38 bis, Avenue de La Marne56100 LORIENT

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Actualités d’automne 2021

Nous approchons de la fin de cette année 2021. Oublions un peu la pandémie…La mer est toujours belle.

Un jour j’ai vu sur la mer une île toute paresseuse, immobile sur les vagues, comme un long lézard vert.” (Eduardo Manet https://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Manet). Une fenêtre qui regarde la mer … De cette fenêtre j’écoute la mer. Spectacle insolite ce petit matin d’été : c’est son silence cotonneux qui parle. Le vent ne pipe mot, les vagues sont muettes, et les mouettes se taisent. La brume, maîtresse des lieux, a envahi l’espace. Aspirée par des créatures célestes ou happée par des monstres marins, l’île de Groix a mis les voiles. Ou bien fâchée avec le ciel boudeur, l’île cocoone, moëlleuse dans sa couette de nuages … Dans quelques heures, elle réapparaîtra, Atlantide ressuscitée. À nouveau pimpante, elle flirtera avec le soleil et nous refera le jeu de la séduction … Immortelle, elle se joue de nos mirages … Une sacrée farceuse !

Recette de Mme Jégo, de l’île de Groix, : Kouign Pod

Le Kouign Pod est prévu pour être mangé chaud tout de suite après sa cuisson ; vous pouvez aussi le réchauffer dans une poêle avec un peu de beurre. Cela dit, il se mange aussi fort bien, froid.

  • 400g de farine
    15 cuillères à soupe de sucre “jaune”
    1 œuf
    du beurre salé
    50cl de crème fraîche
    du sel pour l’eau bouillante
  1. Dans un saladier, verser la farine, faire un puits et y casser l’œuf, commencer à mélanger à la cuillère.
  2. Ajouter la crème petit à petit en mélangeant avec la cuillère.
  3. Verser sur la table et terminer à la main. Bien malaxer jusqu’à obtenir une pâte homogène. Ecraser en une pâte épaisse.
  4. Ajouter le sucre roux (pas sur les bords).
  5. Couper des morceaux de beurre et les disposer sur le sucre.
  6. Plier la pâte sur les bords longs, d’abord pour bien recouvrir le sucre et le beurre, puis les bords larges. Il faut que ce soit bien fermé!
  7. Placer le tout dans un torchon propre et le nouer fermement… avec un nœud marin … les vrais de vrais!
  8. Cuire dans une casserole d’eau bouillante avec du gros sel pendant environ 45 min.
  9. Servir dans une assiette, coupé en lamelles et déguster, de préférence chaud, en arrosant du sirop qui coule dans le plat.
  10. Bon appétit !

(Il est recommandé de manger très léger avant ce dessert !)

Monsieur José Calloch, qui a ramené au goût du jour les délices de l’île de Groix, nous dévoile les secrets du kouign-pod, un plat breton très ancien mais qui se fait encore beaucoup sur l’île de Groix. C’est de la pâte avec du beurre et du sucre que l’on fait cuire dans de l’eau. Avant on l’enveloppait dans une feuille de chou et on le mettait à cuire avec le pot-au-feu. Il est mangé en dessert.

“Kouign” signifie gâteau, mais en vannetais le “k” se prononce “ch”. Et “Pod”, c’est le pot. Il s’agit d’une pâte lourde comme une pâte à pain, faite avec de la farine, des œufs et de la crème. On met dessus du sucre melen (jaune en breton). C’est un sucre plus brunâtre, qui a plus de goût, un peu comme la vergeoise. On met également ensuite des morceaux de beurre et on replie la pâte par dessus. On met le tout noué dans un torchon, à bouillir dans de l’eau avec du gros sel.
Une fois cuit, on le coupe en tranches et on le mange comme ça, en l’arrosant du jus sucré qui s’en échappe.
Le lendemain on peut aussi le passer à la poêle : on fait revenir les tranches dans du beurre en ajoutant dessus le sucre qu’on aura gratté au fond du plat.

