38 bis, Avenue de La Marne56100 LORIENT

09.00 - 17:00Lundi -Samedi

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Rencontre autour d’un livre

On parle peu du malheur arménien. Valérie Toranian nous offre ici un récit, où elle puise dans les souvenirs de sa grand-mère Aravni, « Nani » qui a échappé aux viols et autres terreurs, tenue de quitter son pays accompagnée de sa mère, de sa petite soeur et de sa tante, alors qu’elle n’a que 17 ans; cela se passait en 1915, et cela représente un parcours de misères et de drames.

Souvent, on pense que se taire est la solution à un problème de déracinement ou à tout autre problème; car en parler ravive la souffrance, mais quand on ne possède pas la langue du pays qui vous a accueillie et permis de vivre correctement, quel plus beau cadeau qu’une petite-fille qui vous adule et retrace avec vous, pas à pas, – malgré les difficultés d’échange – le chemin parcouru ?

Dans ce récit, l’adolescente ne rate pas une occasion de se rendre chez sa grand-mère et s’empiffre des pâtisseries orientales que celle-ci lui prépare amoureusement. Et pourtant parfois elle a honte de sa Nani, de son accoutrement un peu bizarre sur un corps lourd et mal bâti. Honte aussi de porter des jupes qu’elle lui tricote et qui diffèrent tant des vêtements « in » de ses copines de classe.

Cependant, la petite-fille a su, tout au long des années, s’imprégner de la mémoire de son aïeule, celle qui traduit le destin tragique de personnes contraintes à l’exil, mais par chance, – et par instinct de survie ? – ont pu voir leur famille grandir. Un roman plein d’amour écrit par une héritière d’un des pires massacres de l’histoire qui a fait un million et demi de morts.

………………………………………………………………………………..       « L’Etrangère » Valérie TORANIAN

 

Un bourg dans l’état de Virginie, paisible, où Blancs et Noirs se côtoient dans une entente « sans histoires ».

Il y a un côté « conte » dans ce roman, le boucher et sa femme sont sympathiques, la couturière noire aux doigts de fée est très sollicitée, l’institutrice est attentive à chacun, il y a un épicier compréhensif et même un chien fidèle qui porte le nom d’un joueur de base-ball noir … des hommes et des femmes ordinaires donc, mais habités par la hantise du péché et la peur de châtiment, chacun avec sa religion, son église.

Et puis, « Arrive un vagabond » : sympa lui aussi, il est vite adopté, et lui-même adopte rapidement la petite ville et ses habitants. Il fait même du petit Sam son fils adoptif. Mais voilà il tombe amoureux : un récit banal en somme ! Pas du tout ! car les rêves se succèdent et les secrets tuent d’être trop lourds, et l’on glisse peu à peu vers une intrigue tendue comme sur un fil et qui monte qui monte … vers une fin qui fait froid dans le dos.

« Le puritanisme, la ségrégation et la condition féminine dans l’Amérique des années 1950 constituent la trame sociale de cette tragédie. Un grand roman sur l’enfance et la perte de l’innocence« . Critique de Bibliobs.

……………………………………………………………………………. « Arrive un vagabond  » Robert GOOLRICK

 

« Une prison qui sentait le sel de mer, le figuier et l’hélichryse » : cette prison se dresse sur une île livrée aux tempêtes et aux vents violents.

Et à cette prison, se rendent régulièrement : Luisa, fermière, tenue de se lever très tôt pour traire les vaches, de prendre le train puis le ferry pour aller retrouver son mari, un homme violent, qui purge sa peine pour avoir tué à deux reprises. Paolo, professeur de philosophie, lui, rejoint l’île pour rendre visite à son fils, membre des Brigades Rouges, impliqué dans plusieurs assassinats politiques.

Malgré la différence de leurs milieux sociaux et de leur niveau intellectuel, ces deux-là vont se rapprocher.

C’est en même temps qu’une peinture d’une Italie en pleine crise, un récit plein de délicatesse, douceur et poésie, qui donne envie de lire d’autres oeuvres de cette écrivaine.

« Si on veut garder quelqu’un vraiment à l’écart du reste du monde, il n’y a pas de mur « plus haut que la mer« .

……………………………………………………………………..  « Plus haut que la mer » Francisca MELANDRI

Escapade sur l’Aven

Seize résidents des Hespérides ont pris place dans deux minibus conduits par Martine et Jean-Guénaël : les voici installés ce mercredi matin du 19 septembre, sous un ciel plutôt généreux, malgré la menace de pluies éparses, d’une météo pessimiste et … souvent hésitante sur notre Ouest changeant, en direction de Pont-Aven.

