38 bis, Avenue de La Marne56100 LORIENT

09.00 - 17:00Lundi -Samedi

02 97 64 20 01

Chaque occasion d’évasion est la bienvenue aux Hespérides de Lorient

Bienvenue, ce jeudi 6 juin 2019, nous voici sous la protection ô combien rassurante de Martine et Jean-Guenaël, nos conducteurs, à destination de Josselin sur cette route Lorient-Rennes baignée de verdure et rehaussée de tons d’or des genêts résolus à poursuivre leur floraison printanière, et de quelques timides digitales.

Aux abords de Baud, des nuages éplorés annoncent la pluie qui nous tombe, à l’entrée de Josselin, aussi cinglante que fugace, pour livrer un ciel joliment moutonné faisant la part belle à la luminosité : bienvenue à sa majesté le Soleil qui va gentiment nous accompagner tout l’après-midi.

Bienvenue aussi à Josselin, ville de caractère, remarquable,  où nous longeons l’Oust situé sur le canal Nantes-Brest, sous les remparts imposants du château, et l’impressionnante hauteur des murs de granit couverts de mousse et de plantes sauvages.

A « La table d’O« , nous sommes également les bienvenus : trois tables rondes et accueillantes qui laissent par leur apprêt, présager de la qualité des mets, attendent les 17 convives des Hespérides; et de la terrasse, trois tourelles du château déjà s’offrent à notre vue.

Promesse tenue : après dégustation du traditionnel kir, nous sont offerts :

Rillettes de Truite et Chiffonnade d’Endives aux Agrumes, Parmentier de Canard au Miel-Epices, Tiramisu Café Speculoos

nous trouverons le tout délicieux, créatif, savoureux, raffiné …

les compliments affluent, et nous voilà requinqués pour une visite programmée du Château, précédée d’une promenade dans le jardin : le magnifique massif de fleurs : roses prestigieuses, parfumées, toutes plus belles les unes que les autres, et digitales blanches et violettes qui se dressent effrontées, nous souhaite la bienvenue. De nombreuses espèces d’arbres, chênes, cèdres, séquoias … agrémentent le parc aux allées accueillant une foule de promeneurs, chaises et bancs tout aussi recevants.

 

Notre guide, jeune femme passionnée, nous accompagnera, après que nous ayions admiré ensemble la somptueuse façade Renaissance bretonne, en granit sculpté du château, en nous entretenant de l’histoire des Ducs de Rohan, dans les salles fastueuses aux proportions parfaites : sols en mosaïque, planchers moelleux, mobilier, peintures, bibliothèque aux 3.000 livres, etc … en font un ensemble digne du patrimoine global que nous devons à la richesse des seigneurs.

Le centre de la ville, entre le château et la basilique, est constitué de demeures médiévales à colombages, et de maisons en pierre. Des crêperies bretonnes s’ouvrent à la gourmandise. Les rues pavées évoquent les fiacres a-l-l-a-n-t  t-r-o-t-t-i-n-a-n-t. La Basilique Notre-Dame-du-Roncier, https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame_du_Roncier également église paroissiale, abrite les gisants d’Olivier de Clisson, connétable de France, et de sa femme Marguerite de Rohan.

Comme il y a toujours une légende qui s’attache à un lieu saint breton, il s’agit ici d’un laboureur qui, en 1808, trouva dans les ronces, une statue de bois qui permit à sa fille aveugle de naissance, de recouvrer la vue. Une chapelle, une église, puis enfin une basilique furent construites à l’endroit de cette découverte.

Attenant au bureau d’accueil du château, se trouve une salle d’exposition dénommée « Le Musée de la Poupée » dont l’histoire récente est la suivante :

« Il y a plus de 30 ans, Antoinette de Rohan découvre dans le grenier du château la collection de poupées commencée à la fin du 19ème siècle par Herminie de Rohan, l’arrière-grand-mère de son époux, Josselin de Rohan.

Il lui faudra plusieurs années pour inventorier et compléter cette collection, en rechercher les origines, les particularités, les histoires de toutes ces poupées jusque-là rangées dans des armoires. Enfin, en 1984, Antoinette de Rohan ouvre le Musée avec des centaines de poupées, la plus ancienne datant du 17ème siècle. Peu à peu,  la générosité de très nombreux donateurs contribura à enrichir la collection familiale de nouvelles poupées, de jouets, de jeux, ce qui permettra, à partir de 1988, la présentation d’expositions temporaires, variées et ludiques, consacrées chaque année à un thème différent.