L’ÉCOLOGIE ET LE COLIBRI

Connaissez-vous Tramayes ? C’est un village d’à peine 1 000 habitants, en Saône-et-Loire. On y trouve de belles prairies, de la forêt, un château du XVIe siècle et le Signal de la Mère Boitier, un des points culminants des monts du Mâconnais. De là-haut, par beau temps, on peut même contempler le mont Blanc.

Rien de très palpitant, à première vue. Sauf que la municipalité s’est lancée dans la bataille de l’autosuffisance énergétique, avec un triptyque d’actions pour y parvenir : rénovation énergétique des bâtiments municipaux et coupure de l’éclairage public afin de diviser la facture d’électricité par 3,5 ; installation d’un réseau de chauffage au bois destiné à couvrir les besoins communaux et de panneaux photovoltaïques générant 120 MWh. Elle n’est pas la seule à s’être engagée dans cette voie. On trouve de tels projets à Marmagne, dans le Cher, au Mené, dans les Côtes-d’Armor, ou encore à Ungersheim, dans le Haut-Rhin. Toutes ces communes ont misé sur le développement des énergies renouvelables afin de devenir énergétiquement indépendantes.

Leur point commun : de petite taille, elles sont suffisamment agiles pour mettre en œuvre sans lourdeur ce type de décisions radicales.À l’heure de la COP 26 et de la difficile recherche de solutions globales pour lutter contre le réchauffement climatique, les modèles à explorer sont peut-être du côté de ces expérimentations à plus petite échelle. À l’instar du colibri transportant dans son bec quelques gouttes d’eau pour tenter d’éteindre un incendie. Au tatou qui lui reprochait de ne pas être suffisamment efficace, il répondit :

« Je le sais, mais je fais ma part. »

Peut-être qu’une multitude de colibris réussiront là où les États, tels des tatous patauds, semblent condamnés à échouer ?

Souvenirs de résidents

AGRÉABLE SOUVENIR

C’était il y a … (comme le temps passe vite!)

J’étais en première, l’année du bac, au lycée Clémenceau à Nantes, lorsque le professeur de français nous a récité un « poème » que j’ai gardé en mémoire, tellement il est bien tourné. Je vais vous le narrer :

Un roi d’Espagne ou bien de France

Avait un cor, un cor au pied

C’était au pied gauche, je pense

Il boitait à faire pitié

Ses courtisans, espèce adroite,

S’évertuaient à l’imiter

Et qui de gauche, qui de droite

Tout le monde boitait, boitait …

Un noblichon de la province

A la cour invité,

Se présenta devant le prince,

Marchant droit comme un peuplier.

Tout le monde se mit à rire … hormis le roi

Qui dit tout bas  »Voyons monsieur, et qu’est-ce à dire ?

Je vois que vous ne boitez pas ».

« Sire, quelle erreur est la vôtre

Je suis perclus de corps, voyez …

Si je marche plus droit qu’un autre

C’est que je boite des deux pieds » !

Ce petit poème plein d’humour qui nous a été confié par Paul F. rappelle la flagornerie des courtisans devant les monarques de jadis. Mais cela est-il bien différent dans notre République d’aujourd’hui ?

Une résidente, Martine G. nous a confié un autre souvenir de sa jeunesse :

Bonjour la Provence !

Lors d’un dernier récit, je vous avais parlé du Pont-St-Benezet en Avignon … Aujourd’hui, nous ferons la connaissance du Pont suspendu …

Pour nous deux, ma sœur et moi-même empruntions ce pont pour nous rendre à Bellevue. Nous quittions le département du Vaucluse pour le Gard : sortie assez sportive (à ne pas faire un jour de mistral). Nos vélos n’étaient pas tout neufs. Dure ! la côte de plusieurs kilomètres avant d’atteindre un des plus beaux paysages de la région … C’étaient, à perte de vue, des champs d’oliviers, au premier plan, la douceur des genêts. Plus loin, la verdure d’un bois de magnifiques cyprès … Notre retour était récompensé d’une très rapide descente, sur Villeneuve-les-Avignon ; au passage n’oublions pas le Fort St-André qui domine la ville et la tour Philippe le Bel au bord du Rhône;

à l’horizon, on pouvait admirer le majestueux Palais des Papes illuminé par les derniers rayons du soleil.