A défaut de n’avoir pu visiter ni le Musée, ni les différentes galeries d’expositions, nous débutons par un peu d’histoire et de géographie de cette petite ville attractive :

Dès la traversée de la Laïta qui sépare le Morbihan du Finistère, nous sommes dans le pays de l’Aven qui s’étend de l’Odet à la dite Laïta.

Pont-Aven (Aven = rivière), la ville aux 14 moulins, fut un bourg actif avec ses foires aux bestiaux et ses marchés divers; sur le port, des caboteurs déchargeaient des céréales et remplissaient les cales de bois de chauffage. On y troquait, entre autres, le granit contre du charbon, et on y pratiquait l’activité meunière. Et pourtant :

– Jean-François Brousmiche, en 1831, avait créé ce dicton :

« Pont-Aven, ville sans renom,

Femmes sans tétons,

Autant de moulins que de maisons,

Autant de catins que de chaussons. »

Mais il disait aussi – prémonition – ? :

« La rivière de Pont-Aven, en la descendant jusqu’à la mer, présente une multitude de sites qui sont dignes d’être reproduits par le pinceau de l’Artiste » !

Madame de La Villemarqué décrit ainsi Pont-Aven vers 1860 :

« Cette population de 1.000 habitants est la plus pauvre de France. […] La moitié des habitants de Pont-Aven se demande, au lever du soleil, si, avant que le soleil ne se couche, elle aura goûté un morceau de pain. » … Alors que la rivière de Pont-Aven, très poissonneuse, abondait en saumons excellents !

Et … un beau jour de juillet 1864, un peintre américain, Henry Bacon, voyageant dans la diligence de Concarneau à Quimperlé pour aller y prendre le train pour Paris, fit une halte à Pont­-Aven. « C’est le plus joli village que j’avais vu jusqu’à présent, avec son pont étrange au-dessus d’une rivière rapide qui fait tourner plusieurs roues à eau pittoresques et s’en va vers la mer, à peu de distance »… A Paris, il retrouva ses amis et leur vanta le « joli village » ; de nombreux artistes vinrent ainsi « envahir » cette « vallée entre deux collines abondamment boisées, s’ouvrant vers le sud et la mer, où le climat est tempéré, favorable au travail en plein air » Ils viendront ensuite de Londres, de Philadelphie, des pays nordiques et d’ailleurs, et les Pontavenistes les baptisent une fois pour toutes les « Américains », Français compris puisque Gauguin, lui, est venu s’installer, en 1886 à l’âge de 38 ans, dans « cet petit trou pas cher ».

Et ainsi « PONT-AVEN » devint « cité des peintres » ! …

Pont-Aven et ses galettes « Traou Mad » dont la fabrication remonte à 1890, qui sont un produit emblématique de la Bretagne, au même titre que le pâté Hénaff ou les fraises de Plougastel.

Pont-Aven où un jardin public est dédié à Théodore Botrel dont une statue rend hommage au barde qu’il fut et auquel on doit « Le Pardon des Fleurs d’Ajonc » célébré chaque année en août, et … « La Paimpolaise » !

Pont-Aven qui a honoré notre grand poète breton Xavier Grall en créant une promenade à son nom, véritable havre de verdure qui longe l’Aven, où nichent de jolies et pittoresques demeures.

Pont-Aven et sa si élégante et renommée gavotte, remarquable par la coiffe et la collerette des dames,

ainsi que par la variété de ses figures, adulée par les Celtes et les cercles de danse bretonne.

Pont-Aven, ville définitivement célèbre, où de nombreux septembristes aujourd’hui, déambulent sur les trottoirs, léchant les vitrines.

La salle du restaurant « les Ajoncs d’Or » nous attend à midi, nous offrant d’emblée, sur toute la largeur d’un mur, un tableau représentant deux bouquets de genêts sur un ciel aux nuages lourds, traversé de nuées de mouettes, à la manière de Penguilly qui, lui, les représentait sur la mer … Des mouettes que nous retrouverons sur la promenade de l’Aven qui de pont en pont mène à l’embarcadère. Jacqueline qui, de son balcon des Hespérides, les côtoie quotidiennement, leur trouve une voix différente : forcément, ces commères s’expriment ici, avec l’accent du Finistère ! Dieu sait comme à Lorient nous avons du mal à comprendre le breton de ce bout du monde !

