38 bis, Avenue de La Marne56100 LORIENT

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Escapade sur l’Aven

Seize résidents des Hespérides ont pris place dans deux minibus conduits par Martine et Jean-Guénaël : les voici installés ce mercredi matin du 19 septembre, sous un ciel plutôt généreux, malgré la menace de pluies éparses, d’une météo pessimiste et … souvent hésitante sur notre Ouest changeant, en direction de Pont-Aven.

A défaut de n’avoir pu visiter ni le Musée, ni les différentes galeries d’expositions, nous débutons par un peu d’histoire et de géographie de cette petite ville attractive :

Dès la traversée de la Laïta qui sépare le Morbihan du Finistère, nous sommes dans le pays de l’Aven qui s’étend de l’Odet à la dite Laïta.

Pont-Aven (Aven = rivière), la ville aux 14 moulins, fut un bourg actif avec ses foires aux bestiaux et ses marchés divers; sur le port, des caboteurs déchargeaient des céréales et remplissaient les cales de bois de chauffage. On y troquait, entre autres, le granit contre du charbon, et on y pratiquait l’activité meunière. Et pourtant :

– Jean-François Brousmiche, en 1831, avait créé ce dicton :

« Pont-Aven, ville sans renom,

Femmes sans tétons,

Autant de moulins que de maisons,

Autant de catins que de chaussons. »

Mais il disait aussi – prémonition – ? :

« La rivière de Pont-Aven, en la descendant jusqu’à la mer, présente une multitude de sites qui sont dignes d’être reproduits par le pinceau de l’Artiste » !

Madame de La Villemarqué décrit ainsi Pont-Aven vers 1860 :

« Cette population de 1.000 habitants est la plus pauvre de France. […] La moitié des habitants de Pont-Aven se demande, au lever du soleil, si, avant que le soleil ne se couche, elle aura goûté un morceau de pain. » … Alors que la rivière de Pont-Aven, très poissonneuse, abondait en saumons excellents !

Et … un beau jour de juillet 1864, un peintre américain, Henry Bacon, voyageant dans la diligence de Concarneau à Quimperlé pour aller y prendre le train pour Paris, fit une halte à Pont­-Aven. « C’est le plus joli village que j’avais vu jusqu’à présent, avec son pont étrange au-dessus d’une rivière rapide qui fait tourner plusieurs roues à eau pittoresques et s’en va vers la mer, à peu de distance »… A Paris, il retrouva ses amis et leur vanta le « joli village » ; de nombreux artistes vinrent ainsi « envahir » cette « vallée entre deux collines abondamment boisées, s’ouvrant vers le sud et la mer, où le climat est tempéré, favorable au travail en plein air » Ils viendront ensuite de Londres, de Philadelphie, des pays nordiques et d’ailleurs, et les Pontavenistes les baptisent une fois pour toutes les « Américains », Français compris puisque Gauguin, lui, est venu s’installer, en 1886 à l’âge de 38 ans, dans « cet petit trou pas cher ».

Et ainsi « PONT-AVEN » devint « cité des peintres » ! …

Pont-Aven et ses galettes « Traou Mad » dont la fabrication remonte à 1890, qui sont un produit emblématique de la Bretagne, au même titre que le pâté Hénaff ou les fraises de Plougastel.

Pont-Aven où un jardin public est dédié à Théodore Botrel dont une statue rend hommage au barde qu’il fut et auquel on doit « Le Pardon des Fleurs d’Ajonc » célébré chaque année en août, et … « La Paimpolaise » !

Pont-Aven qui a honoré notre grand poète breton Xavier Grall en créant une promenade à son nom, véritable havre de verdure qui longe l’Aven, où nichent de jolies et pittoresques demeures.

Pont-Aven et sa si élégante et renommée gavotte, remarquable par la coiffe et la collerette des dames,

ainsi que par la variété de ses figures, adulée par les Celtes et les cercles de danse bretonne.

Pont-Aven, ville définitivement célèbre, où de nombreux septembristes aujourd’hui, déambulent sur les trottoirs, léchant les vitrines.

