puni par la loi ! Victime de ce mensonge, André Poisson… mord à l’hameçon. Il verse une partie de l’argent à Lustig, qui lui demande même un pot-de-vin, avant de se volatiliser. Mais, honteux de s’être laissé berner, il ne porte pas plainte. Quelques jours plus tard, le ferrailleur comprend qu’il a été trompé, Lustig part se cacher aux États-Unis où il entame une carrière de faux-monnayeur. Mais la justice américaine ne tarde pas à percer l’escroc à jour. Pour Lustig, c’est direction la prison, où il finira ses jours derrière des barreaux… en fer … Quelle jolie tour… de passe-passe !

Et cette arnaque plus récente en Bretagne: Une société se présentant comme le Bureau Régional de l’Habitat (prétendument mandatée par la Région Bretagne) démarche des citoyen·nes en proposant des diagnostics énergétiques, et appelle les propriétaires pour l’isolation à 1 euro ou pour d’autres contrôles ‘présentés comme obligatoires’. Il s’agit d’une escroquerie, cette société n’étant pas une émanation de la Région ! Amis retraités, méfiez-vous.

« Crime gourmand à Saint-Malo » Jean-Luc BANNALEC

Si vous aimez lire les policiers, en voici un qui devrait vous titiller les papilles ; rien que son titre « Crime gourmand à Saint-Malo » vous met l’eau à la bouche. Et l’on y découvre, pour le plus grand plaisir de notre palais breton, l’existence à Saint-Malo de « La Maison du Beurre » qui recèle une pièce majeure « la vitrine à beurres » où s’érige une étonnante montagne de beurre : autour de la classique demi-sel qualité bretonne, de jolis paquets de différentes variétés : aux oignons de Roscoff, aux algues avec des tons rouges, au piment d’Espelette, ou encore au poivre de Sichuan … L’histoire du beurre et de sa fabrication, que voici, vous y est contée : »Vers 6000 avant J-C, les chasseurs-cueilleurs nomades d’Asie et du Proche-Orient remarquèrent qu’une crème particulière se formait lorsqu’on brassait du lait. Ils avaient découvert le beurre.

Dans le monde entier ou presque, le beurre est devenu l’aliment gras de base pour toute préparation culinaire – exception faite du bassin méditerranéen, où l’huile d’olive remplit cette fonction … Une forme de marketing a fait qu’on a prêté à l’huile d’olive toutes les qualités et au beurre tous les défauts. Mais le bon beurre, comme le prouvent les recherches les plus récentes, est excellent pour la santé. Il est synonyme d’une cuisine raffinée. Ce rejet injuste du beurre a commencé avec les Romains et les Grecs qui le nommaient « le gras des

Barbares ». A l’inverse de beaucoup d’autres civilisations, les Egyptiens, les Phéniciens, les

Carthaginois, ou toutes celles du nord ou du centre de l’Europe, qui consommaient du beurre …

Au Moyen Âge, l’Eglise interdit la consommation de beurre pendant les périodes de jeûne. C’est

Anne de Bretagne qui obtint le droit pour sa cour, comme pour tout le duché, de consommer du

beurre toute l’année.

De plus, le beurre a longtemps été utilisé dans les cosmétiques comme produit miracle, jusqu’au XXème siècle … L’un des plus anciens secrets du savoir-faire liés à la production du beurre relève d’une technique consistant à brasser le lait avec énergie et précision afin d’extraire le plus possible d’eau, pour réduire ainsi le beurre à son essence. Pour finir, il est travaillé avec des outils en bois spécifiques, ce qui lui donne sa consistance soyeuse … Mais le plus important, c’est le choix du lait. D’une qualité et d’une fraîcheur extraordinaires, le beurre a un goût différent à chaque saison, marqué par les nombreuses variétés d’herbes et les arômes des pâtures où paissent les vaches élevées en bio, bien sûr …

Qui a goûté le beurre au yuzu ? C’est un fruit légèrement amer, hybride de mandarine et de citron. …

Une dictée de l’animation Remue-Méninges

Quel drôle d’accent ! … Il est vrai que tout en rendant l’abîme plus profond, je fais la voûte plus légère et la tête moins bête. D’aucuns diront donc que je suis un hors-la-loi, puisque, apparemment, je n’obéis à aucune règle, que je suis là pour embêter, pour faire faire une faute idiote … Avant d’être mis

en cage et oublié par le moule froid et pratique d’aujourd’hui où il n’y a plus de place pour un accent fait d’imitation, j’aimerais savoir si je dérangeais vraiment à vouloir rester sur certains mots. Si devenir un diacritique issu de deux autres accents pour remplacer un vieil « s » volatilisé,

était à ce point idiot. Si oui, alors détruisez-moi, changez tous ces mots qui

existèrent si longtemps sous mon règne grossier. Dites même à vos

arrière-petits-enfants que je n’ai jamais vraiment vécu. Après tout, je n’ai été

peut-être, qu’un chapeau désuet, ridicule, inutile, bon à mettre sur le carreau.