Il n’y a pas que les mouettes qui nous font cortège : des oies blanches se balancent sur cette portion d’Aven rocheux, si vivant, savant mariage de cascades d’eau, de fleurs, de pierres arrondies par l’érosion, de murets élaborés, et de bancs d’herbes flottant comme des chevelures.

A 14 h., nous prenons place dans le bateau « Le Paul Gauguin » – renommée oblige – qui va nous embarquer vers l’océan Atlantique, un parcours de l’aber de 6 k. 500 (Notons que l’aber ainsi nommé dans le Finistère est une ria dans le Morbihan) … Et pourtant, « ria de l’Aven » sonne mieux que « aber de l’Aven », non ?

La jeune voix d’Elisabeth, guide, nous accompagnera tout le long de la balade et nous l’écouterons passionnément, car elle nous en racontera ! Sur les coteaux environnants, souvent boisés, d’énormes blocs de granit servent de pignons ou de murs à de belles maisons de négociants et d’armateurs, et à des demeures plus modestes. Des moulins y trouvent appui également … Nous sommes fortement impressionnés non seulement par la largeur de l’embouchure, mais par le nombre imposant de bateaux de plaisanciers, des centaines et des centaines ! qui dorment de chaque côté de la rive. On évoquera la présence du « Minahouet » amarré ici pour le plaisir des touristes. Peu ou pas de mouvement sur l’aber, nous sommes pratiquement les seuls à voguer à la surface de l’eau. »Mais où c’est qu’y sont donc » les propriétaires de ces yachts ? Des « premiers de cordée » peut-être, qui permettent à l’industrie nautique de prospérer. Pensez qu’il faut plusieurs années d’attente pour obtenir un anneau ! étonnant, non ? … A gauche comme à droite, une végétation dense et abondante surplombe les blocs de granit – c’est un granit spécial qui a permis la construction d’églises, de Nantes, de Lorient, de Port-Louis, et autres. Le lichen jaune incrusté dans les roches signe l’indice de marée : à ce jour, la marée est haute à 13 h. 57 et basse à 20 h. 06 = 6 h. de vie maritime intense. C’est le paradis des oiseaux : mouettes « rieuses » (hum, on va demander à Jacqueline … ), courlis, aigrettes, tadornes, hérons, et tant d’autres ! … Sur notre droite, nous découvrons, dans un écrin de verdure, le château des Hénan et son moulin à marée datant du XVème siècle, rénové par les Compagnons du Devoir, et dont une des tours est penchée ! une farce des korrigans qui se substituaient aux maçons la nuit et qui avaient trop forcé sur le chouchen ? … Ensuite, c’est le Château de Poulguin, en breton le château du Trou à vins, datant du XVIème siècle : l’échange des tonneaux entre l’Aven et Bordeaux se faisait sur des charrettes, et comme au retour, « on » avait prélevé une partie du breuvage parce qu’il faisait soif, on compensait la quantité manquante par de l’eau douce, d’où la réputation de vin léger attribuée aux cépages de Bordeaux ! … Des bouées jaunes témoignent de la présence des parcs à moules … non loin de Rosbras où, durant des décennies, chalutiers et thoniers à voile faisaient relâche … Et nous atteignons, sans signalisation, si ce n’est quelques doux roulis et giclées d’eau de mer sur les carreaux, nous laissant craindre la force des éléments : l’Océan ! La houle est en effet assez forte et nous empêche de nous engager dans la rivière du Belon, où les rias de l’Aven et du Belon se rejoignent à la pointe de Penquerneo pour se jeter dans l’Atlantique … demi-tour donc sur l’Aven pour retrouver nos falaises rocheuses dans lesquelles des anneaux, ici, permettaient aux sardiniers de s’arrêter pour se désaltérer à une source d’eau douce, et plus loin, l’anse de Goulet-Ricardo, où Gauguin – oh ! – venait se baigner nu ! les bigots s’en trouvaient choqués, les humoristes disaient qu’il venait tremper son pinceau dans l’eau … Puis on nous signale un énième château à colombier à ciel ouvert, et nous revoilà aux dortoirs à bateaux qui nous disent, sur une pose musicale d’inspiration bretonne, l’approche de Pont-Aven, où, à la descente du « Paul Gauguin », nous nous régalerons de cidre, entre autres rafraîchissements, au bar de la Rozen Aven.

