38 bis, Avenue de La Marne56100 LORIENT

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Voir la vie en rose aux Hespérides

Ce qui flashe, ce 30 janvier 2020, dès l’entrée dans notre belle salle à manger donnant sur le jardin extraordinaire des Hespérides, c’est cette longue table en L, où sont conviés à fêter l’Epiphanie, une quarantaine de résidents. Décorée d’assiettes et de serviettes roses, elle est agrémentée de camélias de même ton, cueillis à cet effet par nos hôtesses au bon goût.

Eclatant de leurs tons de roses, saumoné, tendre, vif, fuchsia, et de blanc lumineux, les camélias du jardin et leur feuillage lustré nous éblouissent de leur beauté, indifférents en ce coeur d’hiver, à la dormance, cette petite mort qui prépare à l’explosion printanière.

Cette couleur rose sied à tous, elle est aujourd’hui symbole de la joie de nous retrouver ensemble, autour des « Copines du mardi »

les accordéonistes que nous connaissons, elles-mêmes encadrées de leur boute-en-train, Joëlle, dont le peps éclabousse l’endroit. Assistée d’Annick, elle distribue les feuillets des chansons programmées, et de leurs voix jeunes et envolées, toutes nous convient à les escorter : entrain assuré.

Le rose nous montera vite aux joues, naturellement, redonnant fraîcheur à nos visages, d’autant que, dégustant le cidre frais qui accompagne la galette, nous ne tarderons pas à céder à une douce excitation. Chanter aiguillonne, et danses entraînantes se succèdent : quelques classiques du répertoire breton enchantent ceux qui ont des fourmis dans les jambes … D’autres airs amusants ou tendres ponctuent la découverte pour certains, de la fève qui font de leurs têtes chenues, le statut de roi ou de reine.

Savez-vous que, quand vint la Révolution française, le nom même de « gâteau des rois » fut un danger. Du haut de la tribune de la Convention, on tenta sans succès d’obtenir l’interdiction du gâteau des rois, mais la galette triompha. Peu après, un arrêté de la Commune ayant changé, dans la séance du 31 décembre 1791, le jour des rois en « jour des sans-culottes », le gâteau n’eut plus sa raison d’être. Cette disparition ne fut néanmoins que momentanée, car les sans-culottes ayant remplacé le nom « Épiphanie » en « fête du Bon Voisinage », un décret du 4 nivôse an III ayant recommandé de partager la « galette de l’Égalité », il reparut bientôt sur toutes les tables familiales.

Mais de nos jours, au palais de l’Élysée, siège de la République, une galette géante (40 fois plus grosse qu’une galette classique) est livrée chaque année au président de la République française depuis 1975. Mais selon le même principe que la « galette de l’Égalité » de la période révolutionnaire, la galette offerte chaque année au président ne cache aucune fève, en souvenir de l’héritage de la Révolution française et du respect des principes de la République.

Tout n’est pas rose dans la vie – chacun le sait – mais tandis que dehors, une fine bruine tombe obstinément, festonnant les branches d’arbres dénudées, de gouttelettes d’eau comme des perles, « Le petit vin blanc » achèvera de nous dérider en ce jeudi qui nous aura joliment rapprochés une fois de plus, autour d’une galette au goût de partage et de frangipane. Miam Miam !

On n’est jamais seul aux Hespérides, car on lit !

Voici quatre livres, parmi d’autres, dont la lecture, à elle seule, nous apporte joie et évasion.

« Les étoiles s’éteignent à l’aube » de Richard WAGAMESE

C’est un magnifique récit initiatique, un roman sur la transmission, écrit par un auteur de littérature amérindienne qui appartient à la nation ojibwé et nous a quitté en mars 2017.

C’est aussi un périple au coeur des terres indiennes, éprouvant et salutaire :

Un père qui sait ses jours comptés, souhaite que son fils le conduise dans les montagnes, là où il veut mourir en paix, à la manière d’un Indien.

Ce père rongé par l’alcool, au lourd passé secret, et ce fils solitaire, sérieux et calme, vont renouer des liens, et, en fait, faire connaissance l’un de l’autre.

Et cette rencontre entre deux êtres seuls est d’une beauté, d’une sensibilité et d’une pudeur rares, à l’image de cette nature grandiose où elle se déroule.

Le récit évoque John Steinbeck pour ses écrits sur le mécanisme inéluctable de l’alcoolisme conduisant à la déchéance, et Jim Harrison dont les livres sur les Indiens et leurs coutumes sont si révélateurs.

« Entre ciel et Lou » de Lorraine FOUCHET : Il y a « ce caillou de huit kilomètres sur quatre, planté au milieu de l’océan ». Les Groisillons aiment en pagaille, les Québécois tombent en amour. » (Babelio)

Lou, figure maternelle bien présente, ainsi qu’épouse comblée, vient de mourir, laissant son mari qu’elle surnommait « Piroche« , vide de souffle et d’appétit. Il est désormais seul sur cette île de Groix que l’un et l’autre avait choisie et adoptée.