… Rions! … Les enfants font la queue à la cafétéria d’une école catholique pour le déjeuner. Au sommet de la table il y a un gros tas de pommes. La religieuse a fait une note et l’a posée sur le plateau de pommes: “Ne prenez qu’une seule, Dieu vous observe.” Plus loin dans la file d’attente, à l’autre bout de la table, se trouve une grande pile de biscuits aux pépites de chocolat, sur laquelle un enfant a écrit : “Prenez tout ce que vous voulez, Dieu observe les pommes ».  

Le Président Emmanuel Macron et son deuxième mandat : il commence fort, le 1er mai tombe un dimanche !

La Tchatche d’avril 2022

Quelques canulars à l’occasion du 1er avril

– 1999 : la radio BBC 4 affirme à ses auditeurs que l’hymne national anglais “God save the Queen” va être remplacé par un chant européen en allemand. Des milliers d’auditeurs appellent l’antenne, scandalisés.

– La Police recrute : les lapins sont de précieux compagnons dans nos missions : qualités olfactives, auditives, agilité : Votre lapin est motivé pour rejoindre l’une de nos brigades léporiphiles ? Envoyez-nous sa candidature !

– La gendarmerie du Gard en avait rajouté une couche, annonçant qu’« en complément des équipes cynophiles classiques, la gendarmerie de Bagnols sur Cèze s’était dotée récemment d’une poule spécialisée dans la détection de produits stupéfiants ». Baptisée STUPS, elle aurait été “formée durant 10 semaines au Centre national d’instruction des gallinacées” 

– La RATP ne déroge pas à la règle du poisson d’avril depuis la fin des années 1960, et chaque année, elle parvient plus ou moins à créer le buzz. On se souvient de l’année 2016, lorsque les noms de certaines stations de métro étaient modifiés : ainsi, la station “Alexandre Dumas” devenait “Les trois Mousquetaires”, la station “Opéra” devenait “Apéro”, “Monceau” devenait “Ma Pelle”, “Château d’eau” devenait “Château de sable”, “Crimée” devenait “Châtiment”… 

– la SNCF : Le train en prov. d’Alaska est attendu voie lactée. Attention aux ours et à la bordure du quai.

Le Bonbon, magazine culturel gratuit, s’est beaucoup amusé en la matière en 2019. A commencer par un article annonçant la candidature de l’acteur Fabrice Luchini à la mairie de Paris, accompagnée de promesses délirantes.

Google, le géant américain, y est allé plusieurs fois lui aussi de son canular, en proposant, notamment, Google Nose : le moteur de recherche olfactif. Totalement loufoque !

Le plus Covid-19, en pleine crise sanitaire, “Le Canard enchaîné” titre dans son numéro du mercredi 1er avril 2020 : “Alerte coronavirus : par mesure de précaution, le 1er avril 2020 est reporté au 1er avril 2021”.

/

LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES

Elle puise ses origines dans l’histoire des luttes ouvrières et des manifestations des femmes dès 1909; après la seconde Guerre mondiale, la date de sa célébration est décrétée au 8 mars, et c’est en 1977 que les Nations Unies l’officialisaient. Le thème de cette année 2022 est “L’Egalité aujourd’hui pour un avenir durable”

Pêcheuses marocaines : En juillet 2021, l’ONU Femmes, en collaboration avec le Département des pêches maritimes et avec le soutien financier du gouvernement du Japon, a organisé un atelier sur la pêche durable dans le village côtier de Oualidia (petite ville balnéaire du Maroc) Parmi les sujets abordés, figuraient les méthodes de récolte saines, les zones de pêche autorisées et les périodes de repos biologique, le tout dans le but d’assurer la préservation de ces ressources naturelles pour les générations futures. Fatima Azdoud, qui était l’une des participantes à cet atelier, a partagé les connaissances qu’elle a acquises, auprès des femmes pêcheuses de la coopérative … Le projet a ciblé l’amélioration des capacités de 650 femmes pêcheuses en matière de leadership, d’esprit entrepreneurial et de connaissances sur les pratiques de gestion durable de la pêche, ainsi que leur résilience financière. Elles ont appris les techniques modernes de transformation des produits de la mer et la compréhension de leur rôle dans la protection des ressources halieutiques », déclare Leila Rhiwi, représentante d’ONU Femmes au Maroc. « Au-delà des retombées économiques, l’égalité des sexes et la participation des femmes pêcheuses sont des conditions nécessaires pour une société ouverte, inclusive et solidaire … De nombreuses femmes pêcheuses n’omettent pas de dire au revoir à leurs proches (avant de se diriger vers les falaises), appréhendant l’éventualité de ne pas rentrer chez elles », confie Fatima Azdoud. La mer est source de joie et de tragédie, mais aussi d’autonomie économique. « Malgré les difficultés à surmonter, pour ces femmes, l’appel de la mer est un impératif de survie, ainsi qu’une voie vers la liberté.