La collection Rohan qui est considérée aujourd’hui comme la plus importante collection privée de poupées et de jouets de France, compte actuellement près de 5000 pièces, en particulier une large collection de poupées en costume breton, et de jouets, jeux de société, maisons de poupées, dînettes, animaux, trains, avions… « 

En déambulant dans ces salles, nous avons pu rêver aux poupées que nous avons eues ou pas, dans notre enfance, et admirer celles qui ont, telle la poupée Barbie, aux innombrables panoplies, fait fantasmer nos jeunes adolescentes s’imaginant ainsi, déjà dessinatrices de mode, ou même pourquoi pas … mannequins.

Sous un ciel pommelé ensoleillé, nous voilà sur le chemin de retour, retrouvant comme à l’aller, entre Josselin et Locminé, la présence d’une vingtaine d’éoliennes, tournant tranquillement leurs pales, sans pour autant saturer l’horizon. Et devant nos yeux ébahis, s’étale un édifice de nuages aux agencements savamment élaborés, comme si un architecte avait créé pour nous une antichambre du paradis aux formes extravagantes, à la manière d’un Dali. Merveilleuse nature !

Nous rentrerons aux Hespérides, d’une fugue qui aura duré quelques heures emplies d’une infinité de trésors.

Double merci à nos généreux conducteurs qui ont suggéré cette sortie bienvenue.

 

 

La Fête de la Bretagne 2019 à Lorient et ses évènements marquants

Les Bretons qui sont portés par le plaisir de se rassembler, ne se contentent pas des 10 jours de la Fête de la Bretagne qui a lieu en mai, plus des 10 jours du Festival Interceltique qui a lieu en juillet/août. Chaque occasion leur est bonne de se retrouver, à boire ensemble un café, à danser dans un fest-deiz ou un fest-noz,

à jouir d’un spectacle ou d’un concert, à zieuter en choeur une exposition de peinture, à jouer aux cartes, à inaugurer une nouveauté … c’est toujours la fête du partage et de la convivialité …

Dans notre Lorient festif, une mosaïque séduisante d’animations réapparaît régulièrement et traditionnellement.

Des Hespérides, nous avons facilement http://hesperides-lorient.com/cadre-de-vie/ accès aux différentes célébrations qui fleurissent un peu partout, s’ouvrant à nos goûts et convoitises. Et quand on assiste au Gala de Retraite-Loisirs https://www.retraiteloisirs.com/ dont le programme attirant fait le choix de se réinventer chaque année, on est là où il faut être : d’ailleurs, ce mercredi 22 mai, un vent de légèreté s’était infiltré dans la salle du Palais des Congrès.

La chorale aux accents émouvants, accompagnée de vidéos inspirantes, les sketches à l’humour aiguisé, les danses bretonnes savamment élaborées, les danses en ligne aux rythmes ensoleillés, ainsi que les histoires drôles racontées par le présentateur du programme : tout nous a charmés, et les éloges pleuvaient : rires, émotion, enchantement nous avaient conquis. Bravo les retraités ! A bientôt !

pour à nouveau faire la fête …

Puis ce 25 mai, événement grandiose, forcément les Lorientais aimant la fête, et adulant les Chants de Marins, forcément ont fait un accueil délirant aux Gabiers d’Artimon :

ces copains qui ont en commun la passion du chant, et entretiennent l’amitié, la bonne humeur ! 40 ans à bourlinguer, à traîner leurs pénates un peu partout en France et en Europe – Allemagne, Suisse, Irlande, Galice, Belgique, Pays-Bas – et  en Chine, au Canada et même à Syzran sur les bords de la Volga en Russie … en plus d’enchanter les fêtes locales.

Bienvenue à bord … Latitude NORD 47°44   Longitude OUEST 3°22

Le Grand Théâtre de Lorient aux 1038 places leur faisait l’honneur de recevoir, en hommage aux gens de mer aux parcours incroyables, des fans de tous horizons, tous idolâtrant ce groupe à la renommée internationale.

Forcément, sous l’emblème « Les 40ème rugissants »,

concocté par MIchel, l’un des leurs anciens musiciens, et Gérard, un ami talentueux, les Lorientais ont rugi de plaisir à l’annonce de leur venue, et encore plus au défilement du spectacle.