La salle du restaurant « les Ajoncs d’Or » nous attend à midi, nous offrant d’emblée, sur toute la largeur d’un mur, un tableau représentant deux bouquets de genêts sur un ciel aux nuages lourds, traversé de nuées de mouettes, à la manière de Penguilly qui, lui, les représentait sur la mer … Des mouettes que nous retrouverons sur la promenade de l’Aven qui de pont en pont mène à l’embarcadère. Jacqueline qui, de son balcon des Hespérides, les côtoie quotidiennement, leur trouve une voix différente : forcément, ces commères s’expriment ici, avec l’accent du Finistère ! Dieu sait comme à Lorient nous avons du mal à comprendre le breton de ce bout du monde !

Il n’y a pas que les mouettes qui nous font cortège : des oies blanches se balancent sur cette portion d’Aven rocheux, si vivant, savant mariage de cascades d’eau, de fleurs, de pierres arrondies par l’érosion, de murets élaborés, et de bancs d’herbes flottant comme des chevelures.

A 14 h., nous prenons place dans le bateau « Le Paul Gauguin » – renommée oblige – qui va nous embarquer vers l’océan Atlantique, un parcours de l’aber de 6 k. 500 (Notons que l’aber ainsi nommé dans le Finistère est une ria dans le Morbihan) … Et pourtant, « ria de l’Aven » sonne mieux que « aber de l’Aven », non ?

La jeune voix d’Elisabeth, guide, nous accompagnera tout le long de la balade et nous l’écouterons passionnément, car elle nous en racontera ! Sur les coteaux environnants, souvent boisés, d’énormes blocs de granit servent de pignons ou de murs à de belles maisons de négociants et d’armateurs, et à des demeures plus modestes. Des moulins y trouvent appui également … Nous sommes fortement impressionnés non seulement par la largeur de l’embouchure, mais par le nombre imposant de bateaux de plaisanciers, des centaines et des centaines ! qui dorment de chaque côté de la rive. On évoquera la présence du « Minahouet » amarré ici pour le plaisir des touristes. Peu ou pas de mouvement sur l’aber, nous sommes pratiquement les seuls à voguer à la surface de l’eau. »Mais où c’est qu’y sont donc » les propriétaires de ces yachts ? Des « premiers de cordée » peut-être, qui permettent à l’industrie nautique de prospérer. Pensez qu’il faut plusieurs années d’attente pour obtenir un anneau ! étonnant, non ? … A gauche comme à droite, une végétation dense et abondante surplombe les blocs de granit – c’est un granit spécial qui a permis la construction d’églises, de Nantes, de Lorient, de Port-Louis, et autres. Le lichen jaune incrusté dans les roches signe l’indice de marée : à ce jour, la marée est haute à 13 h. 57 et basse à 20 h. 06 = 6 h. de vie maritime intense. C’est le paradis des oiseaux : mouettes « rieuses » (hum, on va demander à Jacqueline … ), courlis, aigrettes, tadornes, hérons, et tant d’autres ! … Sur notre droite, nous découvrons, dans un écrin de verdure, le château des Hénan et son moulin à marée datant du XVème siècle, rénové par les Compagnons du Devoir, et dont une des tours est penchée ! une farce des korrigans qui se substituaient aux maçons la nuit et qui avaient trop forcé sur le chouchen ? … Ensuite, c’est le Château de Poulguin, en breton le château du Trou à vins, datant du XVIème siècle : l’échange des tonneaux entre l’Aven et Bordeaux se faisait sur des charrettes, et comme au retour, « on » avait prélevé une partie du breuvage parce qu’il faisait soif, on compensait la quantité manquante par de l’eau douce, d’où la réputation de vin léger attribuée aux cépages de Bordeaux ! … Des bouées jaunes témoignent de la présence des parcs à moules … non loin de Rosbras où, durant des décennies, chalutiers et thoniers à voile faisaient relâche … Et nous atteignons, sans signalisation, si ce n’est quelques doux roulis et giclées d’eau de mer sur les carreaux, nous laissant craindre la force des éléments : l’Océan ! La houle est en effet assez forte et nous empêche de nous engager dans la rivière du Belon, où les rias de l’Aven et du Belon se rejoignent à la pointe de Penquerneo pour se jeter dans l’Atlantique … demi-tour donc sur l’Aven pour retrouver nos falaises rocheuses dans lesquelles des anneaux, ici, permettaient aux sardiniers de s’arrêter pour se désaltérer à une source d’eau douce, et plus loin, l’anse de Goulet-Ricardo, où Gauguin – oh ! – venait se baigner nu ! les bigots s’en trouvaient choqués, les humoristes disaient qu’il venait tremper son pinceau dans l’eau … Puis on nous signale un énième château à colombier à ciel ouvert, et nous revoilà aux dortoirs à bateaux qui nous disent, sur une pose musicale d’inspiration bretonne, l’approche de Pont-Aven, où, à la descente du « Paul Gauguin », nous nous régalerons de cidre, entre autres rafraîchissements, au bar de la Rozen Aven.