QUELLE AVENTURE …

Il y a quelques semaines, je découvrais avec enthousiasme les joies des promenades en vélo-triporteur électrique, celui-ci équipé d’une petite tente, d’un siège avec ceinture, et bien sûr un jeune homme conduit le vélo. Magnifique ! Vendredi dernier, j’ai réservé le vélo pour aller chez le coiffeur : bien installée – une couverture sur les genoux – nous voilà partis pour l’aventure et quelle aventure ! A un moment donné, le conducteur a heurté la bordure du trottoir, déséquilibrant le tout, le vélo s’est écroulé, moi j’ai fait un atterrissage forcé, et me suis retrouvée plaquée au sol, toujours attachée, à moitié assommée – attroupement – Pompiers – Samu – Urgences à l’hôpital : une sortie en ville des plus inattendues … J’ai eu beaucoup de chance. Rien de très grave, des plaies et des bosses et une grosse peur … Enfin, aller chez le coiffeur c’est vouloir changer de visage ! J’ai réussi, je ressemble à un boxeur … après le match …

Notre avenue s’améliore, un trottoir se prête à une marche confortable, vélos et patinettes y trouvent leur bonheur. Parée de 21 arbres tout neufs, dont plusieurs déjà, ont fleuri comme pour saluer le printemps, elle nous promet d’ici l’automne, d’autres espèces aux essences variées, ce qui nous ravit : juste récompense de la gêne engendrée par les travaux. Bravo et tout notre encouragement aux équipes de l’aménagement !

La Tchatche de mars 2022

En ce mois de février, nous avons eu l’agréable surprise de trouver à l’entrée du grand salon une exposition de tableaux et de foulards peints à la main.


l s’agissait d’oeuvres de Mme Lelièvre, résidant avec son mari, aux Hespérides, depuis peu. Elle avait, sur la suggestion de notre hôtesse, Christine, consenti à les montrer pour le plaisir de nos yeux. Elle nous a autorisés à en reproduire quelques-unes dans notre modeste revue, et nous l’en remercions.


“Le scandale Orpea a déclenché une prise de conscience nécessaire mais tardive. Quand j’entends la ministre déléguée chargée de l’autonomie annoncer avec tambours et trompettes qu’elle va déclencher « une enquête flash », je me demande ce qui occupait ses journées antérieures … Car la manière dont on traite, en France, nos grands anciens, dont on les maltraite et les exploite fréquemment, n’a strictement rien d’une découverte subite. Tout le monde savait, tout le monde sait, tout le monde est complice. De procédures humiliantes, mais aussi d’un business féroce qui exploite le plus rentable des filons dans un pays vieillissant … En février 1995, j’ai édité, au Seuil, un ouvrage du Dr Denis Labayle intitulé « La Vie devant nous ». Ce qu’il décrivait minutieusement, est très exactement ce dont « Les Fossoyeurs » sont l’écho. Denis Labayle, trois années durant, a utilisé son statut de chef de service dans un grand hôpital francilien pour visiter les établissements concernés. Son livre dit tout. L’insuffisance, en nombre et en qualification, du personnel. La gestion brutale de ce dernier. Des résidents attachés, abandonnés, saoulés de benzodiazépines, méprisés, considérés comme une matière première transformable en bénéfices avant disparition. Ce qu’il a baptisé « l’or gris », l’or inépuisable que l’on peut retirer de cette population sans défense, indéfiniment renouvelée … Le livre fut un succès. Auprès des personnels, des familles, de médecins horrifiés, d’associations multiples. Labayle s’épuisa en conférences, rencontres et témoignages. Mais, du côté des décideurs, rien. Ni les gouvernements, ni les parlementaires, ni le Medef ne trahirent alors la moindre émotion, le moindre désir d’intervenir … Mais la question n’est pas mineure : torturer les très vieux pour gagner du fric, ce n’est pas un accident, c’est un système. La France cède à un « jeunisme » cynique. Le grand âge, ce sont des hommes et des femmes. Qui ont aussi leur majesté”. 
Hervé Hamon, Le Télégramme 6 février2022