Notre quarantaine de chanteurs et musiciens, nourris à la verve maritime et aux chahuts éoliens, ce vent debout qui gonflait leurs poitrines tout comme la cornemuse d’Alain, ce même souffle dans les accordéons, la voix chaleureuse du guitariste Edouard Lofficial, celle éclatante de Bernard nous chantant l’éternel « Amsterdam » ! Et une touche humoristique de notre sémillante Françoise, qui lors de l’interprétation de « La Poule à Colin« , métamorphosée en petite vieille cassée, claudicante, traverse la scène pour pister Mr le Recteur. Et puis et puis … la prestigieuse direction de Manuela, la chef de choeur, ……….. Waouh ! C’est la déferlante …

Les commentaires éclairés de Jean-Jacques, présentateur dont la tête pleine de souvenirs – et encore de rêves – nous assénait des cris de lion à travers un hublot, les vidéos qui accompagnaient les étapes d’une vie de matelot, voguant sur des océans aux couleurs menaçantes, et sur des airs aux modulations houleuses, tout cela distillait une atmosphère de liesse et de fougue communicative. On était chavirés …

Nos « rugissants » ont terminé tous dispersés dans la salle, recueillant une respectueuse admiration sous un ouragan d’applaudissements.

Merci « Les Gabiers d’Artimon » et revenez-nous … vite ! pour encore faire la fête …

 

 

Le rêve de Paul

Eh bien ! bonne nouvelle, nous hébergeons dans notre « do mi si la do ré » Les Hespérides,

 

Allée de promenade dans le jardin des Hespérides

un hurluberlu qui, nourri de la verve de nos meilleurs humoristes nous fait partager un de ses rêves, plus poétique et ironique qu’onirique, truffé de pirouettes de langage, de jeux de mots, d’anagrammes … à la manière d’un rêveur qui rêve qu’il rêve.

Qui ne prend le temps de rêver ?

Le rêve permet de vagabonder dans le temps, et entre virevoltes et billevisées, balivernes et calembredaines, nous voici dans un florilège de circonlocutions farfelues, en compagnie de Paul, prenons place dans le ciel, et ensemble, envolons-nous et atterrissons en Chine, Place Tian’anmen, https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_Tian%27anmen , noire de monde de toutes les couleurs qui se traduità l’aide du traducteur universel : « Porte de la Paix Céleste » : jolie formule meilleure que « Porte de Charenton ou de Vanves »

Et faisons la connaissance de Gétrouvé, grand inventeur de la machine à descendre le temps, capable d’inventer le DéRé qui permet de l’abréger et de le traverser, ainsi que d’un breuvage magique qui dissout les effets néfastes de l’alcool, sans en altérer le goût ! Waouh !

et s’appelle : LE GLOUTONIAL.

Nous passerons la nuit à l’hôtel « Barr-an-Heoll » qui peut se traduire en « Rayon-de-Soleil » où une Soazic bretonnante, hôtelière et restauratrice, une étoile au Michelin,

s’est initiée à la gastronomie chinoise à Pékin, où elle a rencontré un beau chinois, fin cuisinier de surcroît …

Et devinez quelle est la spécialité de Soizic ? : le nem breton : il s’agit d’une crêpe chinoise enroulée autour d’une queue de langoustine cuite à l’armoricaine : Les Chinois en raffolent …

et nous on a l’eau à la bouche !

Une autre rencontre fut « Jean Bond » lisant l’Express devant un expresso. Son visage expressif trahissait une préoccupation; en effet il venait de recevoir un pli express lui exposant qu’il allait être exproprié. Il attendait donc l’express de 8 h.47, mais comme un fait exprès, le train fut annoncé comme ayant du retard, le voyageur eut juste le temps de sauter dans son wagon, d’un bond, et il eut du mal à trouver une place, car le train était bondé.

Le rêve ne fut pas que paisible : beaucoup de bruits, un tintamarre orchestral fait de « Krack, Tsouing, Crique, Bezoum, Tschiff, Lourg, Zwip, Jdreicht, You, Bararastrouik »,

et bien d’autres provenant du match de foot où « ça crie, ça chante, ça tambourine, ça trompettine, ça manifeste ».

Il est question d’un saule pleureur baptisé saule rieur, sous lequel il est préférable de poétiser plutôt que philosopher, surtout lorsqu’on a la chance de disposer d’un merveilleux PRE VERT …

d’un menu où le dessert privé d’un « S » devient un désert où tout est dépeuplé,

où le poisson privé d’un « S » devient dangereux

du poisson au dessert : pas possible

du dessert au poisson : non plus.