C’était « majestueux » a déclaré Ambroisine, résumant l’enthousiasme général, avant le retour, assuré par Martine et Jean-Guenaël qui, en plus, nous offrirent un pot fort apprécié aux Hespérides.

Un grand merci à tous les deux : grâce à eux, en échappant à la routine quotidienne, à chaque sortie, nous engrangeons des ressentis dans notre grenier à souvenirs.

Extraordinaire apéritif d’été 2018

Le Temps se déroule au rythme des saisons aux Hespérides : alors que s’ouvre le Festival Interceltique de Lorient, nous nous souviendrons de  ce 3 août 2018 et de son apéritif d’été, dégusté dans le Jardin Extraordinaire amoureusement entretenu par Eric, été comme hiver.

Extraordinaire de beauté luxuriante : admirez avec nous ses arbustes de toutes sortes, son fier chamerops parmi les conifères, les bambous, les hortensias, les croscomias, les lauriers-roses et j’en passe … bien sûr le marronnier, le cerisier du Japon et bien d’autres espèces à floraison printanière, sur un gazon qui a gardé sa verdeur malgré les rayons trop généreux de sa Majesté le Soleil, sous notre ciel breton de ce mois d’août particulièrement torride.

Ce Jardin Extraordinaire où le mimosa a éclaté de ses mille boutons d’or, à l’image du nectar aux fruits jaunes qui n’aspire qu’à dégouliner de joie dans nos papilles assoiffées, et à imbiber nos coeurs, de petits bonheurs. Moment divin !

Les verres aux facettes multicolores, rehaussés de pailles, et contenant entre autres, des fraises et des cassis aux rouges somptueux, disent la volupté des hôtesses, Nadège, Gwenola, et Marie-Christine, qui en nous mijotant boissons et amuse-palais aux saveurs incomparables, nous éclaboussent de leur jeunesse et de leur beauté. Elles aussi, aiment notre Jardin Extraordinaire, habité par une infinité d’oiseaux : nous évoquerons le bonheur des merles, moineaux, sansonnets, geais, pies, étourneaux, des goélands et mouettes, et aussi des piverts, pigeons et tourterelles, corneilles et corbeaux, nous régalant de leur chants, pépiements et roucoulements, et de leur envol dans des bruissements d’ailes perçus comme des appels à l’évasion. (« Il suffit pour ça d’un peu d’Imagination« )

L’amitié partagée en cette journée ensoleillée et si pleine de chaleur ! les tenues légères et gaies, les chapeaux de paille et les lunettes de soleil donnaient au décor, sous les grands paravents accueillants de ce Jardin Extraordinaire, l’apparat d’une fête estivale. La lumière dorée offrait aux visages un reflet de jeunesse et les ombres en prolongeaient la durée, pour que subsiste le rêve et qu’y soit vivante en espérance, la somme multiple de toutes nos vies.

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Remercions tous les acteurs de cette rencontre et dégustons le temps présent : le temps à venir prendra son temps, dans ce Jardin Extraordinaire …

Karaoke de juin 2018

Des chansons dont les paroles sont gravées dans une mémoire dont la porte reste toujours ouverte » : si Jean-Pierre Darroussin le dit, les amateurs de KARAOKE des Hespérides à Lorient, eux, chantent avec joie la nostalgie :

Et je m’en vais clopin-clopant, Il n’y en a plus pour bien longtemps : Comment faire, comment faire ?, puisque Il n’y a plus d’après Que sont devenus les jours du temps qui passe ? : Alors Retiens la nuit, En chantant car :

Je n’aurai pas le temps, de Prendre un enfant par la main.

Je ne suis pas bien portant, Je suis malade : La maladie d’amour. Emmène-moi au bout de la terre : L’Amérique et Casablanca, La Californie, Alexandrie-Alexandra, à Mexico, des Cornouailles à l’Oural, à Vesoul,

 

On ira où tu voudras : A la claire fontaine  ! Sous les Ponts de Paris, à Joinville-le-pont, à La Chasse aux papillons, à Pigalle, aux Champs Elysées, chez Laurette, et Le jour où la pluie viendra, à la Madrague, Sous le soleil exactement … à Syracuse !!!

Un jour se lèvera et Avec le temps, J’irai jusqu’au bout de mes rêves … Pour la fin du monde …

On peut tout exprimer en chansons ! Aujourd’hui, la Nostalgie, demain La folle Espérance.