Nous nous félicitons d’avoir choisi, pour notre dernier chemin, les Hespérides du Ponant,
résidence-services de 1ère génération, sans but lucratif, contrairement à celles qui sont proposées aux seniors depuis quelques années. (NDLR)


LA CHANDELEUR 2022 AUX HESPÉRIDES
S’évader d’un quotidien qui nous enferme, le temps gourmand de la Chandeleur, n’est-ce pas le temps retrouvé de la convivialité aux Hespérides ?
Depuis la fête musicale « Chants de marins » d’avant le confinement qui débuta début mars 2020 et au cours de laquelle nous nous étions donné rendez-vous « au 31 du mois d’août » de la même année, qui n’eut pas lieu, bien entendu, combien de mois ont passé ? Laissant notre belle salle à manger vide, inhabitée, désertée, inutile …
Aussi, ce 10 février, étions-nous sensibles à la réception artistiquement préparée par les accueillants :
tables apprêtées


fêtes, parsemées de pétales de cyclamens de notre jardin extraordinaire, murs enjolivés de dessins aux scènes et

personnages bretons pour illustrer la tradition des crêpes du jour de la Chandeleur, alors que nous en dégustons toute l’année ! Mais le goût de la fête est revenu, en même temps que nous nous régalions de confitures de fraises, d’abricots, de miel, avec du chocolat chaud ou du cidre bien sûr : sur un fond sonore bien agréable offert par la guitare et les doigts jeunes de Lucas : quelle heureuse surprise !

Toutes nos rencontres aux Hespérides ayant été musicales, nos oreilles enchantées ne pouvaient qu’enchaîner sur les chansons du répertoire de notre chorale, la joie quoi !
Se régaler de crêpes,
Ecouter des airs de guitare,
Chanter,
Merci à nos jeunes pleins d’attentions, de nous avoir offert ces petits bonheurs retrouvés !

Nouveauté
Après avoir franchi le barrage de la secrétaire débordée, on obtient enfin un rendez-vous médical à Lorient. Mais il faut encore s’y rendre et arriver à l’heure malgré les travaux et les encombrements de la circulation, pour ne pas manquer une consultation qu’on a mis des jours, parfois des semaines, voire des mois, à obtenir.
On peut choisir le collectif “Syklet”. Il s’agit d’un triporteur à 2 places mû par un jeune cycliste qui se faufile dans les encombrements et que l’on peut appeler par téléphone, que ce soit pour aller chez son médecin, ou chez des amis ou faire des courses ou aller au restaurant, au cinéma, bref, rien n’est exclu.
Mieux, ce collectif est pris en charge par la Mairie qui crée ainsi des emplois pour quelques jeunes et a décidé de rendre ce mode de transport gratuit pour les personnes âgées.
Nous avons ainsi vu, avec surprise, Gisèle, résidente récente aux Hespérides, arriver, toute contente de sa consultation, bien au chaud dans sa chaise couverte, à 2 roues,


l

accompagnée d’un temps bruineux bien breton, mais les printemps lorientais ne sont-ils pas ensoleillés et propices aux sorties ? A suivre donc … Cerise sur le gâteau : le jeune cycliste se déplace pour aider la passagère à descendre, en dépliant le marche-pied, comme un cocher de fiacre ! …Pour réserver, s’adresser à l’accueil des Hespérides.

L’hiver aux Hespérides du Ponant

L’hiver est arrivé sur le dos de l’automne. Certaines contrées souffrent du froid plus que d’autres, et chacun a sa façon de survivre à cette saison. Les hommes ont puisé dans la nature et la technique, et les animaux ont développé tout aussi intelligemment des adaptations comportementales et morphologiques pour l’hivernage :

La migration est un effet courant, principalement chez les oiseaux (cependant, la majorité des oiseaux ne migrent pas). Certains papillons migrent également selon la saison ;

L’hibernation est un état de réduction du métabolisme pendant l’hiver ; certains animaux font des réserves de nourriture en prévision de l’hiver et subsistent grâce à elles au lieu d’hiberner complètement ; la couleur et la musculature de certains animaux peuvent se modifier pendant l’hiver. La couleur de leur fourrure ou de leur plumage change par exemple au blanc ; certains mammifères à fourrures développent un pelage plus épais pendant l’hiver, accroissant la rétention de chaleur. Il est ensuite perdu après l’hiver. Ce pelage épais faisait de l’hiver la saison privilégiée des trappeurs ; quelques animaux profitent des propriétés isolantes de la neige et s’enfouissant sous elle.

Et qu’en et-il de nos camélias qui vivent si bien leur hiver dans notre jardin extraordinaire des Hespérides? Voici l’histoire datée de leurs ancêtres et leur évolution :

1783 – Introduction des premiers Camélias en France. L’impératrice Joséphine de Beauharnais met cette fleur à la mode et les collectionne avec beaucoup de bonheur au château de Malmaison (92).