« Elle s’est éclipsée » dit-il de Lou, et le testament qu’elle a déposé chez un notaire de Lorient va justifier cette expression, car de « là où l’on va après », elle a, seule, orchestré la réconciliation entre son Piroche et leurs deux enfants, l’entente n’étant pas toujours au rendez-vous dans cette famille composée, décomposée, et recomposée qui pourrait être celle de chacun de nous.

Mais l’amour et l’affection, n’est-ce-pas, font des miracles et c’est autour de Lou disparue, que va se construire une nouvelle complicité intergénérationnelle.

Roman choral où chacun s’exprime, qui se lit volontiers dans le cadre séduisant de l’île de Groix.

« Fleur de Tonnerre » de Jean TEULE

Aux XVIIIème et XIXème siècles, les superstitions locales faisaient florès en Bretagne … Seul, Jean Teulé, avec sa verve endiablée, pouvait ainsi nous chambouler avec sa « Fleur de Tonnerre », surnom d’Hélène Jégado

qui, nourrie de légendes et de mythologies celtes, va se substituer à l' »Ankou » – l’ange de la mort breton, représenté par un vieil homme aux cheveux blancs, un peu voûté, très maigre, et accompagné de sa charrette grinçante dont le bruit « wig ha wag » est prémonitoire d’une mort –

Nous allons, dans cette virée funeste à travers le monde rural, de Ploemeur à Hennebont, de Lorient à Rennes,  cheminer avec la belle Hélène, cuisinière, qui, à elle seule, utilisant de l’arsenic dans ses pâtisseries, sans complice, pendant plus de 30 ans, va semer morts et tourments.

Et si l’on s’étonne qu’elle ait pu empoisonner tant de gens, sans que personne ne lève le petit doigt, peut-être faut-il rappeler que les épidémies de choléra à cette même époque, faisaient rage ?

« Vous reprendrez bien un peu de kouign-amann ? »https://fr.wikipedia.org/wiki/Kouign-amann

« Article 353  » de Tanguy VIEIL

L’article 353 du Code de Procédure pénale permet d’en appeler moins aux preuves qu’à la conscience des juges et jurés de la cour d’assise, en somme, se fier à l’intime conviction.

Un village du Finistère nord, années 90. Suite à une arnaque immobilière portant sur un projet grandiose dans la rade de Brest,

Martial Kermeur jette à l’eau Antoine Lazenec durant une partie de pêche. Lazenec se noie, Kermeur est arrêté.

Et nous assistons à un huis-clos magistral entre deux hommes que tout sépare … Une longue confession profondément émouvante d’un narrateur, seul, face à un juge.

C’est le langage d’un homme simple, seul face à ce juge qui lui, emploie la langue officielle, celle du Code pénal.

Or, Martial Kermeur a tué. Devant le juge, il a rendez-vous avec sa vie – ou avec sa mort –

Et il livre là, nu, sa parole libre, humble, celle d’un homme brave, qui « a honte », et le dit avec des mots simples, vrais.

Il se sent arnaqué, floué, sali, miné, accablé, victime, parce que manipulé, d’un engrenage qui mène implacablement au drame.

Toute la puissance – la force de ce livre – est dans cette parole, surtout quand elle s’attarde sur la communication, si difficile et quasi impossible entre les êtres.

Un très grand livre ! … bouleversant …

 

Deux centenaires ce mois de décembre 2019 aux Hespérides du Ponant

By 18th décembre, 2019 Evènement No Comments

Ce 17/12/2019, dans notre salon, nous étions une quarantaine de résidents des Hespérides, venus rendre hommage à :

Marie-Antoinette SILVESTRE

et

Joseph CALIPPE

qui fêtaient, réjouis, leur anniversaire, en ce mois de décembre qui a fait d’eux, des centenaires.

Cent ans ! : tout ce temps qui s’est écoulé pour chacun d’eux, fait d’amour partagé, de souvenirs, de désirs et regrets mêlés, de surprises, de petits miracles, autour de professions intéressantes : propriétaire de chais du port de Lorient et commandant de vaisseau de la Marine marchande,  … Une histoire, deux histoires … Une longue histoire, deux longues histoires !

Cent ans ! Que de joies – de peines aussi et de blessures cicatrisées – de rencontres ! Que d’amitiés nouées, de voyages réalisés ! Que de projets aboutis ou non, tout ce chemin parcouru depuis décembre 1919, ponctué de loisirs tels que lecture, musique, parties de bridge, spectacles et autres, chemin qui a tissé le long fil de leurs vies respectives et fait d’eux des conjoints, des parents, des grands-parents, et des arrière-grands-parents !