 

Escale à Lorient du Tour de France 2018

Quel événement à Lorient ! ce mercredi 11 juillet 2018 :

Sous nos fenêtres aux Hespérides, le départ du Tour de France 2018 !!! Ma Doué !

Dès la veille, toutes les voitures habituellement garées le long des trottoirs de la célèbre Avenue de la Marne, adresse des Hespérides de Lorient, ont dû trouver refuge dans les rues avoisinantes : place aux barrières de protection des piétons avides de côtoyer au plus près les coureurs du Tour de France.

Dès 5 h. du matin, le service urbain plaçait les barrières préparées la veille, le long des trottoirs, réservant ainsi la circulation aux organisateurs du Tour de France, ainsi qu’aux services de sécurité et de soins.

Aux Hespérides de Lorient, bien des seniors intéressés par l’événement étaient accoudés à leur rampe de balcon, accompagnés d’invités, pour assister, avec de nombreux Lorientais postés derrière les barrières dès 9 h., au défilé extraordinaire des voitures de la caravane, un moment plein de liesse bruyante et de partage autour de la passion commune du cyclisme.

Sous un magnifique ciel bleu qui étincelait entre les arbres de l’avenue des résidents des Hespérides de Lorient, une foule colorée, enthousiaste, acclamait les véhicules publicitaires et leurs conducteurs, et aussi les animateurs, vous savez, ceux qui lancent à tout-va, les petits cadeaux, petits spécimens de réclame des différentes marques représentées avec créativité, remarquables par leur gigantisme parfois, qui font le bonheur des enfants et ados ravis de remplir leur besace de ces produits miniature qu’ils s’empresseront de montrer à leur entourage. Il y a parfois compétition ! La « pêche » fut bonne pour Côme, trois ans et demi. Des mini jus de fruits trouvaient sur place leur emploi, par cette douce chaleur qui enveloppait Lorient et les Hespérides ce matin du 11 juillet, avant la dispersion de la foule qui, fidèle, sera au rendez-vous suivant du départ de peloton.

A midi un quart pile – quelle précision dans le déroulement de l’événement ! – avec les amateurs du Tour, nous voici à nouveau sur le balcon des Hespérides, en union avec d’autres Lorientais en face et en-dessous de nous, et probablement des voisins du pays de Lorient et des touristes, guettant le départ du peloton qui, 300 m. plus bas, avenue Anatole France, précédé de quelques voitures et motards,  démarrait déjà à bonne allure : imaginez 176 coureurs répartis en 22 équipes surgissant d’un coup sous votre nez, dans un wrouhh ! collectif qui vous donne le frisson – vous savez, celui de l’émotivité – pédalant dans une attitude commune à tous, penchés sur leurs guidons dans une courbe du dos superbe, maillots de toutes couleurs, bleus, orange, rouges, verts, turquoises, le jaune étant leur moteur de convoitise et d’espérance. Grandiose !

A eux tous, sans distinction de talents, notre émotion et nos souhaits : nous n’en manquons pas aux Hespérides à Lorient et acceptons de les partager, pour que chacun d’entre eux en fasse, de coups de pédale répétés, le creuset de leur joie de vivre jusqu’au bout … jusqu’au bout de leur rêve.

Cette festivité offerte aux Lorientais est le prélude au Festival Interceltique de Lorient (F.I.L) qui a lieu cette année du 3 au 12 août, et dont la Grande Parade des Nations Celtes qui dure environ 3 heures, se déroule de l’avenue de la Marne à l’avenue de la Perrière, sous les fenêtres des Hespérides de Lorient.

Sortie au Golfe du Morbihan

Sans réponse à nos interrogations sur les origines de la présence de ces îlots dans la niche merveilleuse du Golfe du Morbihan, nous adhérons à la poésie d’Adrien REGENT qui nous parle de « ces fées qui s’envolant comme un essaim à travers le Morbihan, en faisant tomber de leurs manteaux une fine poussière d’or, firent surgir de toutes parts, des îles aussi nombreuses que les jours de l’an »

Merci à ce poète qui nous offre là un bien belle image du Golfe du Morbihan !