1792 – Introduction en Europe des premiers cultivars de Camélias à fleurs doubles originaires de Chine. (un cultivar est une variété de plante (arbres compris) obtenue en culture, généralement par sélection, pour ses caractéristiques réputées uniques).

Plus tard, Coco Chanel relance la grande mode du Camélia blanc, à la boutonnière pour les messieurs, dans les cheveux ou en broche pour les dames, et en fait l’emblème de ses créations.

1845 – Parution de la célèbre monographie du genre «Camellia» de l’Abbé Berlèse, présentant plus de 700 cultivars, cet ouvrage allait demeurer la bible des amateurs de Camélias pendant des dizaines d’années. Réédition en octobre 2005.

1888 – Le 1er janvier, 120 000 boutonnières de Camélias nantais sont vendues aux halles de Paris surtout des Camélia ‘Nobilissima’. C’était le complément indispensable des belles tenues du soir des fêtes parisiennes. Au début du 19ème, le Camélia représente la troisième vente de fleurs coupées après la Rose et le Dahlia. Alexandre Dumas fils s’empare de la mode du jour et publie « La dame aux Camélias » en oubliant un L, en rajoutant un S et un accent; il aimait particulièrement cette fleur pour son absence de parfum. Son héroïne Marguerite Gauthier arborait toujours une fleur de Camélia. Verdi en fera un opéra très célèbre “LaTraviata “. Sarah Bernhardt incarnera le rôle de Marguerite Gauthier plusieurs fois au théâtre de la Renaissance dans les années 1896-1898; l’affiche fut réalisée par Alfons Mucha le maître de l’art nouveau.

AUTANT LAISSER LE TEMPS AU THON

« Le filet est jeté, les rets sont tendus, les thons s’y jetteront la nuit, à la clarté de la lune » (texte de « l’Enquête » Hérodote) Pisistrate, tyran à Athènes, à qui un dieu fit prononcer cet oracle s’en servit pour tromper les Athéniens et devenir maître d’Athènes. Pendant des siècles et jusqu’à nos jours, la réalité de la pêche au thon est restée fidèle à cette description qu’en avait donnée Hérodote au Vème siècle avant Jésus-Christ …

Ces poissons pacifiques à la peau argentée sont capables de parcourir des dizaines de kilomètres en bancs de centaines d’individus. Sur le passage de leurs masses gigantesques, les étendues marines sont agitées de lames de fond et traversées de bruits divers. Au printemps, lorsque les températures s’adoucissent, ils quittent l’Atlantique pour se reproduire en Méditerranée. Leurs chairs sont alors grasses et leurs corps prêts à l’accouplement …

C’est à ce moment-là que l’on déploie les filets maillants en nappes, selon une technique inventée par les Arabes, transmise par les Espagnols et portée à son apogée en Sicile, où la pêche au thon est un rite : depuis des siècles, des familles entières en tirent leur subsistance : les hommes en mer, les femmes à terre, dans les madragues. En automne et en hiver, on répare les navires, on reprise les filets. Au printemps et en été, on procède à la pêche et aux différents travaux qui la suivent … Parfois appelé « cochon de la mer » le thon est en effet un animal dont aucune partie n’est laissée inexploitée. Sa viande rouge moelleuse et mise en salaison est vendue dans de grands barils : ses arêtes et sa peau, séchées puis broyées, servent d’engrais ; sa graisse est utilisée comme combustible pour les lampes à huile ; ses œufs sont l’ingrédient principal et précieux de la boutargue* … Toute la vie de la madrague*

une madrague en Sicile

tourne autour de lui … Et il est depuis toujours associé au sel, comme si jusque dans sa mort, il ne se résolvait pas à abandonner la mer, même réduit à une forme élémentaire (mais combien souveraine ! …)

Le bosco, c’est le cimetière des thons où les ouvriers déchargent leurs carcasses en attendant qu’elles se dessèchent au soleil. Elles dégagent une odeur nauséabonde en se décomposant. Quand on s’est habitué à l’odeur du thon en décomposition, on peut prêter attention à la présence de la mer dont le bleu éclatant, saturé et gorgé de vitalité, a quelque chose de féroce : c’est d’elle que vient la richesse !!!

*On dit aussi « poutargue » = œufs de poisson salés et séchés » « conservé dans de la saumure » est une spécialité culinaire de plusieurs pays méditerranéens comme l’Egypte, l’Italie, la Turquie, la Grèce, le Portugal ou la Tunisie, la Corse et la Sardaigne. Les Japonais en sont très friands et la connaissent sous le nom de karasumi.