On ne peut qu’éprouver de l’admiration pour ce long voyage que Marie-Antoinette et Joseph ont accompli – chacun de leur côté – contre vents et marées, résistant à deux guerres – et qui traduit santé, endurance, courage et enthousiasme, et bien sûr de la chance : à les voir aujourd’hui, entourés de leur famille dont la jeunesse et la beauté nous éclaboussaient dans ce salon.

Madame Mollo, adjointe aux Affaires Sociales, accompagnant les agapes

de cette fête de nos deux centenaires en nos lieux et en ce mois de décembre, a prononcé un discours en leur honneur, tout en offrant de la part de Monsieur le Maire, chocolats et fleurs à nos deux héros.

La Direction, au nom des résidents, s’est fait également une joie de marquer cet événement par des fleurs et des présents – appréciés : les regard complices de Marie-Antoinette et Joseph en témoignaient !

Jean Glazman, le président de notre Conseil des Résidents a évoqué le bien-être que nous ressentons tous en habitant aux Hespérides, comparant notre lieu de vie à un cocon : C’est tout à fait ça !

Entonnée par la chorale des Hespérides, menée par Maryse, la chanson « Mille colombes » symbolisant la douceur dont nous étions déjà enveloppés, a conclu notre rencontre.

… Jusqu’au prochain centenaire à fêter à nouveau …

 

 

 

Chorale et karaoké aux Hespérides se donnent le « la »

Chanter un air choisi, c’est pas si facile, ni en paroles, ni en tonalité, ce qui est fa-si-la faire c’est :

la la la la la la la la la

Emmenez-moi au bout de la terre – Emmenez-moi au pays des merveilles :

Sur la route de Memphis – Sur la route de Louviers – ou à Loguivy de la Mer – ou bien à Santiano ou Valparaiso – ou même à vélo à Paris – en baie de Saint-Brieuc – Même si Vienne est loin – Quelque part au coin d’une rue – Emmenez-moi au bout de la terre – Pourquoi pas au lac du Connemara – On sait le prix du silence – ou dans le port de Tacoma ? : Il faut que je m’en aille – Avec les baladins qui serpentent les routes et viennent de loin parmi les champs de blé – Changer les couleurs du monde – Ivre d’amour et de vent – Sur la feuille d’un chêne – Quand les étoiles d’or scintillent dans les cieux – Loin des sources vagabondes – Quand l’hiver tournera de l’oeil – Avant que de voir le soleil – En regardant de vers la mer –

De bon matin – En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux – Dans le courant au gré du vent – A l’heure des marées – Lorsque chantent les pipeaux – A tous les soleils levants – En regardant tout au bout du chemin – Jusqu’au sommet de la colline – Je m’en irai vers d’autres horizons – Des milliers de jours – Goûter les fruits sucrés de la liberté – Pour que la vie s’habille de fête – Je plongerai tout nu dans l’océan – Sous le climat qui fait chanter tout le Midi – Sous le soleil qui fait murir les ritournelles – Pour tracer un chemin et forcer le destin – Là où l’harmonie, et la vérité, sont encore plus belles  !…

Alors que La feuille d’automne emportée par le vent – En rondes monotones, tombe en tourbillonnant – et – Châtaignes dans les bois, se fendent, se fendent, – Châtaignes dans les bois, se fendent sous nos pas – et puis Nuage dans le ciel, s’étire, Nuage dans le ciel, s’étire comme une aile …

… Nous, aux Hespérides avec nos la la la, composons toute une symphonie de jours qui chantent.

La vie aux Hespérides « Autour d’un livre » se lit comme un roman !…

« Léna » de Virginie DELOFFRE : Un étonnant premier roman où tout est dit de l’âme russe, paysans dans leurs kolkhozes, exilés dans la toundra, citadins entassés dans leurs appartements communautaires, qui tous ont pour ligne d’horizon l’envol et la conquête spatiale comme un Eldorado collectif et puissant.

C’est aussi un beau voyage littéraire en compagnie de quatre personnages qui nous offrent un condensé du peuple russe, à travers un épisode de son Histoire.

La mère de Léna était issue d’une tribu d’esquimaux – les Nénetses – éleveurs de rennes. Ses parents s’étant noyés en pêchant dans de la glace trop fragile, Léna est recueillie par une parente, Varvara, une femme accrochée à son vieux rêve communiste qui héberge Dimitri, un géologue moscovite, un taiseux rêveur mis sur la touche pour ses idées dissidentes et relégué dans les années soixante par la Sécurité de l’Etat, dans une baraque paumée du Grand Nord.

Léna vivra, en leur compagnie, une enfance heureuse, mais une fois mariée à Vassili, elle restera comme cristallisée dans l’attente, et en même temps, cultivera son absence comme une promesse d’avenir pour les Russes.

Vassili, pilote d’aviation, finit par voir son rêve réalisé : il est sélectionné pour faire partie de l’équipe de la mission qui rejoindra la station Mir, cette expérience unique vécue par quelques privilégiés.