Nous voici arrivés à LOCMARIAQUER, ce qui requiert une petite leçon de breton :

Lok = lieu saint

Maria

ker = lieu

A vous maintenant, de traduire ! pour trouver « Lieu dédié à Marie »

Dès l’entrée de Locmariaquer, nous étions sous le charme du climat privilégié – dont les palmiers et les aloès vigoureux témoignent – qui réchauffe sa Majesté granit, structure de cette île, mondialement connue pour ses mégalithes : menhirs, cairns, dolmens, tumulus, pierre plates … Deux clochers en émergent, celui de N-Dame du Kerdro et celui de la chapelle du Moustoir, granit partout maître !

Les amateurs de voile et de yatching apprécient son port, et savez-vous que cette petite ville est le berceau de l’huître plate ? d’ailleurs les parcs à huîtres sont très nombreux dans le Golfe.

KERPENHIR : 2ème petite leçon de breton :

Ker = lieu, village

Pen = tête

Hir = long. A nouveau, traduisez ! la désignation de la pointe et sa forme allongée en sont la réponse !

« Le Relais de Kerpenhir » : la luxuriante floraison dont la variété nous a surpris et ravis : acanthes, anémones, agapanthes, lauriers-roses, lavande, impatiens, pétunias, fuchsias, hortensias … une profusion de fleurs, de plantes et de buissons, à couper le souffle ! couronne l’hôtel-restaurant : certaines exotiques comme le datura appelé aussi « l’herbe du diable »

(Que diable vient faire le diable dans un endroit qui nous a semblé le paradis ?).

Dans un décor breton rehaussé d’une touche provençale, sous la forme d’un hibiscus qui voit rouge auprès de la cheminée,

 

les plats simples et raffinés, servis dans une ambiance chaleureuse et reposante – les fleurs qui s’offraient à nouveau à notre vue nous y avaient préparés – ont plu à tous.

L’endroit est très prisé, 6 km. de plages au sable fin, un sémaphore, des dunes, des mégalithes.

Si, de nos appartements et maisons, nous avons l’habitude d’interroger l’horizon, ici, en promenade en bateau dans le Golfe du Morbihan, nous avons à la fois, vue sur l’infini et sur les multitudes de propriétés qui recèlent leurs lots de trésors : chapelles, moulin à vent, calvaires, conifères et autres essences d’arbres, rochers, escarpements avec escaliers descendant à la mer, plagettes et bateaux et … toutes ces petites maisons blanches à pignons et toits d’ardoises qui éclatent de soleil et de lumière bretons.

Et parmi les résidents du Golfe, non seulement nos habitués et insatiables goélands et mouettes dites rieuses, mais aussi des hérons cendrés, des sternes, des aigrettes, des bernaches, ainsi que des cormorans qui boudent désormais nos côtes lorientaises. Et tant d’autres espèces que nous aimerions bien connaître.

Les plaisanciers côtoient de nombreux autres bateaux, ceux qui nous promènent, les croisiéristes; ceux qui nous nourrissent, les caseyeurs, les chalutiers. Et la mer les porte, et les comble*

Par une dernière petite leçon de breton :

Men = pierre

Hir = long, haut

Menhir = pierre haute

Dol = table, avec men,

Dolmen = table en pierre,

nous terminerons notre virée en passant par Carnac pour découvrir ou redécouvrir ses alignements, pour lesquels on vient de très très loin, tant le mystère entourant leur existence et leur présence à cet endroit, est attirant et puissant !

… Ces promenades nous font retrouver nos yeux d’enfant et ce qu’ils contiennent d’émerveillement. La chaleur de l’amitié, du partage et des échanges y est aussi pour quelque chose. Et la rassurante présence de notre beau couple de conducteurs, Martine et Jean-Gwenaël, et leur générosité commune qui nous font beaucoup de bien !

*La mer, elle, « Toujours la mer, a quelque chose à dire,

« Musique et poésie, amour et liberté

« Ces mots que nous chantons, vogueront beaux navires

« A travers les saisons, toute une éternité … »

Magie de la mer, magie de l’évasion …

Les Hespérides en balade

Branle-bas aux Hespérides ce matin jeudi 31 mai : deux minibus attendent des résidents pour une balade dans les Monts d’Arrée de Bretagne.

Le ciel n’est ni boudeur, ni prometteur, mais une averse prolongée n’a pas pas pu résister à démarrer avec nous : les essuie-glaces seront nets. Au bout d’une petite heure, le soleil nous fera le jeu de la séduction, après tout, c’est le printemps et nuages et vent ont pris quelque congé. Le temps d’un détour à la Basilique-Cathédrale de St-Corentin de Quimper aux deux clochers ajourés – dans laquelle la déviation à gauche par rapport à la nef suscite plusieurs hypothèses, celle de l’évocation du symbole du Christ qui penche légèrement la tête vers la gauche sur la Croix est touchante.