Quel charivari ! Des mots qui n’ont rien à voir avec « mais ou et donc or ni car » ni avec le temps, n’est-ce-pas Mr PROUST qui déclarez : « Moi ça fait plus de cent ans que je suis à la Recherche du Temps Perdu, et j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps«  : Quel plaisir vous avez eu, Paul, en concoctant ce salmigondis

Que MM. Fernand RAYNAUD et Raymond DEVOS rêvent en paix dans leur tombe !…

A SUIVRE …

Rencontre Remue-Méninges du 1er avril aux Hespérides du Ponant

Non ! l’invitation à venir aux Hespérides du Ponant pour participer à ce Remue-Méninges du 1er avril 2019 n’était pas un – – – « Poisson » ! Et 26 personnes (résidentes et/ou « extérieures ») étaient là pour faire vagabonder leurs neurones, dans l’ambiance conviviale habituelle.
La citation (précédant les divers exercices d’échauffement des neurones) et la dictée finale ont été l’occasion, douze jours après son arrivée officielle, de saluer le PRINTEMPS.


Citation :

« Le printemps est le peintre de la Terre ».

(Alcuin, né vers 730 et mort à Tours en 804 ; savant, poète de langue latine et théologien. L’un des principaux amis et conseillers de Charlemagne. Dirigea la + grande école de l’Empire carolingien : l’école palatine d’Aix-la-Chapelle) .


I / Echauffement des neurones (voir ci-après)

 


A /exercice donné oralement 


Ecrire l’ADJECTIF QUALIFICATIF qui correspond à chacune des définitions, sachant que tous les adjectifs possèdent le même préfixe et le même suffixe: 1) qui ne peut être décelé par nos sens (ouïe, vue) ; 2) qu’on ne peut pas ou qu’on a beaucoup de mal à entendre ; 3) dont le sens est difficile à saisir, confus ; 4) qui ne peut être exprimé par des mots étant donné le caractère intense ou extraordinaire de la « chose » à dire ; 5) qui ne peut pas s’accorder, en parlant de choses, de caractères ; 6) impossible à atteindre, à obtenir ; 7) qui ne peut être battu ; 8) qui ne peut se flétrir.

B / observation :

Ci-contre, 6 cageots contenant différents fruits pesés. Choisir les 3 cageots qui vous permettront d’emporter : 3 ananas, 3 kg de bananes, 3 kg de cerises et 3 kg de fraises

C / Jeu de chiffres jeu de nombres

A l’aide de l’opération MULTIPLICATION , obtenir le nombre 32, sachant que pour ce faire, vous n’avez comme nombres référents que les nombres 5 et 2


II / Connaissances diverses

1) « finir en bacchanales » désigne : a) une fête ratée qui tourne à l’ennui b) les grandes révisions de fin d’année à l’approche du baccalauréat c) une fête tapageuse qui tourne à l’orgie. 2) « l’animisme » désigne : a) une théorie politique b) un mauvais état de santé c) une religion. 3) « mener une vie de bâton de chaise » signifie : a) avoir une vie ennuyeuse b) être complètement démuni c) avoir une vie très agitée, désordonnée.

 

IV / Dictée
Vive le printemps

 

 

C’est sa venue, lors de l’équinoxe vernal, qui permet à la nature de sortir de sa léthargie hiémale. De tout temps, il a marqué les différents arts de son sceau. En peinture, la déesse antique Flore qui en était l’allégorie a influencé la Renaissance et en particulier Botticelli. En musique, Stravinsky(i) l’a honoré avec son ballet « le Sacre du Printemps. Dans le concerto pour violon « les quatre Saisons » de Vivaldi, c’est le printemps qui jouit de la plus grande ferveur populaire. En littérature, Hugo, Verlaine – – – ont traité ce thème dans plusieurs poèmes. Côté chansons, plus d’un interprète célèbre cette saison. C’est le cas de Pierre Perret avec son « C’est l’printemps », délicieusement coquin.

N B : tous les mots ou groupes de mots en gras font l’objet d’une explication, d’un « développement » à l’origine d’échanges de connaissances entre les participants au Remue-Méninges.

Au fil de l’eau à la chorale Chantencor aux Hespérides de Lorient

Dans les cieux, l’astre luit, l’ombre qui descend est si douce. L’eau de la rivière fleure la bruyère, avec le printemps un parfum pénètre, il fera bon voler dans les frais bocages, loin des cascades qui grondent, le ruisselet au large s’en est allé.

Voguer au fil de l’eau est le sort le plus beau, on dirait que le vent s’est pris dans une harpe, qu’il a composé toute une symphonie et qu’un nuage dans le ciel s’étire comme une aile, et ce chant dans mon coeur murmure, murmure, comme une source, et appelle le bonheur, avec l’amour retrouvé.