Léna tire sa patience de sa Sibérie natale et de l’affection toujours renouvelée de Varvara et Dimitri, avec lesquels elle entretient une correspondance abondante, mais toujours le même questionnement obsessionnel l’habite et la tracasse : « Que vont donc chercher les hommes dans l’espace ? – Pourquoi ceux qui reviennent, ont-ils tous le même vide au fond des yeux ? »

Nous lui espérons, ainsi qu’à son mari, une fin heureuse.

« Complètement cramé » – LEGARDINIER

« S’il n’y avait pas les hormones, on resterait entre garçons à faire les imbéciles avec des vélos, des pistolets, des motos ou des yaourts. On trouve toujours des jouets. Et heureusement qu’elles sont là, les hormones, parce qu’elles nous poussent vers les seules créatures (nous les femmes !), capables de faire de nous autre chose que de profonds abrutis ».

C’est un extrait de ce livre, classé dans les « feel good book » et « humour » « Un roman à la gloire de la subtilité et du flegme britanniques, et une comédie de moeurs divertissante« , dit ActuaLitté.

On ne pouvait pas le snober aux Hespérides ! On suppose qu’ici, comme ailleurs, on est nombreux à avoir subi des changements dans notre vie.

Or Mr Legardinier nous a toutes scotchées, avec ce héros tendre et attachant qui est un peu l’ami que l’on aimerait avoir auprès de soi, pour retrouver le sourire et l’espoir dans les moments difficiles de notre vie.

Aussi, si vous ne supportez plus votre quotidien

si vous avez perdu foi en vous

si vous déprimez sans raison valable

si vous êtes fâché avec votre tête

si le percepteur vous menace

si vos enfants vous agacent

si vous agacez vos enfants,

mélangez-vous avec ceux qui connaissent les mêmes soucis, et ça fera un cocktail de bonne humeur, de dérision, et de sourires retrouvés.

« Le roman de Sophie Trébuchet » – Geneviève DORMANN

Le style naturel et espiègle de Geneviève Dormann nous a à nouveau séduites dans ce récit de la vie de Sophie Trébuchet :

Elle avait vingt ans sous la Terreur à Nantes.

C’était une jeune fille aux idées avancées.

Elle était royaliste mais épousa un capitaine républicain.

Alors qu’à Paris, sous le Directoire, elle rencontra l’amour fou en la personne du Général de la Horie.

Pour le retrouver, elle parcourut les routes de France, d’Italie et d’Espagne.

Imaginez les déplacements à cette époque : nous sommes loin des chevaux piaffant sous le capot de nos modernes voitures, et des kilomètres parcourus à l’envi, à un jet d’avion !

Comparez les accoutrements et les bagages encombrants d’une voyageuse en 1790, avec les tenues « in » faites de fibres modernes et ultra légères de nos années 2000 !

Mais cette femme ne vit pas que d’aventures : elle eut trois fils, dont le dernier s’appela Victor Hugo ! Waouh ! Quelle destinée ! Un vrai roman …

L’auteure nous laisse entendre que le père de Sophie Trébuchet étant mort lorsqu’elle avait douze ans, elle fut confiée à une tante qui développa son esprit curieux et son goût de la lecture et fera d’elle une personnalité forte, combative, qui rejaillira sur ses fils, en particulier Victor Hugo, et pour cela, nous la vénérons, tout en remerciant Geneviève Dormann de nous l’avoir fait connaître.

« Nagasaki » de Eric FAYE

C’est un natif de Limoges qui, épris du Japon et de sa culture, nous a entraîné dans une curieuse et bizarre cohabitation non consentie, une histoire originale teintée de nostalgie, où nous rencontrons un homme de 56 ans, météorologue, dont la vie est réglée comme une horloge, et une femme? mais est-ce une femme ou un fantôme ? Mystère !

L’auteur est passionné par le Japon et les Japonais, leur mode de vie; et certains traits de leur mentalité lui sont familiers. Il ressent, et nous fait ressentir leur mal-être lié aux différentes crises économiques et sociales qui secouent le pays, comme le troubleront l’année suivante, les retombées du tsunami et de la catastrophe nucléaire de 2011.

Il y est question de lieux où l’on a vécu, de souvenirs qu’on y a laissés, de la joie mêlée de crainte de redécouvrir les maisons, appartements, jardins où s’est jouée notre enfance.

On fuit tous quelque chose, on se chamaille avec nos peurs, mais ce roman bien écrit permet à votre imagination de surfer sur tous les possibles.

Sortie sans peur de fin d’été au festival de la Photographie à La Gacilly

By 16th septembre, 2019 Evènement No Comments

Sortie LA GACILLY via PLOERMEL – « N’ayez pas peur ». Nous voici, aux Hespérides, enchaînant notre temps à la contemplation de notre jardin extraordinaire auquel le pré-automne fait les yeux doux, les hortensias et les roses vivent leurs derniers jours, alors que déjà, les feuilles du marronnier jonchent le sol, sur une terre à peine humide et une bonne température de septembre, l’été n’ayant pas peur de jouer les prolongations.