Et voilà une petite bruine qui chantonne sur le pare-brise pour nous dire que le repas est proche, oui mais il faut arriver au Faou, en dépit de travaux importants sur la voie rapide, où une table accueillante nous attend au restaurant « Le Relais de la Place » devant lequel un magnifique banc et une potiche – oeuvres d’un(e) mosaïste doué(e) invitent à l’admiration –

Mais si l’oeil se nourrit de beau, l’estomac, lui, non, c’est le temps des mâchoires : le repas, précédé du sacro-saint kir – breton ou traditionnel – est léger, coloré et goûté : plaisir des yeux et des papilles, animé aussi pour celui des langues.

Et hop ! nous revoilà dans nos minibus respectifs, en route vers l’abbaye de St Gwenolé datant du Vème siècle, mais victime d’invasions normandes et d’expulsions lors de la Révolution, elle n’a été reconstruite qu’en 1950, grâce aux dons généreux des fidèles de ce saint. Cet endroit richement arboré de nombreuses essences et le monastère lui-même, sont porteurs de sérénité et appellent de nombreux visiteurs, et de plus, nous y avons rencontré deux pêcheurs – nous sommes en pleine verdure, mais la mer n’est jamais loin en Bretagne – l’un d’eux, aux bras richement tatoués, porte sur une épaule une brochette de poissons à l’aspect bizarre. Notre curiosité éveillée, les Bretons toujours communicatifs, enthousiastes et fiers, nous ont présenté le fruit de leur pêche et devinez ! : c’étaient cinq petits requins, dotés d’un aileron, oui ! inoffensifs par leur taille adulte d’un mètre vingt – soyez rassurés, vous pourrez vous baigner et nager sans risque d’être leur proie, on n’est pas en Australie, on est en Bretagne : d’ailleurs, ils se nourrissent de crabes, les gourmets ! et s’il vous arrive de les déguster, peut-être leur trouverez-vous un goût de lotte vanté par les pêcheurs qui voulaient nous les vendre, mais on n’allait tout de même pas les rapporter à notre Yannick – l’excellent cuisinier des Hespérides – c’était pas le but de la promenade ! Ben, voilà une découverte ! Quand on vous dit qu’il faut sortir …

 

Et à nouveau sur la route vers Châteauneuf-du-Faou, mais en faisant un détour par le Pont de Térénez, merveille d’architecture que l’homme – combien d’hommes ont réalisé en épousant la nature et les contours de l’aber. Ce pont qui enjambe l’Aulne et offre des accès en courbe qui en font la beauté est un élément essentiel de désenclavement pour la presqu’île de Crozon. C’est super de le franchir et des oh ! et des ah ! volent dans le bus. On poursuit notre route, la sieste on la fera demain car le parcours est accrocheur, les parcelles de terre mariant tous les tons de vert, sont délimitées par des arbustes de toutes sortes et donnent une structure esthétique à l’ensemble des vallons … Et l’on en traverse des petits bourgs bretons ! les uns et les autres annoncés par les flèches des églises brodées de granit, tutoyant le ciel. Ah ! la Bretagne et ses monuments !

Et devant les demeures, des rhododendrons roses, violets, et même rouges ! nous jouent la fête de fin de saison et seront bientôt remplacés par les hortensias, fierté de la Bretagne : on n’a pas fini de s’émerveiller …

La Bretagne est belle et parfois, elle l’oublie, nous aux Hespérides, le savons ! et de temps en temps, il fait bon troquer le fardeau de la vie contre une étincelle de joies. C’est ce que nous avons fait hier – grâce au geste généreux de la jeune Martine (conductrice) et du jeune Jean-Gwenaël (conducteur), dont la bonne humeur et la gentillesse nous ont accompagnés tout au long de cette escapade – et que nous referons …

Tournoi hebdomadaire de bridge

Peu de monde ce mardi de mai au tournoi hebdomadaire de bridge qui réunit habituellement une vingtaine de joueurs dont une grande moitié venue de l’extérieur.

Nous n’étions que douze.