C’était « majestueux » a déclaré Ambroisine, résumant l’enthousiasme général, avant le retour, assuré par Martine et Jean-Guenaël qui, en plus, nous offrirent un pot fort apprécié aux Hespérides.

Un grand merci à tous les deux : grâce à eux, en échappant à la routine quotidienne, à chaque sortie, nous engrangeons des ressentis dans notre grenier à souvenirs.

Extraordinaire apéritif d’été 2018

Le Temps se déroule au rythme des saisons aux Hespérides : alors que s’ouvre le Festival Interceltique de Lorient, nous nous souviendrons de  ce 3 août 2018 et de son apéritif d’été, dégusté dans le Jardin Extraordinaire amoureusement entretenu par Eric, été comme hiver.

Extraordinaire de beauté luxuriante : admirez avec nous ses arbustes de toutes sortes, son fier chamerops parmi les conifères, les bambous, les hortensias, les croscomias, les lauriers-roses et j’en passe … bien sûr le marronnier, le cerisier du Japon et bien d’autres espèces à floraison printanière, sur un gazon qui a gardé sa verdeur malgré les rayons trop généreux de sa Majesté le Soleil, sous notre ciel breton de ce mois d’août particulièrement torride.

Ce Jardin Extraordinaire où le mimosa a éclaté de ses mille boutons d’or, à l’image du nectar aux fruits jaunes qui n’aspire qu’à dégouliner de joie dans nos papilles assoiffées, et à imbiber nos coeurs, de petits bonheurs. Moment divin !

Les verres aux facettes multicolores, rehaussés de pailles, et contenant entre autres, des fraises et des cassis aux rouges somptueux, disent la volupté des hôtesses, Nadège, Gwenola, et Marie-Christine, qui en nous mijotant boissons et amuse-palais aux saveurs incomparables, nous éclaboussent de leur jeunesse et de leur beauté. Elles aussi, aiment notre Jardin Extraordinaire, habité par une infinité d’oiseaux : nous évoquerons le bonheur des merles, moineaux, sansonnets, geais, pies, étourneaux, des goélands et mouettes, et aussi des piverts, pigeons et tourterelles, corneilles et corbeaux, nous régalant de leur chants, pépiements et roucoulements, et de leur envol dans des bruissements d’ailes perçus comme des appels à l’évasion. (« Il suffit pour ça d’un peu d’Imagination« )

L’amitié partagée en cette journée ensoleillée et si pleine de chaleur ! les tenues légères et gaies, les chapeaux de paille et les lunettes de soleil donnaient au décor, sous les grands paravents accueillants de ce Jardin Extraordinaire, l’apparat d’une fête estivale. La lumière dorée offrait aux visages un reflet de jeunesse et les ombres en prolongeaient la durée, pour que subsiste le rêve et qu’y soit vivante en espérance, la somme multiple de toutes nos vies.

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Remercions tous les acteurs de cette rencontre et dégustons le temps présent : le temps à venir prendra son temps, dans ce Jardin Extraordinaire …

Sortie au Golfe du Morbihan

Sans réponse à nos interrogations sur les origines de la présence de ces îlots dans la niche merveilleuse du Golfe du Morbihan, nous adhérons à la poésie d’Adrien REGENT qui nous parle de « ces fées qui s’envolant comme un essaim à travers le Morbihan, en faisant tomber de leurs manteaux une fine poussière d’or, firent surgir de toutes parts, des îles aussi nombreuses que les jours de l’an »

Merci à ce poète qui nous offre là un bien belle image du Golfe du Morbihan !