Ce jeudi, neuf d’entre nous, c’est peu ! sous la conduite rassurante de Martine et de Jean-Gwenaël, nous dirigeons vers la Gacilly. Une petite bruine toute fine taquine nos pare-brise, mais ne nous fait pas peur, car déjà à Baud, une esquisse de soleil apparaît pour donner son plein à Ploërmel, où l’intercession auprès du pape Jean-Paul II a porté fruits …

La croix surmontant sa statue avait fait polémique pour avoir été érigée en un lieu public, mais c’est l’inscription « N’ayez pas peur » qui nous a tous interpelés : ne sommes-nous pas plus ou moins habités par la peur, peur des maux liés à la vieillesse, de ce qui nous attend ? mais bien vite un épisode de l’histoire attaché à cette phrase a été évoqué : Ne fait-elle pas allusion à l’intervention de Jean-Paul II en Pologne en juin 1979 ? C’est en l’utilisant et en s’opposant à l’idéologie communiste, favorisant ainsi la chute du bloc de l’Est, que le mouvement « Solidarnosc » est né l’année suivante, au cours de l’été 1980.

Un ciel d’un bleu lumineux – vont s’y attarder plus tard quelques nuages amoureux de notre Bretagne – nous accompagne jusqu’au restaurant où une table ovale

nous accueille dans un décor bucolique autour d’un lac où cygnes et canards glissent sous la protection des nénuphars, et dont la proximité nourrit une infinité d’espèces végétales, conifères, chênes, saules, bambous … et bien sûr des plantes saisonnières, herbes de la pampa, cannas, et ces superbes albizias aux fleurs roses ressemblant aux flamboyants. Des petits ponts japonais invitent à l’exploration des bois alentour. Superbe !

Toute peur abandonnée, nous rejoignons le musée constitué de petites salles fort bien aménagées où se déroule le parcours d’Yves Rocher dont le père, herboriste, lui fit connaître quantités d’espèces de fleurs et leurs vertus thérapeutiques. C’est en Bretagne qu’ainsi, débuta la carrière de ce monsieur dont les créations vont bouleverser la cosmétique dans le monde entier … Prestigieuse destinée d’un homme qui a transformé ce bourg pittoresque de la Gacilly, et, fort de ses connaissances, n’a pas eu peur de diffuser sa méthode dans le monde entier, créant ainsi de nombreux emplois, et rehaussant le talent des créateurs français.

Un magasin attenant au musée nous offre le grand choix de ses produits …

A l’appui de cette réussite, La Gacilly, par ailleurs chef-d’oeuvre de floraison

où les boutiques d’art ne manquent pas, a ajouté à ses attraits, l’installation d’une exposition annuelle de photos, autour d’un thème différent chaque année. Ces photos témoignent du rayonnement de la photographie dans la société, en abordant les grands moments de l’histoire à travers le monde, toujours en rapport avec la nature et les hommes. Cette année 2019 présente, entre autres, des oeuvres qui mettent en lumière des parcours d’individus engagés dans la lutte contre la détérioration de notre planète, sous des profils variés et atypiques … Ce Festival de la Photo né en 2003, devient en 2019 le plus grand Festival de la Photo d’Europe. Bravo !

Un verre de cidre bien frais, ou d’autres rafraîchissements offerts par nos conducteurs, sous les parasols, clôturent cette virée, et nos deux véhicules reprendront le chemin du retour aux Hespérides, l’enchantement au bord des yeux … Un grand merci à Martine et Jean-Gwenaël ! …

Un Conseil syndical doit être composé en majorité de résidents

By 2nd septembre, 2019 Presse No Comments

Dans le Canard enchainé du 28 août 2019, on relève un article qui concerne le Conseil syndical d’une résidence-services seniors et je le résume ci-après :

Il s’agit d’un procès qui vient d’être intenté par une vingtaine de résidents âgés ou très âgés d’une résidence services seniors de Paris XIIe contre le Conseil syndical pour faux et abus de faiblesse.

Il s’agit d’une résidence de 1ère génération donc du même type que la nôtre. Une décision de suppression des services avait été prise en Assemblée générale  et ce, dans la plus grande confusion.
Le journaliste a enquêté et a compris que la valeur vénale des appartements étaient minorée par les charges causées par les services, et que les copropriétaires non résidents voulaient les supprimer pour augmenter cette valeur.

Cette affaire suscite quelques réflexions.

Les copropriétaires les plus dynamiques avaient été élus au Conseil syndical et ce sont certainement les plus jeunes, donc des copropriétaires non résidents, qui y étaient en majorité.