*Une madrague est un filet de pêche fixe, conçu pour la pêche de thons migrant régulièrement en longeant certaines côtes, en particulier des thons rouges ; mais elle peut aussi capturer d’autres espèces passant par là : germon, bonite, espadon-filet.

(“Extrait de “Les Lions de Sicile” de Stefania AUCI)

Le Musée d’ETEL : Au cœur du Morbihan, en Bretagne Sud, à quelques pas de la célèbre Barre d’Etel, le Musée des thoniers, lové dans un écrin naturel exceptionnel, raconte l’épopée d’hommes et de femmes, marins et gens de mer, d’Etel, jadis puissant port de pêche (sardine, thon, chalut) de 1850 à 1970, qui devint dans les années 1930 l’un des plus puissants ports de France avec près de 250 dundees – thoniers à voile – traquant le thon blanc (germon) dans le Golfe de Gascogne. Après 1945, le port prend un nouvel essor grâce à la motorisation. Les chalutiers étellois naviguent des îles britanniques à l’Afrique de l’Ouest.

Ce musée maritime associatif, pittoresque et sans cesse renouvelé, retrace l’épopée de cette petite ville dEtel dont le port de Lorient attira ensuite une grande partie de l’activité. Thématiques : l’économie maritime et le quotidien des gens de mer ; le phénomène naturel de la Barre d’Etel et son sémaphore atypique ; l’affaire Bombard et le sauvetage en mer ; le vaste patrimoine local historique et naturel ; la reddition de la Poche de Lorient à Etel… Objets de marine, nombreuses maquettes navales, ferroviaire et dioramas, œuvres d’art.
En octobre, Rendez-Vous des Ecrivains de la Mer. Insolite : chaque Noël, exposition de crèches maritimes et témoignages de Noël en mer. Liens alentours (gratuit) : expo photo sur le port, abri SNSM classé, Barre d’Etel et sémaphore, petits ports emblématiques (St Cado, Vieux-passage, Port-Niscop), mégalithes, sentiers de balades du Grand Site Dunaire Gâvres-Quiberon…

Barre d’Etel

LA TCHATCHE DU PONANT DE JANVIER 2022

Revue d’actualités éditée par et pour les résidents des Hespérides à Lorient. Introuvable en kiosque. N° 12 janvier 2022

Un vieux sage a dit : l’homme jeune marche plus vite que l’ancien mais l’ancien connait la route.

LEGENDES DE NOËL BRETONNES

Une nuit magique.

Les croyances anciennes sont particulièrement nombreuses sur la veillée de noël :

– Pendant que sonnent les 12 coups de minuit on entend au loin le son des cloches

des villes englouties et on peut voir des menhirs qui sortent de terre pour aller

boire à la source. Ils ont laissé à leur emplacement un trésor, mais il faut se hâter

pour s’en saisir avant leur retour !

– Au cours de cette nuit de Noël, aucun esprit satanique ne peut agir ni aucune

sorcière surgir, les korrigans comme l’ankou se sont éloignés.

– Pendant la messe de minuit les animaux parlent ‘la langue de l’homme’ à l’étable.

– Des pastorales étaient jouées dans les églises et une légende des Côtes d’Armor

raconte le miracle de Sainte Brigitte, pauvre infirme sans bras, qui reçut l’enfant de

Marie sur ses genoux et retrouva ses mains et ses bras pour langer le divin

enfant, en lui chantant la berceuse de Noël.

Le réveillon.

Au retour de la messe, la famille réveillonne avec un repas légèrement amélioré : soupe au pain, kig ha farz. On n’oubliait pas les animaux qui avaient droit à une ration supplémentaire.

La bûche de Noël.

La bûche de Noël est un énorme bois de chêne, de hêtre, ou d’orme, un bois dur à combustion lente. La bûche était aspergée d’eau bénite et de sel avant d’être brûlée. La combustion pouvait durer plusieurs jours, mais devait surtout chauffer la veillée de Noël après la messe. Les braises étaient recueillies, car elles avaient des vertus médicinales; on prétendait qu’elles protégeaient aussi de la foudre, des serpents et qu’elles purifiaient l’eau de pluie. Les invités repartaient parfois chez eux avec un sabot plein de braises, ce qui leur permettait d’allumer le feu à leur retour chez eux….

NOËL EN BRETAGNE

En Bretagne, les sabots de Noël n’étaient bien souvent garnis que de pommes rouges, appelées “pommes du paradis” ou d’une orange, la “pomme d’orange”.

Bien avant le IVème siècle, date à laquelle l’Eglise institua la fête de Noël, le 25 décembre était fêté par les Celtes qui célébraient Mithra, le dieu solaire.