Nous voici arrivés à LOCMARIAQUER, ce qui requiert une petite leçon de breton :

Lok = lieu saint

Maria

ker = lieu

A vous maintenant, de traduire ! pour trouver « Lieu dédié à Marie »

Dès l’entrée de Locmariaquer, nous étions sous le charme du climat privilégié – dont les palmiers et les aloès vigoureux témoignent – qui réchauffe sa Majesté granit, structure de cette île, mondialement connue pour ses mégalithes : menhirs, cairns, dolmens, tumulus, pierre plates … Deux clochers en émergent, celui de N-Dame du Kerdro et celui de la chapelle du Moustoir, granit partout maître !

Les amateurs de voile et de yatching apprécient son port, et savez-vous que cette petite ville est le berceau de l’huître plate ? d’ailleurs les parcs à huîtres sont très nombreux dans le Golfe.

KERPENHIR : 2ème petite leçon de breton :

Ker = lieu, village

Pen = tête

Hir = long. A nouveau, traduisez ! la désignation de la pointe et sa forme allongée en sont la réponse !

« Le Relais de Kerpenhir » : la luxuriante floraison dont la variété nous a surpris et ravis : acanthes, anémones, agapanthes, lauriers-roses, lavande, impatiens, pétunias, fuchsias, hortensias … une profusion de fleurs, de plantes et de buissons, à couper le souffle ! couronne l’hôtel-restaurant : certaines exotiques comme le datura appelé aussi « l’herbe du diable »

(Que diable vient faire le diable dans un endroit qui nous a semblé le paradis ?).

Dans un décor breton rehaussé d’une touche provençale, sous la forme d’un hibiscus qui voit rouge auprès de la cheminée,

 

les plats simples et raffinés, servis dans une ambiance chaleureuse et reposante – les fleurs qui s’offraient à nouveau à notre vue nous y avaient préparés – ont plu à tous.

L’endroit est très prisé, 6 km. de plages au sable fin, un sémaphore, des dunes, des mégalithes.

Si, de nos appartements et maisons, nous avons l’habitude d’interroger l’horizon, ici, en promenade en bateau dans le Golfe du Morbihan, nous avons à la fois, vue sur l’infini et sur les multitudes de propriétés qui recèlent leurs lots de trésors : chapelles, moulin à vent, calvaires, conifères et autres essences d’arbres, rochers, escarpements avec escaliers descendant à la mer, plagettes et bateaux et … toutes ces petites maisons blanches à pignons et toits d’ardoises qui éclatent de soleil et de lumière bretons.

Et parmi les résidents du Golfe, non seulement nos habitués et insatiables goélands et mouettes dites rieuses, mais aussi des hérons cendrés, des sternes, des aigrettes, des bernaches, ainsi que des cormorans qui boudent désormais nos côtes lorientaises. Et tant d’autres espèces que nous aimerions bien connaître.

Les plaisanciers côtoient de nombreux autres bateaux, ceux qui nous promènent, les croisiéristes; ceux qui nous nourrissent, les caseyeurs, les chalutiers. Et la mer les porte, et les comble*

Par une dernière petite leçon de breton :

Men = pierre

Hir = long, haut

Menhir = pierre haute

Dol = table, avec men,

Dolmen = table en pierre,

nous terminerons notre virée en passant par Carnac pour découvrir ou redécouvrir ses alignements, pour lesquels on vient de très très loin, tant le mystère entourant leur existence et leur présence à cet endroit, est attirant et puissant !

… Ces promenades nous font retrouver nos yeux d’enfant et ce qu’ils contiennent d’émerveillement. La chaleur de l’amitié, du partage et des échanges y est aussi pour quelque chose. Et la rassurante présence de notre beau couple de conducteurs, Martine et Jean-Gwenaël, et leur générosité commune qui nous font beaucoup de bien !

*La mer, elle, « Toujours la mer, a quelque chose à dire,

« Musique et poésie, amour et liberté

« Ces mots que nous chantons, vogueront beaux navires

« A travers les saisons, toute une éternité … »

Magie de la mer, magie de l’évasion …

Les Hespérides en balade

Branle-bas aux Hespérides ce matin jeudi 31 mai : deux minibus attendent des résidents pour une balade dans les Monts d’Arrée de Bretagne.