Les seniors qui avaient choisi de s’installer dans cette résidence pour y parcourir leur dernier chemin se voyaient privés de leur service d’accueil, de leur gardiennage, de leurs animations, de tout système d’alerte, de la restauration, etc. (N’ oublions pas les locataires qui payent les charges, n’ont pas ou peu droit à la parole mais tiennent aux services tout autant que les autres).

Ils n’avaient plus alors qu’à chercher un autre lieu leur apportant les mêmes services et c’est bien difficile de changer quand on est usé par la vie et qu’on n’a plus le dynamisme de la jeunesse. On veut rester dans son environnement et dans le confort qu’on s’est créé.

On comprend ainsi que, dans notre structure, les intérêts des copropriétaires résidents et des copropriétaires investisseurs divergent.

Cette divergence est d’autant plus importante que la différence du prix au m2 est sensible entre copropriété classique et copropriété de services. C’est évidemment le cas d’une métropole comme Paris mais peut très bien se produire ici par l’attrait qu’ exerce la Bretagne grâce à son climat tempéré qui la met à l’abri des canicules. Les résidences de centre ville sont aussi de plus en plus recherchées ce qui explique l’indisponibilité actuelle de logements dans notre agréable résidence malgré les départs « naturels » qui, bien sûr, ont toujours lieu.

Par ailleurs la loi Elan qui sera bientôt mise en application stipule que, dans les résidences de plus de 100 lots d’habitation, le Conseil syndical sera dissous et remplacé par un Conseil d’Administration qui aura beaucoup plus de pouvoirs. On peut prévoir que cela sera étendu à toutes les résidences car cela est déjà facultatif pour les résidences de plus de 50 lots.

Gageons que dans les résidences services seniors ce sont les membres du Conseil syndical qui vont se retrouver administrateurs.

Conclusion : Nous, résidents, devons nous efforcer d’assister aux Assemblées générales et surtout de conserver une majorité de résidents au Conseil syndical ou  aux éventuels Conseils d’Administration.

C’est la rentrée pour les amateurs de « remue-méninges »

Reprise de l’activité « remue-méninges » :
LE LUNDI 02 SEPTEMBRE 2019

Stimuler les neurones afin de garder l’esprit curieux et ouvert : tel est l’objet des rencontres « remue-méninges ». Ces dernières, toujours très conviviales, donnent l’occasion à chaque participant d’occuper un peu de son temps libre en faisant travailler ses cellules grises, celles-ci étant mobilisées autour de thèmes divers (écoute, observation, logique, connaissances générales, subtilités de la langue française (incluant une dictée inédite à chaque séance !). L’activité est gratuite ; une participation libre aux frais est demandée. Elle a lieu 2 fois par mois :

le 1er LUNDI et le 3ème JEUDI, de 15 H à 17 H 30.

Renseignements au 07 77 37 56 51 ou lors d’un passage (les jours et heures précités)

au 38 Bis Avenue de La Marne, Lorient

Remue-Méninges ludique d’été 2019

Si votre nez porte les bonnes lunettes, pas besoin d’être à Bora-Bora, ni de vous la jouer gnangnan ou coeur d’artichaut, filez dare-dare, telle une hirondelle, sur le remue-méninges dont le menu ludique, concocté par Marcelle, restera à jamais introuvable dans un boui-boui, même ravitaillé par les corbeaux :

 

Devinettes (exercice oral)

1) quelles que soient les lunettes que je porte, je ne vois pas ; 2) je suis un premier de cordée et je parcours constamment trois fois le Canada et trois fois le Sahara ; 3) combien de fois le mot « hirondelle » contient-il la lettre « L » ; pourquoi ?; 4) trouver la solution pour placer 6 lapins dans 9 niches.

Devinettes « visuelles » (Dingbats)

1) A R T I C O E U R C H A U T

2) 2 L O T L O T 0

3) ( O O O O O O , O O O O O O )

4) R V A V Q O U S A

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Mots formés de deux parties identiques (EXERCICE ORAL)

exemple : semoule de blé dur ou plat maghrébin constitué de cette semoule avec de la viande, des légumes et du bouillon ; réponse : couscous

1) petite île du Pacifique sud située au n-o de Tahiti;

2) café ou restaurant de dernier ordre) ;

3) un mauvais violon ;

4) potin, bavardage médisant ;

5) en toute hâte;

6) air musical ou refrain populaire, souvent bruyant;

7) talisman  ;

8) mou, sans énergie  ; __________________________________________________________________________________
Dans le texte qui suit, remplacer les – – – – – – – par des expressions familières contenant des noms d’oiseaux (des mots ou expressions entre ( ) sont là pour vous aider) :
Silvère, toujours – – – – – – – – – – – – (très joyeux), avait vécu comme – – – – – – – – – – – – (avait connu une vie confortable et douillette) avec une mère – – – – – – – – – – – – (hyperprotectrice). Quoiqu’il ne cassât pas – – – – – – – – – – – – – – (n’eût rien d’extraordinaire), avec ses jambes – – – – – – – – – – – – (très maigres) et sa marche – – – – – – – – – – – – – – (les pieds tournés vers l’extérieur), Il était – – – – – – – – – – – – (d’une fierté prétentieuse). Quant à sa compagne, véritable – – – – – – – – – – – – (d’une étourderie extrême ) et – – – – – – – – – – – – – – – (parlant beaucoup), elle mangeait – – – – – – – – – – – – – – (très peu) et était (très très maigre). Un peu – – – – – – – – – – – (sotte), elle était souvent le – – – – – – – – – – – – – – (la victime en toute circonstance). Malgré tout, ils vivaient heureux dans un petit village – – – – – – – – – – – – – – (très éloigné de tout).