La joie est comme une amie, qui monte des coeurs dans le clair matin, comme un choeur dans une cathédrale, on sait qu’on est montés sur des chevaux de rêve, mais tout cela n’était qu’un fragile mirage, musique et poésie, amour et liberté, une chanson qui vient bercer toutes les nuits, comme une salade de fruits, jolie, jolie sur trois petites notes de musique, le temps d’une danse, l’espace d’un refrain, qui vous font la nique du fond des souvenirs. Alors je vais au ciel … j’ai trouvé l’eau si belle …

Comme un enfant aux yeux de lumière, je voudrais changer les couleurs du temps, changer les couleurs du monde, je l’aurais aimé en orange, ou même en arc-en-ciel comme les embruns, sous de beaux habits brodés d’or et de rubis et tes cheveux noirs étouffés par la nuit. Quand nous chanterons le temps des cerises, pour réveiller la ville aux yeux lourds, nous trouverons ce monde d’amour, dans un ruisseau d’eau claire, le soleil à l’horizon, où ils n’ont que des chansons pour seul trésor.

Où que l’on soit on est bien, comme dans un jardin, pour meubler de merveilles et couvrir de soleil, en regardant tout au bout du chemin, le chemin de l’histoire, qu’importent les jours, les années, nous avons plein le coeur de musique marine, entendez-vous la mer qui porte nos émois ?

Laissons l’avenir venir, ça paraît si court trente et un printemps, pouvoir encore regarder, pouvoir encore écouter, pouvoir encore partager, mais surtout pouvoir chanter, c’est beau la vie ! N’est-ce pas Jean Ferrat https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ferrat

 

 

 

 

Repeindre la vie aux Hespérides en gris humour « Autour d’un livre »

Gérard ALLE, journaliste, auteur de romans noirs, écrivain à succès d’ouvrages documentaires sur la Bretagne, cette fois nous offre trois romans gris sous le titre « Les papys féroces », mettant en scène des anciens qui en ont bavé et qui veulent prendre leur revanche, diable ! Leur gris est loin d’être terne, tout comme le gris de la Bretagne éclatant et changeant, plein de promesses aussi bien pour le promeneur que pour le peintre. Et n’est-il pas assorti à l’ardoise et au chagrin du ciel , ainsi qu’aux nuances de l’hortensia qui habille si joliment les murs de granit et, dans le Finistère, sert de haies savamment colorées ?

Nous y voici avec Lucien, ancien employé des Chemins de Fer qui prit comme épouse Micheline qu’il trouvait un peu « Diesel », mais bon ! Son passe-temps, entre autres, était le vélo. Alors qu’un peu chich-trac il avait gagné une course, on l’appela « Bartali Zig-Zag » surnom qu’il garda.

Il aimait jouer aux cartes, danser, java et tango, valse – et un brin de gavotte pour faire couleur locale –

Il se rêvait arboriculteur fruitier, passant son temps à greffer en écusson, coupant des yeux dans des lambeaux d’écorce qui versaient des larmes de sève. Un retraité sympa qui trimballe ses nostalgies au son de l’humour.

Quant à Maurice, gendarme, victime d’un excès de zèle, aïe aïe aïe, il fait pas bon se frotter à un député – même s’il a un sourire Hollywood et un super complet gris – qui se fait alpaguer : c’est vrai qu’avec sa déesse 21, couleur gris tourterelle, celui-ci fonçait à toute berzingue pour atteindre ce croisement de cinq routes, à l’entrée de Carhaix. Et le voilà qui se met à débiter et à débiter des phrases bien propres sur elles, « Vous faites un métier bien difficile, vous êtes formidable … donnez-moi votre nom … Le Bihan, Le Bihan Maurice, c’est noté … Si je peux faire quelque chose pour vous … on ne sait jamais, et bla bla bla, dont notre Maurice, complètement sourd, ne tiendra aucun compte alors qu’il lui rédige un PV « excès de vitesse » couleur gris nuage. Quelle griserie pour un gendarme de coller une contredanse … à un député par-dessus le marché !