Le ciel n’est ni boudeur, ni prometteur, mais une averse prolongée n’a pas pas pu résister à démarrer avec nous : les essuie-glaces seront nets. Au bout d’une petite heure, le soleil nous fera le jeu de la séduction, après tout, c’est le printemps et nuages et vent ont pris quelque congé. Le temps d’un détour à la Basilique-Cathédrale de St-Corentin de Quimper aux deux clochers ajourés – dans laquelle la déviation à gauche par rapport à la nef suscite plusieurs hypothèses, celle de l’évocation du symbole du Christ qui penche légèrement la tête vers la gauche sur la Croix est touchante.

Et voilà une petite bruine qui chantonne sur le pare-brise pour nous dire que le repas est proche, oui mais il faut arriver au Faou, en dépit de travaux importants sur la voie rapide, où une table accueillante nous attend au restaurant « Le Relais de la Place » devant lequel un magnifique banc et une potiche – oeuvres d’un(e) mosaïste doué(e) invitent à l’admiration –

Mais si l’oeil se nourrit de beau, l’estomac, lui, non, c’est le temps des mâchoires : le repas, précédé du sacro-saint kir – breton ou traditionnel – est léger, coloré et goûté : plaisir des yeux et des papilles, animé aussi pour celui des langues.

Et hop ! nous revoilà dans nos minibus respectifs, en route vers l’abbaye de St Gwenolé datant du Vème siècle, mais victime d’invasions normandes et d’expulsions lors de la Révolution, elle n’a été reconstruite qu’en 1950, grâce aux dons généreux des fidèles de ce saint. Cet endroit richement arboré de nombreuses essences et le monastère lui-même, sont porteurs de sérénité et appellent de nombreux visiteurs, et de plus, nous y avons rencontré deux pêcheurs – nous sommes en pleine verdure, mais la mer n’est jamais loin en Bretagne – l’un d’eux, aux bras richement tatoués, porte sur une épaule une brochette de poissons à l’aspect bizarre. Notre curiosité éveillée, les Bretons toujours communicatifs, enthousiastes et fiers, nous ont présenté le fruit de leur pêche et devinez ! : c’étaient cinq petits requins, dotés d’un aileron, oui ! inoffensifs par leur taille adulte d’un mètre vingt – soyez rassurés, vous pourrez vous baigner et nager sans risque d’être leur proie, on n’est pas en Australie, on est en Bretagne : d’ailleurs, ils se nourrissent de crabes, les gourmets ! et s’il vous arrive de les déguster, peut-être leur trouverez-vous un goût de lotte vanté par les pêcheurs qui voulaient nous les vendre, mais on n’allait tout de même pas les rapporter à notre Yannick – l’excellent cuisinier des Hespérides – c’était pas le but de la promenade ! Ben, voilà une découverte ! Quand on vous dit qu’il faut sortir …

 

Et à nouveau sur la route vers Châteauneuf-du-Faou, mais en faisant un détour par le Pont de Térénez, merveille d’architecture que l’homme – combien d’hommes ont réalisé en épousant la nature et les contours de l’aber. Ce pont qui enjambe l’Aulne et offre des accès en courbe qui en font la beauté est un élément essentiel de désenclavement pour la presqu’île de Crozon. C’est super de le franchir et des oh ! et des ah ! volent dans le bus. On poursuit notre route, la sieste on la fera demain car le parcours est accrocheur, les parcelles de terre mariant tous les tons de vert, sont délimitées par des arbustes de toutes sortes et donnent une structure esthétique à l’ensemble des vallons … Et l’on en traverse des petits bourgs bretons ! les uns et les autres annoncés par les flèches des églises brodées de granit, tutoyant le ciel. Ah ! la Bretagne et ses monuments !