La tradition du sapin de Noël a toujours existé en Bretagne, puisque les Celtes le dédiaient au jour de renaissance du soleil et l’appelaient “l’arbre de l’enfantement” !

Les enfants, les petits « Noëlloux » scandaient de porte en porte le même refrain : « Chantons Noël pour une pomme, pour une poire, pour un petit coup de cidre à boire » et leur chant était récompensé par quelques sous ou par des friandises.

Les Bretons, profondément catholiques, n’oublient pas pour autant leurs racines celtes. Ainsi, avant de partir pour la messe de minuit, ils allumaient la bûche de Noël, une bûche enrubannée et aspergée d’eau bénite et de sel.

Parmi les légendes, l’une d’entre elles raconte que Noël est une nuit magique, et qu’au moment où sonnent les douze coups de minuit, des phénomènes étranges se produisent : on entend le son des cloches des villes englouties et on peut voir des menhirs sortirent de terre pour aller boire l’eau des sources. Passés les 12 coups de minuit, ils retournent sagement chez eux.

ACTUALITÉ

Une nouvelle période va s’ouvrir aux Hespérides. Bien que plein d’allant, M. Jacquel prend en cette fin d’année, une retraite bien méritée, car il était entré bien jeune dans la carrière.

Toujours disponible pour les résidents, il ne se cachait que très rarement dans son bureau.
Nous avions tous pris l’habitude de le solliciter pour le moindre ennui et – miracle – c’était résolu. Toutes et tous l’aimions beaucoup et sentions son affection en retour.

Le premier et le plus enthousiaste à accompagner et préparer nos animations dans le salon, il entraînait chacun des résidents à y participer.

Nous ressentons d’ailleurs cette sollicitude de toute son équipe qu’il a formée à son image et c’est avec plaisir que nous avons appris qu’il sera remplacé par Anne Simon dont l’enthousiasme et l’énergie nous sont connus.

Nous allons ainsi continuer de ne pas être un simple numéro dans notre petite structure, et de recevoir chaque jour un salut amical à notre nom, quand nous apparaissons.

Cette fin d’année 2021, l’apéritif traditionnel offert par le personnel aux résidents s’est vu adjoindre le pot de départ de M. Jacquel et, à cette occasion s’y étaient joints de nombreux invités. Ils avaient voulu auparavant participer à la collecte du Conseil des Résidents pour l’agrémenter de cadeaux. Les membres du personnel s’étaient cotisés de leur côté pour des présents basés sur le thème du jardinage et avaient par ailleurs aidé les résidents dans leurs choix.

Encore merci, M. Jacquel, et bon vent dans votre nouvelle vie !

“Ah, la belle vie qui attend !
Apprécier le réveil-matin du lundi qui ne sonne pas, prendre le temps de savourer le café du matin, écouter les nouvelles à la radio, puis déguster un deuxième café, aller chercher le pain en vélo, jardiner, bricoler, voyager en lisant, cuisiner une bonne sauce, rendre visite à un ami, marcher 20 minutes, savourer un plat, s’apercevoir que la journée est déjà presque terminée et qu’on ne l’a pas vue passer !
Ah la belle vie qui attend ! “

Message SANTE :

Si la marche et le vélo étaient bons pour la santé, le facteur serait immortel !

Une baleine nage toute la journée, ne mange que du poisson, boit de l’eau et pourtant …

Un lapin court et saute toute le temps, mais ne vit que 15 ans.

Par contre, une tortue ne court pas, ne fait rien, et vit … 450 ans !

Et vous me dites de faire de l’exercice ! Je suis retraité, laissez-moi tranquille ! …

Actualités d’automne 2021

Nous approchons de la fin de cette année 2021. Oublions un peu la pandémie…La mer est toujours belle.

Un jour j’ai vu sur la mer une île toute paresseuse, immobile sur les vagues, comme un long lézard vert.” (Eduardo Manet https://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Manet). Une fenêtre qui regarde la mer … De cette fenêtre j’écoute la mer. Spectacle insolite ce petit matin d’été : c’est son silence cotonneux qui parle. Le vent ne pipe mot, les vagues sont muettes, et les mouettes se taisent. La brume, maîtresse des lieux, a envahi l’espace. Aspirée par des créatures célestes ou happée par des monstres marins, l’île de Groix a mis les voiles. Ou bien fâchée avec le ciel boudeur, l’île cocoone, moëlleuse dans sa couette de nuages … Dans quelques heures, elle réapparaîtra, Atlantide ressuscitée. À nouveau pimpante, elle flirtera avec le soleil et nous refera le jeu de la séduction … Immortelle, elle se joue de nos mirages … Une sacrée farceuse !