Oui, mais il allait la payer cher la prune qu’il balança ce jour-là à un élu qui, faisant jouer ses relations, le fit mijoter pour des années, dans le formol d’une brigade de correction de la Meuse, loin de sa Bretagne …

Demander dans ses dernières volontés que soit passé « C’est extra » de Léo Ferré https://www.youtube.com/watch?v=MjlkYxP2OLg à la messe d’enterrement, de quoi pleurer à l’avance le départ de la regrettée … n’est-ce pas la signature d’un esprit fort et original que vous aurez envie de connaître en lisant « Momo Nique la Mort ». Forcément quand la Mort a pointé son nez sous la forme d’un crabe et que Momo a tout fait pour qu’il mette les voiles, on ne s’étonne pas de voir notre Monique dans son petit bled breton où pourtant le temps est souvent gris anthracite, y « repeindre sa vie en couleurs« , en compagnie de sa chatte angora qui ne la quitte pas quand elle lit. Les chats adorent s’allonger sur le livre que vous êtes en train de lire, tout en écoutant Berlioz qu’ils adulent c’est bien connu.

 

Un jour, notre Momo recevra la visite d’un cambrioleur – tiens, tiens – dont elle se fera – tiens, tiens – un ami « à la vie à la mort » et qui lui vaudra une fin de vie pleine d’affection, comme en rêveraient tant de « vieux » délaissés.

Une écriture pleine de verve, dans un jargon pittoresque, comme celle de Gérard Allé, on en veut, encore et encore … et d’emblée, on lui pardonne de haïr les géraniums rouges, on voudrait bien savoir pourquoi ?

 

La tradition de la « Fête des Crêpes » à la Chandeleur aux Hespérides.

Dégustons ensemble les crêpes de la Chandeleur ! Ce mois de Février, nous voici à nouveau ensemble dans notre belle salle à manger qui n’a d’yeux que pour notre jardin extraordinaire où camélias et jonquilles rivalisent de floraison et s’invitent à nos tables, les rendant merveilleusement seyantes.

La Chandeleur (fête des chandelles) est une ancienne fête païenne et latine, devenue ensuite une fête religieuse chrétienne correspondant à la Présentation du Christ au Temple et sa reconnaissance par Syméon comme « Lumière d’Israël ».

Elle se déroule le 2 février, soit 40 jours après Noël … Le nom de « fête de la Chandeleur » ou « fête des Chandelles » a cette origine latine et païenne « candela » signifiant « chandelle« .

En Orient, c’était jour chômé.

En Occident, on portait des torches en procession, puis des chandelles bénies que l’on conservait allumées, autant pour signifier la lumière que pour éloigner le malin, les orages, la mort … et invoquer les bons augures à veiller sur les semailles d’hiver, en vue des bonnes moissons de l’été à venir.

Les jours allongent sérieusement, la végétation du blé en herbe prend de l’importance, et une offensive de l’hiver serait cruelle.

Aujourd’hui, plus que la lumière des chandelles, l’emblème de la Chandeleur est la crêpe, ce disque doré qui rappelle le Soleil dont le retour commençait enfin à se préciser pour les peuplades du Nord de l’Europe, et pour les Celtes.

 

On dit aussi que le pape Gélase réconfortait avec des crêpes, les pèlerins fatigués arrivant à Rome.`

Pour s’assurer la prospérité durant toute l’année, il est recommandé de faire sauter la crêpe dans la poêle de la main droite, un louis d’or dans la main gauche.

De nombreux dictons sont nés de ce jour de février :

À la Chandeleur verdure À Pâques neige forte et dure

À la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur.

À la Chandeleur, grande neige et froideur.

À la Chandeleur, le froid fait douleur.

À la Chandeleur, Rose n’en sentira que l’odeur.

Rosée à la Chandeleur, l’hiver à sa dernière heure.

Si la chandelle est belle et claire, nous avons l’hiver derrière.

Chandeleur à ta porte, c’est la fin des feuilles mortes.

Chandeleur sans chaleur, crêpes sans odeur.

A la chandeleur A toute heure Mange des crêpes De bon coeur.

… Et de bon coeur, pour satisfaire ensemble à cette goûteuse tradition, nous avons dégusté des crêpes avec du bon cidre, et notre accordéoniste Monique

nous accompagnait en jouant et en nous faisant chanter des airs connus :

– Penn-Sardin

– La Ballade irlandaise

– Les Amants de St-Jean et bien d’autres chansons du répertoire de Chantencor qui nous ont fait danser.

 

Ensuite, nous avons eu la visite de Glenn, jeune pianiste qui nous a séduits par sa jeunesse et son enthousiasme,

et avec lui, nous avons pris notre envol en chantant l’Alleluia de Léonard Cohen, Santiano, La Bohême, les Filles de Lorient , etc …

La joie donc … d’être ensemble … et de chanter ensemble, avec gourmandise.

