38 bis, Avenue de La Marne56100 LORIENT

09.00 - 17:00Lundi -Samedi

02 97 64 20 01

Double tradition bretonne : crêpes et chants de marins ! !

Ah ! la belle vie ! aux Hespérides ! : Ce jeudi de février 2020, dans sa salle lumineuse, coquette, juponnée fête, notre traditionnelle table en “L”, accueillait la quarantaine de résidents attirés autant par la promesse de dégustation de crêpes qui ont flatté notre palais, que par la diffusion de chants de marins qui ont charmé nos oreilles tout au long de notre rencontre.

Des bouquets de jonquilles de-ci de-là, les camélias de notre jardin extraordinaire obstinément florissants, des nappes colorées, les reflets dorés du soleil sur les vitres, ou le passage dans le ciel de nuages s’effilochant sur un ciel nuancé, toutes ces couleurs de la vie nous sourient, et nous sourions à la vie.

Déjà relatée sur ce même site, en 2019, la tradition des crêpes le jour de la chandeleur telle qu’elle s’inscrit dans l’histoire, révélait qu’elle nous viendrait des paysans. “Le 2 février marque en effet, chez eux, la fin de l’hiver et le retour dans les champs. Pour se porter chance, ils ont ainsi pris l’habitude de faire sauter les crêpes avec la farine excédentaire de l’année passée. Très superstitieux, ils pensent ainsi protéger leur foyer du malheur et assurer la prospérité de leurs futures récoltes. La crêpe ronde représente le disque solaire. Elle évoque ici le retour des beaux jours. Pour apporter prospérité au foyer, il était d’usage de faire sauter la première crêpe de la main droite avec une pièce en or dans la main gauche : un autre disque jaune qui rappelle à nouveau le Soleil”.

“Les chants de marins,

eux, existent depuis toujours, et ce à travers le monde. Dès l’antiquité, les chants de marins sont utilisés pour rythmer les travaux des ports, même si les premiers témoignages remontent au 15e siècle et font état de chants très basiques … Il ne faut pas oublier que les marins qui n’ont pas de formation musicale utilisent des structures basiques avec une suite de couplets simples entrecoupés de refrains ou d’une phrase répétée. La mélodie est facile à mémoriser et les paroles sont bien souvent en rapport avec le milieu professionnel.

Ces chants sont rarement vulgaires, mais parlent de scène coquine, humoristique ou grotesque. On y retrouve le thème du travail, de la nourriture — qui n’est pas fameuse à bord — ou encore des femmes.

Les marins évoquent le manque de la fiancée, laissée au port, d’une épouse guettant le retour de son mari, d’une mère, veuve de marin. Ces femmes qui tiennent le foyer pendant qu’ils tiennent la barre. Ils vantent leur courage, leur patience, elles qui ne se plaignent jamais.

La majorité des chants de marins sont des chants de travail, même si l’on trouve aussi des chants de détente. Que ce soit pour danser, boire ou travailler, les paroles et les rythmes varient sans cesse. Ainsi, une chanson peut être scandée pour le travail ou la détente, mais avec un rythme bien différent, soutenu dans le premier cas, et plus lent dans le 2e cas.

La vie en mer est longue et difficile. À chaque instant, les marins côtoient la mort, le froid, la chaleur, les bagarres, les maladies… Ils naviguent sur les océans déchaînés

et parfois calmes, avec des cartes imprécises, soumis à des conditions dures, pouvant mettre leurs nerfs à rude épreuve.

La promiscuité est à son maximum pour ces hommes qui partagent leurs bannettes, leurs quarts et leurs repas, tandis que quelque part les attendent, une famille, une femme, une fiancée et parfois des enfants. Sans compter que certains d’entre eux sont embarqués de force.

Ces chants et complaintes rythment alors leur vie, inventés au gré des expériences de mer et de port. Ils les chantent en mer, mais aussi à terre, dans les tavernes, après avoir vidé leurs poches pour s’octroyer boissons et femmes”.

Aux Hespérides, ces deux traditions ancestrales paysanne et marine se donnent la main aujourd’hui, et on entra vite en liesse, des airs enfouis dans nos têtes jaillissant spontanément, la tradition en Bretagne étant d’accompagner de chants tous événements, de la naissance à la mort, en passant par une foule de prétextes à partager un repas, à boire à la santé et à faire la fête quoi !

Et avec “Les Trois Marins de Groix” et “Les Filles de Lorient” et puis celles de “La Rochelle“, nous “Chantons pour passer le temps“. “Fanny de Laninon” et ses “Quinze marins” plus “Le Corsaire le Grand Coureur” et maintenant “Le Forban” nous rejoignent et nous voilà “Sur le pont de Morlaix” embarqués sur “La Danaé”  où “Y’a quatre marins” : allez “Hardi les gars vire au guindeau”, en route pour “Valparaiso” ou préférez-vous “Le Port de Tacoma” “Sur la route de San Francisco” ?

Rendez-vous maintenant au “Trente-et-un du mois d’août” ! … pour une nouvelle bourlingue façon Hespérides …

 

 

 

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.