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Un peu de logique !
1) compléter cette suite : 8 10 13 17 22 – – – – – -.
2) pour aller chez ma sœur, il y a 43 km, soit neuf fois moins que pour me rendre chez mon frère. Quelle distance dois-je parcourir pour me rendre chez ce dernier ?
3) lors d’une étape du Tour de France, à un moment donné et dans un bel effort, un coureur double le second. Quelle est sa nouvelle place ?
4) quel est la quantité (le volume) de terre contenue dans un trou parallélépipédique de 1 m de profondeur, 50 cm de longueur et 50 cm de largeur ?

 

CORRECTION  RM J 18 JUILLET 2019
1ère partie
Devinettes :1- le nez ; 2- le A ; 3- un courant ; 4- 2 fois, car l’hirondelle a besoin de 2 ailes pour voler ! 5- douze ! en effet, les 12 mois de l’année possèdent au moins 29 j ! 6)

Dingbats :
1) un CŒUR d’artichaut ; 2) DE L’EAU dans le vin (2 lots dans le 20) ; 3) une paire de ciseaux (- – – six O) ; 4) HERVE A VECU AUX U S A .
Mots formés de 2 parties identiques
1) Bora-Bora ; 2) boui-boui ; 3) crincrin ; 4) cancan ; 5) dare (-) dare ; 6) flonflon ; 7) gri (-) gri ; 8) gnangnan).

Remarque : les différentes réformes de l’orthographe (qui se sont succédé depuis 1990) rendent aujourd’hui le trait d’union facultatif, quand cela ne pose pas de problème d’euphonie

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Texte à compléter : gai comme un pinson ; un coq en pâte ; maman poule ; trois pattes à un canard (ou trois pattes d’un canard) ; jambes de coq ; en canard ; tête de linotte ; bavarde comme une pie ; comme un oiseau (ou moineau) ; maigre comme un coucou ; bécasse (ou dinde) ; dindon de la farce ; ravitaillé par les corbeaux (origine : l’Ancien Testament, livre des Rois > le prophète Elie réfugié dans le désert est « ravitaillé par les corbeaux ».
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Un peu de logique ! 1) 28 35 (+2, +3, +4, +5, +6, +7) ; 2) 387 km (43 x9) ; 3) second !; 4) 0 m3 (il n’y a plus de terre dans le trou ! (par contre, le volume- ou la contenance- du TROU est 250 000 cm3 ou 250 l __________________________________________________________________________________

 

Correction dictée
Sceaux : ds les Hauts-de-Seine ; env 18 100 h ; un château + un parc aménagé par Le Nôtre. Le fond d’un seau, mais un fonds de commerce et « avoir un bon fonds ». Vermisseaux : pt ver de terre, pte larve vermiforme (nourriture es oiseaux). Assaut=attaque ; v l’homophone « asseau = marteau de couvreur dont l ’une des extrémités est tranchante. Sceaux : cachets, tampons officiels. Tasseaux : pièce de bois ou de métal, généralement) rectangulaire et de faible section destinées à soutenir une autre pièce (planche, tablette ; =support, cale. Verts (-) de (-) grisés : Gaucho : 1) en Amérique du Sud, cavalier chargé de la garde des bovins (dans la pampa) 2) en politique= gauchiste, antonyme : facho. Scéen : hab de Sceaux. Commensaux : convives réunis autour d’une même table (v un commensal). Asticots : pts vers, larves de mouche

Chaque occasion d’évasion est la bienvenue aux Hespérides de Lorient

Bienvenue, ce jeudi 6 juin 2019, nous voici sous la protection ô combien rassurante de Martine et Jean-Guenaël, nos conducteurs, à destination de Josselin sur cette route Lorient-Rennes baignée de verdure et rehaussée de tons d’or des genêts résolus à poursuivre leur floraison printanière, et de quelques timides digitales.

Aux abords de Baud, des nuages éplorés annoncent la pluie qui nous tombe, à l’entrée de Josselin, aussi cinglante que fugace, pour livrer un ciel joliment moutonné faisant la part belle à la luminosité : bienvenue à sa majesté le Soleil qui va gentiment nous accompagner tout l’après-midi.