 

 

 

 

 

Remue-méninges suivant la Galette des Rois 2019

La rencontre « REMUE- MÉNINGES » du 04 février 2019
Avant la DICTÉE, attendue par tous, quelques exercices d’ « échauffement » des neurones, suivis d’un court QCM ont été proposés :

ÉCHAUFFEMENT
I / En utilisant correctement toutes les lettres données (les prendre de gauche à droite) : C H G L V E R A S E U R A L, former DEUX MOTS qui, dans la réalité, sont plutôt – – – « INCOMPATIBLES » !
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II / Dans le mot FÉVRIER, découvrir a) un personnage de conte ; b) ce que l’on peut trouver dans une certaine galette ; c) un bac pour plongeur ; d) un prénom ; e) un lac américain.
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III / Des chiffres  (ils font peur à certain(e)s !) : un bon exercice de remue- méninges
Parmi les nombres donnés , en existe-t-i un ou plusieurs répondant à tous les critères suivants : ne pas être divisible par 3, ne contenir ni le chiffre 5 ni le chiffre 9, être inférieur à 600, ne pas être pair .

110    151    209

327    501    648

  441    641     137

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Q C M

Le nom « SATURNE » désigne :

a) l’ancien nom du plomb b) le nom d’une planète de notre système solaire c) le nom d’un personnage de la mythologie romaine.
La correction de cet exercice nous a conduit à des explications enrichissantes et à une histoire de – – – « galette » (voir ci- après).

Histoire de Galette, au Remue- Méninges du lundi 04 février 2019
Au cours du mois de janvier , beaucoup d’entre nous ont partagé la Galette des Rois , qu’ elle soit à la frangipane ou aux pommes ! Ceux dont la part contenait la fève- figurine ont été sacrés « rois » et, très applaudis, ont coiffé une couronne dorée.

Mais, d’où vient vraiment cette tradition ? Quid de la fève  et de son vrai rôle ?
Les 22 participants (résidents et non- résidents) ont découvert (ou redécouvert) les réponses lors de la rencontre « Remue- Méninges » de ce premier lundi de février – – –
Pour cela, ils ont dû faire vagabonder leurs neurones à travers les âges et remonter le fil du temps, bien avant notre ère, jusqu’ à l’ Antiquité romaine  et à ses « Saturnales ».

Celles – ci étaient de grandes réjouissances qui se déroulaient entre la fin décembre et la mi – janvier de notre calendrier actuel. Elles étaient données en l’ honneur de SATURNE*, qui présidait la période pendant laquelle la durée du jour s’allongeait régulièrement après le solstice d’ hiver. Pendant ces fêtes, de grands gâteaux étaient confectionnés par les familles romaines. Ceux qui étaient destinés aux esclaves contenaient une (vraie) fève. Les parts étaient tirées au sort. Celui qui « tirait » la fève devenait alors le  « roi d’ un jour » et disposait du pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant de retourner à sa vie servile ou, quelquefois, mis à mort.
*(Selon la mythologie romaine, – qui s’ est inspirée de la mythologie grecque – , SATURNE (Cronos chez les Grecs) était l’ un des fils du dieu du Ciel (Uranus) et de la déesse de la Terre ( Gaïa). C’ était un Titan, c’est- à- dire qu’il appartenait aux divinités primordiales géantes qui ont précédé les dieux de l’ Olympe)

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DICTÉE

Irrésolutions !

Au fil des ans qui passaient, combien de bonnes résolutions * cet ingénu s’était- il vaillamment imposées* aux prémices tant attendues de chaque nouvelle année ! – – – Fumer moins d’un demi-paquet par jour, pratiquer un footing journalier – voire une rando bimestrielle avec des copains – , mettre de temps en temps la main à la pâte comme laisser son appartement dans l’état il eût aimé le trouver en entrant – – – Hélas ! rien n’y faisait et les Rois n’étaient pas tirés qu’il les avait déjà oubliées*. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Or lui-même, en son for intérieur, avait fini par ne plus y croire. Reprenait* alors, immuable, le cours * des choses, dans l’attente de la prochaine Saint- Sylvestre. Qui sait ? Un jour, peut-être, atteindrait- il l’âge de raison. A supposer qu’il existât, ce dont son entourage commençait à douter.

Un timide soleil caressait les vitres jouxtant le jardin extraordinaire

Remue-ménage aux Hespérides ce jeudi, dernier jour de janvier, dans la grande salle apprêtée du restaurant des Hespérides : Un à un, les résidents arrivent et en un clin d’oeil, découvrent les tables joliment dressées, sets roses et pistache, bouquets de jonquilles de-ci de-là, en même temps que le jardin extraordinaire de notre résidence, pour ce rendez-vous avec nos musiciennes « les Copines du Mardi »

qui sont là pour tirer avec nous la galette des Rois.

