Après-midi sud américaine aux Hespérides
Il est 14h30 ce jeudi 30 septembre 2026, aux Hespérides du Ponant, le groupe de musique Alma Latina s’installe dans la salle à manger. Les tables ont été poussées au fond pour accueillir les spectateurs. Les musiciens accordent leur instrument. Le plus étonnant ce sont les sabots de chèvre qui servent ici de percussions et sont originaires des Andes.

En tout dix musiciens et chanteurs sont venus pour nous cette après-midi. Alma Latina est un groupe – une association – composée de bretons, de péruviens et d’un chilien. Percussions sud américaines, harmonica, flute des Andes, flute de pan, et guitares. Une toute petite guitare dont le son ressemble à un ukulélé qui autrefois était fait avec la carapace d’un tatou, mais aujourd’hui est en bois.
Nous sommes fin septembre et le jardin se couvre de feuilles mortes, mais il fait très doux cet après-midi 22 degrés, avec alternance de nuages et de soleil et un peu de vent. Des roses en bouton ne devraient pas tarder à éclore près des cosmos.
À 15h le concert commence. Le public est peu nombreux, mais bien sûr de qualité, une vingtaine de résidents. Pour la première chanson nous partons vers le Mexique, avec une valse et un cavalier, la deuxième nous fait partir au Chili et la mélancolie d’un marin.
Et il y déjà deux danseurs valsent au milieu de la piste.
On remonte au Pérou pour la troisième chanson, et une vache que l’on cherche, qui est partie contre son grès avec Antonio. Ensuite départ vers la Bolivie, avec la chanson de rupture amoureuse Les yeux bleus.
Puis retour vers le Mexique avec une chanson d’amour populaire, qui dit que » C’est en chantant que les cœurs sont contents « . Et là tout le monde chantonne et moi je marque la mesure avec le pied.
Je vends des yeux noirs qui veut me les acheter. Je ne vis plus. De nouveau une chanson d’amour triste, car c’est bien connu Il n’y a pas d’amour heureux. Tous le monde tape des mains pendant le refrain.
Nous partons en Argentine, voici un tango, un succès de Carlos Gardel. Aucun danseur n’a relevé le défi mais tout le monde chante le refrain avec des : la la la.
On repart en Bolivie, Je vais offrir un chapeau de paille à ma belle pour pouvoir l’embrasser cacher à l’abris derrière car la mère de ma belle n’est pas commode et ne veut pas de moi.

Les musiciens présentent leur instrument et chante le succès cubain Guantanamera. Puis une chanson bolivienne, qui a été reprise en français par Hugues Aufray. Retour au Chili avec Si tu vas au Chili dis à ma bien aimée que je meurs d’amour pour elle.
On part, maintenant en Uruguay avec une danse et chanson, crée par d’anciens esclaves africains. Chanson de la Cordillère des Andes où les roseaux danse avec le vent. Et pour finir un pot pourri de cha-cha-cha.
Après la présentation des musiciens et des chanteurs, une reprise en bis avec deux danseurs sur la piste. C’était une après-midi sud américaines aux Hespérides du Ponant en cette fin septembre ensoleillée, une façon de voyager en musique sans quitter Lorient.