Mais on en a profité pour faire un Howell 3 tables bien sympathique avec des donnes riches en difficultés d’enchères et de jeu de la carte et qui donnaient lieu à beaucoup de commentaires. Il y a eu deux chelems trouvés et réalisés par 2 équipes. D’autres les ont réussis sans les demander. D’autres les ont demandés sans les réussir. C’est la glorieuse incertitude du Bridge ! Une bonne après-midi, en tous cas et l’on se quitte en attendant de se retrouver le mardi suivant.

Débats  » autour d’un livre  » d’avril

Voyage des Hespérides à Compostelle en compagnie d’Hervé BELLEC et de sa « Garce d’étoile »

Voici un périple semé d’humour sur le Chemin de Compostelle, qui donne envie de partir vers un ailleurs et de marcher, marcher, marcher … oui mais voilà, quand on est breton on croit que les chemins qui vont vers le sud sont des chemins qui descendent, alors que les montées, les haltes plus longues que prévues ont souvent freiné sa marche : eh oui ! sans pourtant qu’il ait envie de revenir sur ses pas, car on trouve de tout sur la route : des bistrots et des églises, des endroits, parfois hostiles où crécher mais souvent chaleureux – pas dans les paradous quand même – et des cailloux ! surtout des cailloux placés juste au-dessous des ampoules, exprès pour faire mal … Beaucoup de rencontres aussi, des gens sympas, des chiens qui ne le sont pas toujours, des compagnons partageant les demis pris au bistrot … et le même voeu ! en écrivant la sacro-sainte carte postale … Une étoile qui vous suit et ne vous lâche plus puisque notre pèlerin atteint Compostelle en dépit des périodes de doute, de solitude et de fatigue qui l’accompagnèrent.

Bravo à notre breton Hervé, successivement musicien, patron de bar et aujourd’hui professeur d’histoire-géographie dans un lycée de Brest.

 

 

« Dans la mer il y a des crocodiles » Louis GEDA

C’est un récit bouleversant qui narre la lutte pour survivre, d’un jeune garçon de 11 ans environ – il ne connaît pas son âge réel – que sa mère a lâché et abandonné pendant la nuit, lui permettant ainsi d’échapper à son sort tout écrit, celui des menaces de mort des tribus Pachtounes et Talibans sur leur ethnie Hazara. Nous voici donc en compagnie d’Enaiatollah fuyant son Afghanistan natal pour chercher asile en Europe. Il va bien sûr faire des rencontres multiples, de prédateurs entre autres, mais aussi, heureusement, de personnes bienveillantes qui lui permettront de traverser, au prix de nombreux risques, le Pakistan, l’Iran, la Turquie, puis la Grèce, et son odyssée va durer cinq longues années.

5 années ! c’est quand même moins long qu’Ulysse qui mit 10 années à revenir dans son île, mais lui, c’était pour retrouver sa Pénélope. Enaiatollah, lui, c’est la liberté qui l’attend, une liberté qui n’a pas de prix …

Nous avons quitté un moment nos Hespérides pour accompagner ce jeune afghan dans sa longue et périlleuse pérégrination, tout en lui soufflant encouragement et espérance d’une belle issue :

« Il faut toujours avoir un rêve au-dessus de la tête, quel qu’il soit, alors la vie vaudra la peine d’être vécue »

« Que ta vie soit aussi longue que celle des arbres ! »

Fait historique ou fiction, ce puissant récit aura largement épanché notre soif d’ailleurs.

 

Karaoké de mai 2018

 

Aux Hespérides à Lorient, où il y a « Un jardin extraordinaire », et où « L’important c’est la rose », « Voici le mois de mai », mais oui, « Il est revenu le temps du muguet »,

puis vient « Le temps des cerises » … Alors « Si on chantait », pas « Sous le soleil exactement » peut-être sous « Le parapluie » avec Brassens « Le jour où la pluie viendra » ce qui ravivera « L’eau vive ». C’est vrai ! « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? », « Quand on n’a que l’amour » même si « L‘amour est un oiseau rebelle «  on chante « Il n’y a pas d’amour heureux » .

On « Écoute dans le vent » et on a « La mer » ,« La mer, toujours la mer ». C’est « Le tourbillon de la vie » sur « Trois petites notes de musique » et « Padam padam ».

Sans aller à « Mexico », ou sur « Les neiges de Kilimandjaro », dans notre « Douce France » on a « La montagne » ,« C’est magnifique ! » et « Ma Bretagne quand elle pleut » !!!

« C’est ainsi que les hommes vivent » aux Hespérides de Lorient ! On voit « La vie en rose », « en chantant ».