Recette de Mme Jégo, de l’île de Groix, : Kouign Pod

Le Kouign Pod est prévu pour être mangé chaud tout de suite après sa cuisson ; vous pouvez aussi le réchauffer dans une poêle avec un peu de beurre. Cela dit, il se mange aussi fort bien, froid.

  • 400g de farine
    15 cuillères à soupe de sucre “jaune”
    1 œuf
    du beurre salé
    50cl de crème fraîche
    du sel pour l’eau bouillante
  1. Dans un saladier, verser la farine, faire un puits et y casser l’œuf, commencer à mélanger à la cuillère.
  2. Ajouter la crème petit à petit en mélangeant avec la cuillère.
  3. Verser sur la table et terminer à la main. Bien malaxer jusqu’à obtenir une pâte homogène. Ecraser en une pâte épaisse.
  4. Ajouter le sucre roux (pas sur les bords).
  5. Couper des morceaux de beurre et les disposer sur le sucre.
  6. Plier la pâte sur les bords longs, d’abord pour bien recouvrir le sucre et le beurre, puis les bords larges. Il faut que ce soit bien fermé!
  7. Placer le tout dans un torchon propre et le nouer fermement… avec un nœud marin … les vrais de vrais!
  8. Cuire dans une casserole d’eau bouillante avec du gros sel pendant environ 45 min.
  9. Servir dans une assiette, coupé en lamelles et déguster, de préférence chaud, en arrosant du sirop qui coule dans le plat.
  10. Bon appétit !

(Il est recommandé de manger très léger avant ce dessert !)

Monsieur José Calloch, qui a ramené au goût du jour les délices de l’île de Groix, nous dévoile les secrets du kouign-pod, un plat breton très ancien mais qui se fait encore beaucoup sur l’île de Groix. C’est de la pâte avec du beurre et du sucre que l’on fait cuire dans de l’eau. Avant on l’enveloppait dans une feuille de chou et on le mettait à cuire avec le pot-au-feu. Il est mangé en dessert.

“Kouign” signifie gâteau, mais en vannetais le “k” se prononce “ch”. Et “Pod”, c’est le pot. Il s’agit d’une pâte lourde comme une pâte à pain, faite avec de la farine, des œufs et de la crème. On met dessus du sucre melen (jaune en breton). C’est un sucre plus brunâtre, qui a plus de goût, un peu comme la vergeoise. On met également ensuite des morceaux de beurre et on replie la pâte par dessus. On met le tout noué dans un torchon, à bouillir dans de l’eau avec du gros sel.
Une fois cuit, on le coupe en tranches et on le mange comme ça, en l’arrosant du jus sucré qui s’en échappe.
Le lendemain on peut aussi le passer à la poêle : on fait revenir les tranches dans du beurre en ajoutant dessus le sucre qu’on aura gratté au fond du plat.

L’ÉCOLOGIE ET LE COLIBRI

Connaissez-vous Tramayes ? C’est un village d’à peine 1 000 habitants, en Saône-et-Loire. On y trouve de belles prairies, de la forêt, un château du XVIe siècle et le Signal de la Mère Boitier, un des points culminants des monts du Mâconnais. De là-haut, par beau temps, on peut même contempler le mont Blanc.

Rien de très palpitant, à première vue. Sauf que la municipalité s’est lancée dans la bataille de l’autosuffisance énergétique, avec un triptyque d’actions pour y parvenir : rénovation énergétique des bâtiments municipaux et coupure de l’éclairage public afin de diviser la facture d’électricité par 3,5 ; installation d’un réseau de chauffage au bois destiné à couvrir les besoins communaux et de panneaux photovoltaïques générant 120 MWh. Elle n’est pas la seule à s’être engagée dans cette voie. On trouve de tels projets à Marmagne, dans le Cher, au Mené, dans les Côtes-d’Armor, ou encore à Ungersheim, dans le Haut-Rhin. Toutes ces communes ont misé sur le développement des énergies renouvelables afin de devenir énergétiquement indépendantes.

Leur point commun : de petite taille, elles sont suffisamment agiles pour mettre en œuvre sans lourdeur ce type de décisions radicales.À l’heure de la COP 26 et de la difficile recherche de solutions globales pour lutter contre le réchauffement climatique, les modèles à explorer sont peut-être du côté de ces expérimentations à plus petite échelle. À l’instar du colibri transportant dans son bec quelques gouttes d’eau pour tenter d’éteindre un incendie. Au tatou qui lui reprochait de ne pas être suffisamment efficace, il répondit :

« Je le sais, mais je fais ma part. »

Peut-être qu’une multitude de colibris réussiront là où les États, tels des tatous patauds, semblent condamnés à échouer ?