Après les souvenirs une actualité :

La mairie de Lorient avait décidé de grands travaux sur l’avenue de la Marne, eh bien ils ont démarré ce lundi 25/10, et en un jour, pratiquement tous les arbres ont été abattus ! waouh ! quel vide ! seuls 10 arbres ont été épargnés; la première réflexion est de dire que c’est criminel de détruire en quelques minutes un arbre qui a mis des années à s’ériger et à prendre place dans le ciel ! mais si on approfondit, c’est que ces arbres (des tilleuls pour la plupart) malades et vieux, étaient désormais inaptes à absorber le C02 coupable du réchauffement climatique. Inclinons-nous donc devant le projet d’embellissement de notre avenue : trottoirs diminués pour faire 2 pistes cyclables, places de voitures réduites, aménagement de parterres fleuris, et mise en place de jeunes plants qui donneront des arbres dans 6 ans ! Les travaux se termineront en avril, et à voir les techniques nouvelles que les ouvriers utilisent, on pourrait le croire : pour déterrer les moignons enracinés et enfouis, un technicien qui a auparavant protégé le tronc, use d’un appareil grand comme un smartphone qu’il tient de la main droite, tandis que la main gauche à l’aide de deux doigts seulement, conduit la manoeuvre et ça demande 10 minutes pour extraire le morceau. Déraciner une cinquantaine d’arbres en un jour c’est inimaginable ! mais c’est fait !

Et notre environnement bien sûr a changé, le ciel est déshabillé, et nos yeux sont en manque, nos météorologues saisonniers ne sont plus, et on ne verra plus les feuilles naître, verdir, rougir, et tomber, et pourtant elles poursuivront leur vocation de renouvellement … ailleurs … Des oiseaux auront perdu leur résidence secondaire : qu’ils soient rassurés, les arbres de notre jardin extraordinaire des Hespérides continueront de les héberger, pour notre bonheur !

La Tchatche du Ponant de mars 2021

Quelques extraits du verso :

FABULEUX VOYAGE

Sur une proposition faite par la Chambre de Commerce de Bretagne, pour un voyage à travers le monde, je suis partie seule, mon mari s’étant désisté.

De Lorient en covoiturage avec deux autre voyageurs jusque Paris/Orly, nous avons embarqué- nous étions une dizaine de Bretons – direct Moscou où nous attendait un paysage blanc de neige; à peine le temps de goûter le dépaysement, nous avons repris l’avion direction le Japon : si vous voulez tourner le dos à votre routine, consultez avec moi une carte du monde, et vous réaliserez quelle distance nous avons parcourue pour arriver à Vladivostok, j’ai cru n’y jamais parvenir, cette Sibérie immense que je voyais de mon hublot me paraissait sans fin, quelques îlots de verdure par-ci par-là, et du sable à l’infini.`Mais ce n’était pas fini.Suivez-moi, s.v.p. Nous voici maintenant à Tokyo,puis en Chine à Macao, à Hong Kong, ensuite en Thaïlande à Bangkok. Puis ce fut l’Inde, et enfin Israël d’où nous décollâmes pour rejoindre Paris.Attentive à la faune, je garde, entre autres, le souvenir de la présence de rats au Japon, et de vipères à Bangkok. Les escales furent brèves,j’apprécie d’avoir vu tant de visages différents, tant de variétés d’habillement, goûté à tant de plats exotiques – mais attention, pas de fourchette pour remplacer les baguettes : si vous ne voulez pas mourir de faim, le mieux est d’apprendre à s’en servir ! C’était formidable …