Bienvenue aussi à Josselin, ville de caractère, remarquable,  où nous longeons l’Oust situé sur le canal Nantes-Brest, sous les remparts imposants du château, et l’impressionnante hauteur des murs de granit couverts de mousse et de plantes sauvages.

A « La table d’O« , nous sommes également les bienvenus : trois tables rondes et accueillantes qui laissent par leur apprêt, présager de la qualité des mets, attendent les 17 convives des Hespérides; et de la terrasse, trois tourelles du château déjà s’offrent à notre vue.

Promesse tenue : après dégustation du traditionnel kir, nous sont offerts :

Rillettes de Truite et Chiffonnade d’Endives aux Agrumes, Parmentier de Canard au Miel-Epices, Tiramisu Café Speculoos

nous trouverons le tout délicieux, créatif, savoureux, raffiné …

les compliments affluent, et nous voilà requinqués pour une visite programmée du Château, précédée d’une promenade dans le jardin : le magnifique massif de fleurs : roses prestigieuses, parfumées, toutes plus belles les unes que les autres, et digitales blanches et violettes qui se dressent effrontées, nous souhaite la bienvenue. De nombreuses espèces d’arbres, chênes, cèdres, séquoias … agrémentent le parc aux allées accueillant une foule de promeneurs, chaises et bancs tout aussi recevants.

 

Notre guide, jeune femme passionnée, nous accompagnera, après que nous ayions admiré ensemble la somptueuse façade Renaissance bretonne, en granit sculpté du château, en nous entretenant de l’histoire des Ducs de Rohan, dans les salles fastueuses aux proportions parfaites : sols en mosaïque, planchers moelleux, mobilier, peintures, bibliothèque aux 3.000 livres, etc … en font un ensemble digne du patrimoine global que nous devons à la richesse des seigneurs.

Le centre de la ville, entre le château et la basilique, est constitué de demeures médiévales à colombages, et de maisons en pierre. Des crêperies bretonnes s’ouvrent à la gourmandise. Les rues pavées évoquent les fiacres a-l-l-a-n-t  t-r-o-t-t-i-n-a-n-t. La Basilique Notre-Dame-du-Roncier, https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame_du_Roncier également église paroissiale, abrite les gisants d’Olivier de Clisson, connétable de France, et de sa femme Marguerite de Rohan.

Comme il y a toujours une légende qui s’attache à un lieu saint breton, il s’agit ici d’un laboureur qui, en 1808, trouva dans les ronces, une statue de bois qui permit à sa fille aveugle de naissance, de recouvrer la vue. Une chapelle, une église, puis enfin une basilique furent construites à l’endroit de cette découverte.

Attenant au bureau d’accueil du château, se trouve une salle d’exposition dénommée « Le Musée de la Poupée » dont l’histoire récente est la suivante :

« Il y a plus de 30 ans, Antoinette de Rohan découvre dans le grenier du château la collection de poupées commencée à la fin du 19ème siècle par Herminie de Rohan, l’arrière-grand-mère de son époux, Josselin de Rohan.

Il lui faudra plusieurs années pour inventorier et compléter cette collection, en rechercher les origines, les particularités, les histoires de toutes ces poupées jusque-là rangées dans des armoires. Enfin, en 1984, Antoinette de Rohan ouvre le Musée avec des centaines de poupées, la plus ancienne datant du 17ème siècle. Peu à peu,  la générosité de très nombreux donateurs contribura à enrichir la collection familiale de nouvelles poupées, de jouets, de jeux, ce qui permettra, à partir de 1988, la présentation d’expositions temporaires, variées et ludiques, consacrées chaque année à un thème différent.

La collection Rohan qui est considérée aujourd’hui comme la plus importante collection privée de poupées et de jouets de France, compte actuellement près de 5000 pièces, en particulier une large collection de poupées en costume breton, et de jouets, jeux de société, maisons de poupées, dînettes, animaux, trains, avions… « 

En déambulant dans ces salles, nous avons pu rêver aux poupées que nous avons eues ou pas, dans notre enfance, et admirer celles qui ont, telle la poupée Barbie, aux innombrables panoplies, fait fantasmer nos jeunes adolescentes s’imaginant ainsi, déjà dessinatrices de mode, ou même pourquoi pas … mannequins.

Sous un ciel pommelé ensoleillé, nous voilà sur le chemin de retour, retrouvant comme à l’aller, entre Josselin et Locminé, la présence d’une vingtaine d’éoliennes, tournant tranquillement leurs pales, sans pour autant saturer l’horizon. Et devant nos yeux ébahis, s’étale un édifice de nuages aux agencements savamment élaborés, comme si un architecte avait créé pour nous une antichambre du paradis aux formes extravagantes, à la manière d’un Dali. Merveilleuse nature !

Nous rentrerons aux Hespérides, d’une fugue qui aura duré quelques heures emplies d’une infinité de trésors.

Double merci à nos généreux conducteurs qui ont suggéré cette sortie bienvenue.