Et devant les demeures, des rhododendrons roses, violets, et même rouges ! nous jouent la fête de fin de saison et seront bientôt remplacés par les hortensias, fierté de la Bretagne : on n’a pas fini de s’émerveiller …

La Bretagne est belle et parfois, elle l’oublie, nous aux Hespérides, le savons ! et de temps en temps, il fait bon troquer le fardeau de la vie contre une étincelle de joies. C’est ce que nous avons fait hier – grâce au geste généreux de la jeune Martine (conductrice) et du jeune Jean-Gwenaël (conducteur), dont la bonne humeur et la gentillesse nous ont accompagnés tout au long de cette escapade – et que nous referons …

Karaoké de mai 2018

 

Aux Hespérides à Lorient, où il y a « Un jardin extraordinaire », et où « L’important c’est la rose », « Voici le mois de mai », mais oui, « Il est revenu le temps du muguet »,

puis vient « Le temps des cerises » … Alors « Si on chantait », pas « Sous le soleil exactement » peut-être sous « Le parapluie » avec Brassens « Le jour où la pluie viendra » ce qui ravivera « L’eau vive ». C’est vrai ! « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? », « Quand on n’a que l’amour » même si « L‘amour est un oiseau rebelle «  on chante « Il n’y a pas d’amour heureux » .

On « Écoute dans le vent » et on a « La mer » ,« La mer, toujours la mer ». C’est « Le tourbillon de la vie » sur « Trois petites notes de musique » et « Padam padam ».

Sans aller à « Mexico », ou sur « Les neiges de Kilimandjaro », dans notre « Douce France » on a « La montagne » ,« C’est magnifique ! » et « Ma Bretagne quand elle pleut » !!!

« C’est ainsi que les hommes vivent » aux Hespérides de Lorient ! On voit « La vie en rose », « en chantant ».

Karaoké aux Hespérides

Activité KaraokeUne fois de plus, ce samedi, nous nous sommes retrouvés aux Hespérides, pour un nouveau karaoké.

C’est le rendez-vous de l’enthousiasme et de la convivialité, car le karaoké est constitué non seulement des refrains que nous trimbalons dans notre tête, mais de l’intégralité des textes des couplets – que nous avions plus ou moins oubliés – et qui défilent là devant nos yeux ébahis, et nous sommes comme des enfants redécouvrant un trésor fait des oeuvres que nous avons chantées tout au long de notre vie, et qui trouvent résonance en nous. C’est comme si nous revivions pleinement notre jeunesse.

De Bourvil à Michel Fugain, en passant par Félix Leclerc et Mouloudji, de Ferrat à Montand, d’Aznavour à Françoise Hardy, de Francis Lemarque à Edith Piaf, et plein et plein d’autres, tout est accueilli avec entrain, oubliés peines et tracas, et d’ailleurs, curieusement, personne n’a envie de rompre ce moment enchanteur.

La musique, dit-on, adoucit les moeurs, pour nous ce sont les soucis de l’âge qui nous oublient pendant deux heures et plus.

Galette des Rois aux Hespérides

Ce mardi 1er février, aux Hespérides, une quarantaine de résidents, accompagnés d’invités, se réunissaient autour d’une Galette des Rois organisée par la Direction et son équipe. Une accordéoniste, Monique le Berrigaut, s’était spontanément proposée pour accompagner bénévolement, ainsi que Lucien, un autre accordéoniste habitué de nos lieux, les chants choisis pour le plaisir de tous, dans le répertoire de notre groupe « Chantencor » et bien d’autres airs qui au chaud dans nos oreilles ne demandent qu’à s’offrir à l’écoute. La convivialité, comme d’habitude, était avec nous, et tous ne demandent qu’à renouveler ces échanges.

Apéritif de fin d’année aux Hespérides

Comme chaque année, le personnel des Hespérides offre un apéritif avant les fêtes.

Un moment de Convivialité.Le personnel de service aux Hespérides ce jour-là

Les résidents se sont ainsi réunis dans la joie et la bonne humeur. Ils ont entonné quelques chansons  accompagnées du piano de Paul.

La chorale était là

La chorale Chantencor  a fait une petite prestation avec l’aide de quelques personnes venues de l’extérieur qui avaient été invitées.

Tous ont apprécié les canapés faits maison, ainsi que les rafraîchissements pétillants et savoureux. Un grand remerciement à Mr Jacquel et son équipe.

Danses Bretonnes pour la Sainte Catherine

By 17th novembre, 2015 Evènement, Presse 1 Comment

La Presse en parle …

A l’occasion de la Sainte Catherine, les résidents des Hespérides du Ponant ont participé à une leçon de danse bretonne.

Beaucoup de joie et de bonne humeur !

Article Paru dans  Ouest – France

Hespérides fêtent la Sainte Catherine