Suite de l’histoire de Jean, le tambour-major

Ses permissions et sa démobilisation lui ont permis d’avoir cinq enfants – 4 filles, dont ma grand-mère Juliette – et un garçon … Je peux vous dire qu’il n’était pas républicain, car disait-il « votre République, je ne la connais pas, moi l’Empereur m’a serré la main ! » Aussi sur ses vieux jours,quand il prenait le frais les soirs d’été, les gamins du hameau venaient crier « Vive l’Empereur »,ce qui leur valait quelques bonbons, et les coquins …repartaient en criant «Vive la République, vive la République!» Jean alors les menaçait du bâton, mais ses pauvres jambes ne lui permettaient pas de faire plus. Je pense que c’était devenu un jeu entre eux.Ainsi s’achève l’histoire du Pépé Tambour-Major,mon arrière-grand-père. L’auteure a ajouté :… Sur le plan technique, je peux vous dire que les gestes – au nombre de 7 – accomplis par le Tambour-Major n’étaient pas un jeu, mais permettaient à la troupe, par l’intermédiaire des tambours, de faire ce qu’il fallait : attaquer, se replier, etc …

… Pendant la guerre, ce poste était très dangereux,car l’uniforme bleu et rouge de mon arrière-grand-père se repérait de loin, et il était souvent un des premiers à tomber …

Sophrologie-Avis d’une adepte

Sophrologie. Avis d’une adepte.

On ne commande pas les émotions, mais ce qu’on en fait, la sophro m’a appris à gérer : si chaque séance hebdomadaire est suivie d’une détente profonde, la pratique quotidienne me vaut plus de présence dans l’instant, plus de cohérence dans la tête, dans les gestes, et un sommeil amélioré qui prépare à un bon réveil. Et tout cela, malgré, malgré … (l’âge, les maux, les limites, les incapacités …)

La tchatche du Ponant février 2021

Le 2ème numéro est paru en temps voulu avec le concours de nouveaux rédacteurs. Ci-après la 1ère page

et la 2ème page

La Tchatche du Ponant

Ce titre est celui donné à un périodique papier qui est rédigé par des résidents sur n’importe quel sujet et qui pourra, ainsi, mensuellement donner des nouvelles de ce qui se passe aux Hespérides à tous les résidents.

En voici quelques extraits :

Un mot du directeur :

Chers résidents,

L’année qui vient de s’écouler nous a réservé son

lot de questions et de défis.


Après une année passée si particulière, votre santé

et votre bien-être sont, plus que jamais, au coeur

de mes préoccupations. J’ai pu maintenir la plupart

de nos animations, grâce au respect par tous des

contraintes imposées par la crise sanitaire.

C’est pourquoi, je vous remercie de la bienveillance

de chacun au sein de la résidence des Hespérides ..

Aussi je vous souhaite une nouvelle année 2021

douce, sereine et apaisée et bien entendu un retour

progressif à notre vie normale.

Meilleurs voeux sincères à vous et à vos proches,

Cordialement,

Philippe JACQUEL

ou encore un message de la sophrologue :

Nous avons inséré aussi des exercices extraits des Remue-Méninges de 2020 avec leurs corrigés ce qui apportera une distraction aux résidents qui n’ont pas pu y assister. Nous avons ajouté des dessins humoristiques en provenance du Canard enchaîné comme celui-ci :

et bien d’autres articles encore tels que l’étude d’un des ouvrages qui a tourné en décembre parmi les lectrices d’ “Autour d’un livre” ou encore une photo des gymnastes qui ont remplacé une séance par une mini croisière dans la rade de Lorient.

Nous espérons poursuivre mensuellement la publication de la Tchatche du Ponant, avec la collaboration d’un grand nombre de résidents.

A suivre donc …