Un timide soleil est apparu après une matinée pluvieuse, mais sitôt les stores baissés, il s’est empressé de mettre les voiles, c’est comme ça, si on ne veut pas de lui, il se fait ombre : normal. Aux beaux jours, sur nos plages sableuses bretonnes, est-ce qu’il n’est pas désiré de tous les pores de nos estivants ? et il est là, bien présent … et nos peaux sont déjà bien brunies dès le mois de mai.

Ce pâle soleil hivernal n’a pas empêché les camélias de fleurir, rouge, mauve, rose, orange, blanc, pour le plaisir des amoureux de notre jardin extraordinaire. Le mimosa ne cesse de flirter avec le ciel, jaloux de son voisin le cèdre majestueux qui lui dérobe une part de bleu. Les feuilles découpées et bien vertes du chamérops – variété de palmier répandue dans notre ville de Lorient – doivent leur vigueur aux chauds mois d’été .

A l’intérieur, c’est l’effervescence, ce sont les dix accordéonistes qui sont en train, dans la gaieté, d’ajuster les bretelles de leur piano, avant de nous embarquer, avec Joëlle et Annick, dans une ronde de chansons entraînantes, en commençant par la rigolote « Elle lisait le P’tit Parisien » suivie de la « Valse brune » évoquée par Charles Trenet dans « Le Jardin Extraordinaire »

https://www.youtube.com/watch?v=Z7H57p1HNbY

et de la « Valse mexicaine » où l’on se tape dans les mains avant de tourner …

Et puis de « Fanny de Lanninon » la « bonne amie de  Jean Bouin notre brigadier« , ensuite nous voici dansant breton en chantant à tue-tête « Change-Tu, Madeline, Madeline« , avant de terminer sur l’incontournable « Nini Peau de Chien à la peau douce, aux taches de son, à l’odeur de rousse … » qu’on aime bien, tout comme les filles « du Pays d’Arvor aux prunelles câlines » de Théodore Botrel.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odore_Botrel

Et entre deux chansons, nous dégustons la galette, en nous désaltérant de cidre, et des couronnes apparaissent sur les têtes élues, en particulier celles de notre couple royal : Martine et Jean-Gwenaël,

nos jeunes et fidèles conducteurs lors de nos escapades à la belle saison.

 

 

Chanter l’amour et fredonner avec les poètes ces airs qui bercent nos joies et nos peines.

Tous les poètes ont aimé chanter l’amour : comme le clame notre PIAF dans son « Hymne à l’amour« , en écho à Jean FERRAT nous révélant sa crainte : »Que serais-je sans toi » pour « Aimer à perdre la raison » !

PREVERT chanté par GAINSBOURG ne dit-il pas « Jour après jour, les âmes mortes n’en finissent pas de mourir« . il traduit ainsi le spleen de Charles TRENET quand il murmure « Que reste t-il de nos amours ? »

alors que notre BREL se résigne  « Quand on n’a que l’amour … pour unique secours … à offrir en partage ou en prière » … passionnément, passionnément

NICOLETTA vibre intensément : « L’amour, le soleil, c’est pareil« , tout comme Isabelle AUBRET « Avec l’amour retrouvé, c’est beau la vie !« 

MOULOUDJI, lui est aux anges « Un jour, tu verras … on se rencontrera … nous danserons l’amour les yeux au fond des yeux« .

 

« Et la terre peut bien s’écrouler » n’est-ce-pas, chère Edith « Nous aurons pour nous l’éternité » en partage avec MOUSTAKI « Et nous ferons de chaque jour, une éternité d’amour » …

Et qui peut mieux qu’Isabelle AUBRET, chanter l’amour universel ? :

Des Cornouailles à l’Oural

Imagine la chorale

Des mosquées aux chapelles

Tu vas voir le gospel

Qu’on croit au ciel ou à rien

Qu’on soit fidèle ou païen

A partir du duo

Tout chant est un credo

Quand cent milliards de vivants

Mêleront leurs voix dans le vent

Imagine le frisson

Imagine la chanson.

BARBARA a dit « Chaque fois qu’on parle de chanter l’amour, c’est avec « jamais et « toujours ». Eh bien aux Hespérides, toujours on chante : à la chorale, au karaoké, et jamais on ne s’en lasse !